Atos fait une nouvelle offre à l’Etat pour ses activités sensibles
En pleine restructuration, le groupe informatique Atos a annoncé lundi que l’offre «confirmatoire non engageante» de l’Etat français en vue de reprendre des activités jugées sensibles de l’entreprise avait expiré le 4 octobre dernier.
Cette proposition portait sur les activités Advanced Computing, Mission-Critical Systems et Cybersecurity Products de la filiale Big Data et Cybersécurité (BDS). Sa version initiale du 12 juin dernier valorisait ces actifs 700 millions d’euros, en bas d’une fourchette de 700 millions – 1 milliard d’euros précédemment estimé. Dans son communiqué du 7 octobre, Atos indique qu’une version révisée de cette offre a été envoyée le 30 septembre, sans plus de détail. De son côté, Bercy précise qu’Atos n’a pas souhaité «donner suite à [cette] offre».
Pas d’impact sur la restructuration
Le groupe annonce en outre avoir transmis à l’Etat une nouvelle proposition et compte poursuivre les discussions. Une éventuelle cession devra par ailleurs être «soumise à l’approbation préalable du tribunal de commerce de Nanterre, auquel sera soumis le plan de sauvegarde accéléré le 15 octobre prochain». Dans un communiqué, le nouveau ministre de l’Economie, Antoine Armand, indique avoir «pris bonne note d’une nouvelle proposition formulée par Atos, et étudiera dans les prochains jours, en lien avec la société, de nouveaux schémas d’opérations d’acquisition de ces activités».
Le projet de restructuration prévoit la préservation des entités en question dans le périmètre d’Atos. «L’expiration de l’offre n’impacte donc pas le processus (…) en cours», a également indiqué la société.
Concernant l’octroi à l’Etat français d’une «golden share» au capital de Bull, Atos indique que le projet se poursuit avec pour objectif de le mettre en œuvre d’ici la fin de l’année. La prise d’une telle action de préférence permettrait à la France d’être représentée dans les organes sociaux, sans droit de vote, et de bénéficier de «droits d’autorisation préalable et d’agrément visant à protéger les activités souveraines sensibles».
A la Bourse de Paris, l’action Atos réagissait peu à ces annonces. Lundi, elle a reculé de 0,7%, à 0,65 euro.
Plus d'articles du même thème
-
Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
Le marché des lunettes connectées sur lequel s'est lancé EssilorLuxottica n'est pas simple : la concurrence y est forte et les marges moins importantes que pour les lunettes traditionnelles. Si le groupe arrive à profiter de son positionnement de précurseur pour dominer le secteur, le risque qu'il a pris pourrait se révéler payant. -
Amazon rachète Globalstar pour défier Starlink
Le géant américain du e-commerce va acquérir l'opérateur satellitaire Globalstar pour plus de 11 milliards de dollars. Cette offensive stratégique doit lui permettre d'accélérer le déploiement de son réseau Amazon Leo et de rivaliser avec le service d'Elon Musk, Starlink. -
La nouvelle obligation verte de la France profite de l’accalmie sur les marchés
La France a attiré près de 115 milliards d’euros de demandes pour sa nouvelle souche green bond de 10 milliards échéance 2037. Il s’agit de la première transaction de l’une des quatre grandes économies de la zone euro depuis début mars.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat