UBS bénéficie d’une garantie de 9 milliards de francs sur des pertes liées à Credit Suisse
UBS et le gouvernement suisse ont signé vendredi un accord pour couvrir jusqu'à 9 milliards de francs suisses (9,28 milliards d’euros) de pertes liées à son rachat d’urgence de Credit Suisse, ont déclaré UBS et le gouvernement.
L’accord est assorti de plusieurs conditions, dont l’obligation pour UBS de conserver son siège en Suisse, a précisé le gouvernement dans un communiqué.
L’accord de protection contre les pertes entrera en vigueur lorsque le rachat de Credit Suisse sera achevé, ce qui devrait se faire dès le 12 juin, a indiqué UBS dans un autre communiqué.
Les garanties ne s’appliqueront que sur la partie des pertes liées à la vente des actifs de Credit Suisse excédant les 5 milliards de francs qu’UBS est censé couvrir.
A lire aussi: UBS prend une place hors norme en absorbant Credit Suisse
UBS devra par ailleurs payer divers frais de mise en place et de maintenance, ainsi que des primes sur les éventuelles garanties du gouvernement suisse.
L’accord couvre un portefeuille d’actifs de Credit Suisse qu’il était difficile de valoriser dans les quelques jours dont disposaient les banques pour trouver un accord, et qui ne sont pas essentiels aux activités d’UBS.
Résultats reportés
Le gouvernement a précisé que la garantie couvrait des actifs d’un volume total d’environ 44 milliards de francs suisses, soit environ 3% des actifs combinés du nouveau groupe, et constitués principalement de produits dérivés, de prêts, d’actifs gérés en extinction et de produits structurés. Les évaluations des pertes devraient être disponibles au cours du troisième trimestre de 2023, a déclaré le gouvernement, leur ampleur étant «très dépendante de la vente des actifs concernés et de l'évolution du marché».
«Par conséquent, il n’est pas encore possible d’estimer la probabilité que la garantie soit utilisée, ni pour quel montant», a déclaré le gouvernement.
En Bourse, l’action UBS reculait de 0,4% vendredi en début d’après-midi. Deux jours plus tôt, la banque avait annoncé le report de la publication de ses comptes semestriels du 25 juillet au 31 août en raison du rachat de Credit Suisse.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Le spécialiste du crédit à la consommation issu de l’activité créée par le vépéciste 3 Suisses veut s'étendre de l'Europe de l'Ouest à l'Europe centrale. Il défend le modèle de sa petite banque à distance Monabanq, dont l’objectif ne serait pas de faire du volume. -
Deutsche Telekom et T-Mobile seraient en discussion en vue d’une fusion
Une telle fusion, qui nécessiterait l'accord préalable de Berlin, principal actionnaire de Deutsche Telekom, donnerait naissance à un géant des télécoms.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027