La fiscalité sur les banques britanniques augmente moins que redouté
- Le ministre des Finances britannique a annoncé une hausse de la surtaxe sur les banques britanniques, une mesure moins sévère que redouté.
- Cette taxe passera de 3 % à 6 % pour une durée de 15 mois et devrait rapporter 1,5 milliard de livres au budget.
- À la Bourse de Londres, les actions de Barclays, Lloyds et Natwest ont progressé à la suite de cette annonce.
La nouvelle n’est pas bonne mais elle est moins mauvaise qu’attendu pour les banques britanniques. Mercredi, le chancelier de l’Echiquier, équivalent du ministre des Finances, John Healey, a annoncé une augmentation de la surtaxe de 3% qui s’applique déjà au secteur bancaire en la portant à 6%. Cette mesure doit rapporter 1,5 milliard de livres au budget britannique.
Les actions des banques du pays rebondissaient à la Bourse de Londres en réaction à cette annonce. Dans l’après-midi, Barclays grimpait de 1,1%, Lloyds Banking Group de 1,8% et Natwest de 1,6%.
Si le secteur n’est pas totalement épargné par ce nouveau budget, le niveau de la surtaxe est inférieur aux anticipations, qui prévoyaient un retour aux 8% qui étaient en vigueur entre 2016 et 2023. La mesure est en outre limitée dans le temps puisqu’elle doit durer 15 mois pour prendre fin en mars 2028.
«Nous estimons que les banques s’en tirent à bon compte, en particulier si l’on compare avec certaines des mesures plus punitives évoquées à l’approche du budget», a réagi Gary Greenwood, analyste chez Shore Capital, dans un communiqué cité par Bloomberg.
A lire aussi : A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
Italie et machines à sous
L’Italie, qui doit également approuver son budget 2027 ce mercredi, devrait aussi mettre à contribution le secteur financier. Selon des documents préparatoires, une hausse de la fiscalité sur les banques, assurances et autres institutions financières est censée rapporter 5 milliards d’euros.
Au Royaume-Uni, John Healey a par ailleurs annoncé une augmentation de la taxe imposée aux recettes de certaines machines à sous, qui passerait de 20% à 25%. Là encore, le durcissement fiscal est moins lourd que redouté. L’action Entain bondissait de plus de 5% peu avant 16h et celle d’Evoke avançait de près de 4%.
(Avec agences)
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