Bouygues, Iliad et Orange reprennent les discussions avec Altice pour racheter SFR
Les opérateurs ont engagé des travaux de «due diligences» depuis le début de l’année, ce qui renforce la probabilité de voir l’opération aboutir même si aucun accord n’a été atteint pour le moment.
La perspective d’une grande consolidation des télécoms en France gagne en crédibilité. Les opérateurs Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad) ont annoncé jeudi avoir repris les négociations avec Altice en vue de lui racheter SFR.
«Des travaux de due diligences ont été engagés depuis début janvier 2026», mais «les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date», ont précisé les trois opérateurs dans un communiqué commun.
Offre rejetée en octobre
«Il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord qui devra en toute hypothèse être soumis à l’approbation des organes de gouvernance des sociétés concernées et restera sous réserve des conditions usuelles en la matière. Une communication au marché sera faite le moment venu sur l'évolution du projet conformément aux exigences réglementaires applicables», ont-ils rappelé. Les trois opérateurs télécoms sont prêts à augmenter leur offre pour SFR à environ 20 milliards d’euros, rapportait BFM Business jeudi matin, citant des sources proches non identifiées. Ils ont pour objectif de déposer une offre d’ici fin mars.
A la Bourse de Paris, l’action Orange progressait de 3,3%, à 14,86 euros, vers 10h10, tandis que le titre Bouygues avançait de 2,7%, à 45,39 euros. L’indice CAC 40 gagnait 1,4% à la même heure.
Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte-parole d’Altice n’a pas souhaité commenter cette annonce.
En octobre dernier, Altice avait rejeté l’offre commune présentée par Bouygues Telecom, Orange et Free pour reprendre une grande partie des actifs d’Altice France, dont l’opérateur de téléphonie mobile et Internet SFR, évalués à 17 milliards d’euros en incluant la dette.
Le projet initial prévoyait une répartition des activités en matière de prix et de valeur à 43% pour Bouygues Telecom, qui aurait notamment repris l’essentiel du pôle «B2B» dédié aux entreprises, à 30% pour Free et 27% pour Orange.
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