Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF

Ils sont avant tout à la recherche d’ETF qui se fondent le mieux possible dans leur portefeuille, souligne une étude réalisée par Trackinsight. 70 % des investisseurs professionnels pilotent ainsi activement leur portefeuille d’ETF.
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  • Une majorité de gérants professionnels utilise de manière active les ETF au sein de leur portefeuille.
  • L'étude de Trackinsight montre que 53,5 % des 620 professionnels interrogés y allouent au moins un quart de leurs encours.
  • Pour choisir ces fonds, 61 % des répondants privilégient leur capacité d’insertion plutôt que le simple critère du coût.

Les professionnels de l’allocation d’actifs ne cessent de gagner en maturité dans l’utilisation qu’ils ont des ETF. C’est ce qui ressort de l’étude mondiale menée chaque année par Trackinsight. « Les ETF ne sont plus de simples instruments alternatifs de mise en œuvre des allocations : ils sont désormais pleinement intégrés à la construction des portefeuilles », écrivent les auteurs du Trackinsight Global ETF Survey 2026. Ce sont 53,5 % des 620 investisseurs professionnels interrogés (dont des sélectionneurs de fonds, des gérants de patrimoine et des investisseurs institutionnels) qui déclarent détenir au moins un quart de leur portefeuille sous forme d’ETF, et 15,8 % y allouent plus des trois quarts de leurs encours. Le fonds coté confirme son rôle de brique de base plus ou moins passive dans un portefeuille qui, lui, est géré activement : 69,5 % des répondants assurent procéder de manière active à des arbitrages parmi leurs positions.

Arbitrages de haute précision

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Cet usage élargi va de pair avec une plus grande technicité dans la manière de choisir les supports, d’autant que l’offre ne cesse de s’étoffer avec 1.500 ETF supplémentaires créés à travers le monde (nets des fermetures) rien que sur les sept premiers mois de l’année. Le prix n’est plus nécessairement la variable la plus critique pour les investisseurs. Si 45,1 % des répondants le citent comme un facteur de choix important, ils sont plus nombreux (61 %) à mettre en avant la capacité des ETF à s’insérer dans leur portefeuille (apport de diversification, génération de revenus, gestion des risques de baisse…). « Les répondants qui utilisent les ETF comme principal instrument de mise en œuvre de leur allocation citent le coût deux fois plus souvent que ceux qui n’en sont qu’aux premiers stades de leur adoption, et accordent également beaucoup plus d’importance à la liquidité et à la taille des fonds », nuancent toutefois les auteurs. Sur le seul périmètre des ETF actifs, le critère du rendement ajusté du risque est le plus fréquemment cité (53,2 %), devant celui, très lié, du track record du gérant actif (42,3 %). Mais la stabilité opérationnelle de l’émetteur arrive également en haut dans la liste (36,9 %), alors que beaucoup de ces ETF gérés activement sont lancés par des asset managers sans expérience de l’univers des ETF et de sa technicité. Le coût n’est mentionné comme déterminant que par 18,9 % des répondants.

La traque du rendement

Si les ETF sont souvent plébiscités pour leur transparence, notamment en matière de composition du portefeuille sous-jacent, les allocataires n’en attendent pas moins davantage d’informations sur la stratégie d’investissement poursuivie par chaque produit. Plus de 41 % des répondants déclarent vouloir mieux comprendre comment cette dernière se comporte dans les différents moments du cycle de marché et autant souhaitent avoir plus d’indications sur la manière dont le portefeuille a été construit. Les sources d’informations privilégiées par les investisseurs professionnels restent les plateformes indépendantes (52,1 %) et les fournisseurs d’ETF eux-mêmes (49,8 %). Mais les outils d’intelligence artificielle se frayent aussi un chemin dans le quotidien des allocataires (18,5 %) : la plupart du temps, l’IA leur sert pour chercher des informations génériques (42,1 % de ceux qui déclarent utiliser l’IA) et pour résumer des documents contractuels (34 %). Près d’un sur trois reconnaît toutefois encore tâtonner à la recherche des bons usages.

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