SFR a déjà rejeté l’offre de reprise de Bouygues, Free et Orange
Le projet de rachat de SFR par ses trois concurrents est-il mort-né ? Sans doute pas, mais la maison mère de l’opérateur, Altice France, a déjà marqué son opposition dans un laconique message aux salariés du groupe dont L’Agefi a pu prendre connaissance.
«Nous vous indiquons avoir reçu hier soir une offre indicative pour une partie des actifs d’Altice France. Cette offre a été immédiatement rejetée», a indiqué le président d’Altice France, Arthur Dreyfuss, sans plus de détails.
La proposition de Bouygues, Iliad-Free et Orange est donc repoussée. Pour le moment en tout cas, et à ce prix. La coalition l’offre à 17 milliards d’euros dette comprise pour SFR dans une opération qui valoriserait l’ensemble d’Altice France 21 milliards d’euros. Un montant nettement inférieur à la valorisation de 30 milliards d’euros qui a été récemment évoquée par la presse pour SFR uniquement. D’autant que le fondateur d’Altice France, Patrick Drahi, chercherait à céder la participation de 50,01% détenue dans Xpfibre, qui n’est pas incluse dans le périmètre visé, pour environ 5 milliards d’euros.
Créer les conditions du dialogue
Dans un communiqué commun, Bouygues Telecom, Iliad et Orange persistent et signent. Ils «maintiennent leur offre et souhaitent créer un dialogue constructif avec le Groupe Altice et ses actionnaires pour envisager ensemble la manière dont ce projet pourrait prospérer». Selon eux, «un tel projet permettrait à la fois de préserver un écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs tout en favorisant la poursuite des investissements dans les infrastructures télécoms nationales».
La réaction boursière favorable dont bénéficient les actions Bouygues et Orange, qui gagnaient respectivement 7,4% et 3,3% mercredi, laisse entendre que les investisseurs considèrent le prix offert par les trois entreprises comme raisonnable.
Plus d'articles du même thème
-
Le vertige d’une fusion entre géants de la pharmacie peine à séduire les marchés
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects. -
Prysmian accroît encore sa force de frappe sur le marché américain
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques. -
EasyJet aligne les échéances calendaires de ses deux prétendants
Les groupes de private equity Castlelake et Apollo Global Management devront désormais déposer une offre ferme au plus tard le vendredi 7 août.
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Citadel vole au secours d'un concurrent mis au tapis par la correction de la tech
Contenu de nos partenaires
-
PrudenceLa France durcit le contrôle des capitaux étrangers
Un seuil a été abaissé pour examiner plus fréquemment les mouvements de capitaux dans les sociétés sensibles. Mais des parlementaires ont plaidé récemment pour une véritable doctrine de sécurité économique -
Juger au mériteEntreprises : pourquoi les rémunérations s’individualisent
Après une pause post-Covid, les grands groupes français renouent avec les augmentations salarié par salarié -
Clash of clansDans le Michigan, la primaire démocrate qui dit tout de la crise du parti
Dans cet Etat pivot conquis par Donald Trump, les militants doivent choisir entre un candidat populiste et une modérée pour reprendre le contrôle du Sénat. Et décider de la direction que doit prendre le parti démocrate d'ici à 2028