L’Etat propose 700 millions d’euros pour reprendre les activités stratégiques d’Atos
A chaque jour sa nouvelle actualité du groupe Atos, ou presque. Après le choix d’un plan de restructuration annoncé en début de semaine suivi de précisions concernant cette opération, l’entreprise de services numériques en difficulté a annoncé vendredi avoir reçu une offre non engageante de l’Etat français concernant l’acquisition potentielle de ses activités stratégiques.
La transaction envisagée concerne les activités d’Advanced Computing, de Mission-Critical Systems et de Cybersecurity Products de la division Big Data & Cybersécurité (BDS) d’Atos.
«Cette offre confirmatoire non engageante porte sur une valeur d’entreprise globale de 700 millions d’euros», a indiqué Atos dans un communiqué. Ce montant se situe dans le bas de la fourchette de prix indicative fournie précédemment. Fin avril dernier, Atos avait annoncé la réception d’une lettre d’intention non engageante de l’Etat français concernant l’acquisition potentielle de ces actifs pour une valeur d’entreprise indicative de 700 millions à 1 milliard d’euros.
«Dans un contexte où la société court après le cash, l’Etat ne fait pas de cadeaux à Atos et à ses futurs repreneurs», en s’alignant sur le bas de la fourchette, estiment les analystes d’Invest Securities.
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D’ici juillet
«Le conseil d’administration d’Atos, sous l'égide de la conciliatrice Maître Hélène Bourbouloux, et la direction de la société vont discuter de cette proposition avec l’Etat, étant précisé qu’aucune certitude ne peut être apportée quant à l’issue des négociations et à la conclusion d’un accord définitif entre les parties», a prévenu l’entreprise de services numériques.
Deux jours plus tôt, le groupe avait indiqué être entré en négociations exclusives en vue de vendre sa filiale Worldgrid à Alten pour 270 millions d’euros. Fin mai, le gouvernement français avait prévenu que cette entité chargée des systèmes informatiques pour les centrales nucléaires devait rester française.
En outre, Atos a confirmé son objectif de parvenir d’ici au mois de juillet à un accord définitif de restructuration financière avec le consortium Onepoint et ses créanciers financiers, qui sera ensuite mis en œuvre par le biais d’une procédure accélérée dédiée.
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