La vidéo du jour : Quand les FAANG enflamment Wall Street
Amazon et Alphabet, la maison mère de Google, se sont livrées à une course symbolique hier à Wall Street. C’est Amazon qui a gagné en touchant la première le seuil des 1.000 dollars par action.
En termes de capitalisation, Alphabet demeure loin devant, en affichant 680 milliards de dollars de capitalisation au compteur contre moins de 500 pour sa rivale. Mais pour les deux titres, le seuil des 1.000 dollars sera à coup sûr bientôt enfoncé, et cette fois durablement.
A vrai dire, c’est tout le compartiment technologique qui flambe à Wall Street. C’est lui qui explique pourquoi l’indice Standard & Poor’s 500 vole encore de record en record, alors que la croissance américaine ne le justifie plus vraiment et que le «Trump Trade» a perdu de son lustre.
Si le S&P 500 a gagné 15% depuis janvier, sa hausse n’aurait été que de 5% sans les «techs». Les investisseurs américains, friands d’acronymes, se concentrent surtout sur les FAANG, pour Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google, dont le gain en 2017 tourne déjà autour de 30%.
C’est que ces sociétés sont, elles, en forte croissance, qui plus est diversifiée. Amazon, Apple ou Google, auxquelles on doit ajouter Microsoft, ont revitalisé leurs modèles économiques grâce à leurs percées dans le très dynamique secteur du «cloud computing».
C’est pourquoi, si leurs valorisations semblent élevées, les notes d’analystes comparant la situation à celle des années 2000 sont peu probantes.
Contrairement à l’époque, les capitalisations des grandes «technos» reposent sur des profits colossaux. Même Amazon, qui a tardé à parvenir à la rentabilité, vient d’aligner son 8e bénéfice trimestriel d’affilée, en hausse de 41% par rapport au précédent.
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