Atos réussit son augmentation de capital avec le soutien de ses créanciers
Pour boucler son augmentation de capital, Atos a eu besoin de l’appui de ses créanciers. D’après les résultats de l’opération dévoilés lundi matin, la demande portant sur les plus de 63 milliards de nouvelles actions proposées s’est élevée à seulement 29% alors que les actionnaires existants bénéficiaient d’un droit préférentiel de souscription (DPS).
Comme prévu, le président et futur directeur général du groupe, Philippe Salle, a souscrit pour 2,43 milliards d’actions pour 9 millions d’euros.
Le solde a été apporté par des porteurs d’obligations via la souscription en espèces de 20,27 milliards de titres et par compensation de créances pour 24,315 milliards d’actions, conformément aux engagements pris.
Au global, l’opération permet à Atos de lever 233 millions d’euros au prix unitaire de 0,0037 euro, dont 143 millions en cash.
Cette augmentation de capital s’inscrit dans le cadre de la restructuration en cours de l’entreprise et fait suite à l’approbation par le tribunal de commerce de Nanterre de son plan de sauvegarde accélérée.
«La mise en œuvre du plan de restructuration financière entraînera une émission massive de nouvelles actions et une dilution substantielle des actionnaires actuels d’Atos, ce qui pourrait avoir un impact très défavorable sur le cours de l’action», a rappelé Atos dans un communiqué.
Le produit de l'émission doit être affecté au financement des besoins généraux du groupe, notamment celui de son plan d’activité, tel que mis à jour par la société le 2 septembre dernier.
A lire aussi : Atos reçoit une offre de 500 millions d'euros de l'Etat pour son activité Advanced Computing
Cession de Worldgrid
Parallèlement à cette annonce, Atos a également indiqué avoir bouclé la cession de son activité Worldgrid au groupe d’ingénierie et de conseil en technologies Alten pour une valeur d’entreprise de 270 millions d’euros.
Les deux groupes avaient signé un accord engageant pour cette opération le 5 novembre dernier, après être entrés en négociations exclusives en juin.
A la suite à la cession de Worldgrid, la dette nette d’Atos sera réduite d’environ 0,2 milliard d’euros et le ratio dette nette sur excédent brut d’exploitation estimé pour 2027, en normes comptables pré-IFRS 16, devrait s'élever à environ 1,7.
Plus d'articles du même thème
-
Emmanuel Deblanc (M&G) : « La transition de l’Europe ouvre des opportunités »
A l’occasion de l’Ipem, le directeur des investissements Marchés Privés de M&G identifie plusieurs relais de croissance pour les investisseurs, dans le crédit non sponsorisé, la titrisation ou encore le financement des infrastructures. -
L’Amafi s'alarme de la baisse de détention directe d’actions cotées par les ménages
L’association prône une fiscalité prévisible, lisible et non pénalisante. Surtout, elle s’oppose à toute nouvelle taxe sur les transactions financières et invite à un élargissement du PEA et au développement d’une part de retraite par capitalisation. -
AirBaltic se place sous le régime de la loi américaine contre les faillites
La compagnie contrôlée par l’Etat letton espère redresser plus facilement sa situation financière après avoir obtenu la promesse d’un financement de 350 millions d’euros.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
Punchlines« Diplomate des affaires » ou « cheval de Troie de Carlos Ghosn » : quel rôle jouait Rachida Dati au Parlement européen ?
L’ancienne ministre est soupçonnée d’avoir fait du lobbying au profit de Renault en contrepartie de 900 000 euros d’honoraires -
#DigitalCitizen« IApocalypse » : Anthropic et OpenAI, les apprentis sorciers
Les géants de l’intelligence artificielle appellent à freiner maintenant le développement de leurs modèles. Pour mieux accélérer demain -
Pour la première fois, le Pentagone alerte officiellement sur une pénurie de munitions face à l'Iran
Dans un rapport remis ce lundi au Congrès, l'inspecteur général du Pentagone alerte sur un stock de munitions en forte baisse et un tissu industriel de la défense qui peine à tenir la cadence