La vidéo du jour : Trump l’ambigu met les valeurs bancaires en effervescence
Parmi les activités censées profiter d’une victoire de Donald Trump, les analystes avaient placé les banques.
Ils ne se sont pour l’heure guère trompés. Le secteur flambe en Bourse, aux Etats-Unis mais aussi en Europe.
Le pari sur le secteur bancaire ne repose pourtant sur rien de précis dans le programme du président élu qui s’est sur le sujet montré évasif.
Contrairement au souhait de son parti, il s’est notamment abstenu de prôner un retour à la loi Glass-Steagall qui imposait une scission entre activité commerciale classique et banque d’investissement.
Sa seule déclaration explicite évoquait un «détricotage» de la loi Dodd-Frank qui encadre le secteur depuis la crise financière de 2008.
Reste à savoir dans quelle mesure il passera aux actes. C’est un point d’interrogation de plus posé sur le champ de son action.
Sur le plan politique, le sujet est sensible car les banques sont détestées dans son électorat. La crise des subprimes et la traumatisante vague de saisies immobilières qui s’est ensuivie sont dans toutes les mémoires.
Mais l’accent qu’il a mis sur la nécessité de relancer le financement de l’économie, surtout dans la perspective de grands travaux, pourrait l’inciter, avec le soutien des républicains du Congrès, à aller plus loin qu’un simple toilettage du texte.
Le sujet devra être surveillé de près en Europe. Car les conditions de compétition sont déjà peu favorables aux banques du Vieux Continent.
Si les Etats-Unis devaient s’éloigner de la réglementation d’après-crise impulsée par le G20, l’Europe ne pourra pas se plier seule à cette discipline.
C’est cela aussi que les marchés exprimaient sur les marchés européens où l’indice Eurostoxx 600 des banques bondissait jeudi de 3%.
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