L’opération donne naissance à un géant bancaire supervisant 5.000 milliards de dollars d’actifs. Les deux entités fonctionneront de manière séparée pendant trois à quatre ans.
Une nouvelle banque too big to fail est née. Comme prévu, UBS a déclaré ce lundi avoir finalisé le rachat de son rival Credit Suisse. L’ensemble formera un géant bancaire suisse doté d’un bilan de 1.600 milliards de dollars et d’une énorme force de frappe dans la gestion de fortune.
«C’est le début d’un nouveau chapitre», ont commenté Sergio Ermotti, directeur général d’UBS, et Colm Kelleher, président du conseil d’administration, dans une lettre ouverte publiée dans les journaux suisses.
Le groupe supervisera 5.000 milliards de dollars d’actifs, ce qui permettra à UBS, premier gestionnaire de fortune au monde, d’occuper une position de premier plan sur les marchés clés. Ce rachat, poussé par le gouvernement fédéral alors que Credit Suisse était victime d’une dangereuse crise de confiance sur les marchés, permet ainsi à UBS de gagner rapidement en taille… en déboursant seulement 3 milliards de dollars.
Sur le papier, l’opération est donc une bonne affaire pour UBS, qui publiera les premiers comptes consolidés du nouvel ensemble pour le deuxième trimestre le 31 août prochain.
L’intégration de Credit Suisse n’en demeure pas moins risquée. La banque aux deux voiles, vieille de 167 ans, a vu son histoire récente émaillée par des pertes et des scandales qui ont révélé une culture des risques défaillante. Bien que les deux entités continueront à fonctionner de manière indépendante au sein du nouvel ensemble pendant «trois à quatre ans», estime UBS, il est très important que la banque préserve ses standards élevés en termes de conformité.
Préserver une bonne culture du risque
Selon le Financial Times, la direction d’UBS aurait ainsi dressé à l’intention du management de Credit Suisse une liste de douze «lignes rouges» à ne pas franchir, parmi lesquelles le fait de ne pas accepter de nouveaux clients en provenance de pays à risques tels que la Russie, la Libye, le Soudan ou le Venezuela.
UBS a sécurisé vendredi dernier la mise en place d’une garantie de 9 milliards de francs offerte par le gouvernement helvète sur d’éventuelles pertes de Credit Suisse. Son ratio de capital CET 1 s’établira aux alentours de 14% en 2023, a assuré la banque ce lundi dans un communiqué.
Des risques d’exécution
Pour l’agence S&P Global Ratings, «les risques d’exécution» de l’opération restent «les principales préoccupations». UBS devra notamment s’atteler à réduire la voilure sur la banque d’investissement et s’assurer de retenir clients et talents sur son activité cœur, la gestion de fortune. L’avenir de la banque commerciale domestique de Credit Suisse, particulièrement lucrative, reste également incertain. UBS a déclaré étudier «toutes les options possibles», y compris une scission et une introduction en Bourse.
Les deux banques emploient conjointement 120.000 personnes dans le monde, mais UBS a déjà annoncé qu’elle supprimerait des emplois pour tirer parti des synergies et réduire les coûts.
Le Parlement suisse a, par ailleurs, lancé une commission d’enquête sur les conditions dans lesquelles ce rachat a été décidé à la mi-mars, afin de faire la lumière sur l’action du gouvernement suisse et de l’autorité de supervision financière la Finma. Des détenteurs de dette subordonnée AT1, floués par le rachat de Credit Suisse, ont déjà lancé une procédure judiciaire.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Dans un entretien accordé au quotidien Milano Finanza, la première ministre Giorgia Meloni a souhaité que MPS ne soit pas démantelée et qu’elle conserve sa marque.
Longtemps freiné par les réticences culturelles et la faible notoriété du produit, le prêt viager hypothécaire commence à trouver sa place auprès des seniors espagnols.
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Selon le média spécialisé French Breaches, un hacker surnommé ZeroBytes serait à l'origine du piratage de la plateforme des impôts. Il aurait mis en vente les données de milliers de Français
Face à la colère des habitants de Gironde, le Premier ministre a dû débourser 100 millions d’euros pour relancer l’économie locale et aider les sinistrés
Dans les colonnes de la Voix du Nord, le garde des Sceaux a annoncé ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2027 et s’allie au maire du Havre