Première baisse de l’inflation mensuelle américaine en décembre
L’indice des prix à la consommation (CPI) a de nouveau baissé en décembre, à 6,5% après 7,1% en novembre, pour la sixième fois de suite en rythme annuel, et pour la première fois depuis mai 2020 de 0,1% en rythme mensuel selon la publication jeudi du département du Travail (US Bureau of Labor Statistics, BLS). Des chiffres globalement en ligne avec les attentes des économistes, même si ceux-ci voyaient plutôt une inflation nulle d’un mois sur l’autre.
L’indice d’inflation sous-jacente («core CPI»), hors alimentation et énergie, baisse de 6% à 5,7% en rythme annuel, mais continue à progresser de 0,3% en rythme mensuel.
Les prix de l’énergie ont augmenté de 7,3% en rythme annuel en décembre, mais bien en-deçà des 13,1% en novembre, alors que le coût de l’essence a baissé de 1,5% (également sur un an) après +10,1% en novembre. En outre, la hausse du coût du mazout a beaucoup ralenti (+41,5% après +65,7%), tandis que les prix de l’électricité ont augmenté légèrement plus rapidement (+14,3% après +13,7%). La hausse des prix des denrées alimentaires a enregistré un nouveau ralentissement, léger (+10,4 % après +10,6%), tandis que le coût des voitures d’occasion a continué de baisser (-8,8% en rythme annuel).
Pic confirmé
En revanche, le coût du logement a continué à augmenter, et même plus rapidement (+7,5% après +7,1%).
Comme l’estiment les économistes, les rapports mensuels successifs semblent confirmer que l’inflation a culminé à son pic (9,1%) en juin 2022, mais elle reste encore plus de trois fois supérieure à l’objectif de 2% de la Fed.
Ces chiffres étaient globalement attendus, et n’ont quasiment pas fait bouger les prévisions de hausses de taux de la Fed sur les marchés : de 25 points de base (pb) en février et en mars (de 4,50% à 5% pour le haut de fourchette des Fed Funds), puis encore peut-être une fois - mais avec une moindre probabilité – en mai ou juin.
Plus d'articles du même thème
-
Les hedge funds ont recommencé à vendre l’euro à découvert
L’euro a touché lundi un plus bas depuis mai 2025, quand la région pouvait sembler affaiblie par les droits de douane imposés par le président Donald Trump. Entre les problèmes budgétaires de la France et la hausse des taux plus générale liée au pétrole, une équation plus compliquée se dessine pour la zone euro à court terme. -
La banque centrale indienne relève son taux pour la première fois depuis 2023
En relevant de 25 points de base son taux, la Reserve Bank of India entend répondre à l’inflation qui a dépassé son objectif de 4% pour le troisième mois consécutif. La croissance, elle, devrait être plus dynamique que prévu, dépassant les 7%. -
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
Contenu de nos partenaires
-
VagueletteMidterms : le raz-de-marée socialiste n'a pas vraiment eu lieu
Malgré la victoire des poulains de Zohran Mamdani lors des primaires, l'aile socialiste est minoritaire au sein des candidats démocrates à la Chambre des représentants. Selon une analyse de l'Opinion, le parti, à quelques semaines des midterms, reste majoritairement modéré -
Carrière et leadershipRémunérations : la transparence, ce ne sera finalement pas pour tout de suite…
Malgré le retard, François Yang, avocat spécialiste de droit du travail chez Capstan, conseille aux entrepreneurs de se saisir dès maintenant du sujet pour éviter conflits. Un chantier de plus pour 2027 -
Action/réactionSpread, budget : les marchés font-ils de la politique ?
La seule préoccupation de ceux qui ont massivement investi dans des actifs financiers en euros depuis des années, c'est l'intégrité de la monnaie unique