Atos lance une augmentation de capital de 233 millions d’euros
Le groupe de services informatiques en difficulté Atos a annoncé vendredi le lancement d’une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription («DPS») d’un montant brut, prime d'émission incluse, de 233,33 millions d’euros.
Cette augmentation de capital s’inscrit dans le cadre de la restructuration en cours de l’entreprise et fait suite à l’approbation par le tribunal de commerce de Nanterre de son plan de sauvegarde accélérée, a expliqué Atos dans un communiqué.
«Le produit de l'émission sera affecté au financement des besoins généraux du groupe, et notamment le financement de son business plan, tel que mis à jour par la société le 2 septembre 2024, en vue d’atteindre une cible de profil de notation de crédit ‘BB’ d’ici 2027 et d’obtenir une réduction de la dette brute de 3,2 milliards d’euros», a ajouté Atos.
L’opération sera menée à un prix de souscription de 0,0037 euro par action nouvelle, dont 0,0001 euro de valeur nominale par action nouvelle, avec une parité de 13.497 actions nouvelles pour 24 actions existantes, a indiqué Atos.
La période de souscription sera ouverte du 14 novembre au 25 novembre inclus.
A lire aussi: Atos fait une nouvelle offre à l’Etat pour ses activités sensibles
184 millions d’euros garantis
L’augmentation de capital est garantie à hauteur de 175 millions d’euros par les créanciers participants, tandis que Philippe Salle, le président du conseil d’administration d’Atos qui prendra également la direction générale du groupe en janvier prochain, s’est engagé à y souscrire à hauteur de 9 millions d’euros, a précisé Atos.
«La mise en oeuvre de l’augmentation de capital avec maintien du DPS dans le cadre du plan de sauvegarde accélérée entraînera une dilution significative pour les actionnaires existants», a rappelé Atos.
Plus d'articles du même thème
-
Roquette émet une obligation hybride de 600 millions d'euros
Les produits nets de l'émission des obligations seront utilisés pour des besoins courants d’entreprise. -
Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
Le trio propose désormais 20,35 milliards d'euros pour une large partie des actifs d'Altice France. Bouygues Telecom obtiendrait la plus grande part avec 42%. -
Les flux de capitaux vers les pays émergents ont été multipliés par huit en vingt ans
Les pays émergents attirent davantage de capitaux de la part d’investisseurs non bancaires, ce qui leur procure une certaine abondance de financements. Cela revêt aussi des inconvénients, comme la hausse de la volatilité.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat