La vidéo du jour : Le spectre d’un «Hard Brexit» s’éloigne pour le business
Les entreprises qui s’inquiétaient d’une absence d’accord entre Bruxelles et Londres conduisant à un «Hard Brexit» dès mars prochain, peuvent se rassurer.
Un «pas décisif» a été franchi à propos de la période de transition réclamée par le Royaume-Uni, qui lui garantit la jouissance du marché unique jusqu’à fin 2020.
L’accord n’est pas complet, loin s’en faut. Mais après sa ratification par les 27 lors de leur Sommet de fin de semaine, les acteurs des secteurs les plus exposés au risque de «Hard Brexit» gagneront 21 mois pour préparer l’échéance.
C’est le cas, entre autres, de la finance, des transports aériens ou des industries vitalement dépendantes de leurs approvisionnements à l’étranger.
Par ailleurs, un accord complet sur la facture du Brexit pour la Grande Bretagne et sur les droits des millions d’Européens qui vivent outre-Manche a été atteint.
Sur la nouvelle, le sterling a bondi, traduisant la satisfaction des milieux d’affaires.
Ils ont relevé l’assouplissement de la position des 27, permettant à Londres de négocier des accords commerciaux pendant la période de transition ou lui donnant le droit d’être consulté, à défaut d’avoir son mot à dire, sur les initiatives politiques que prendront ses anciens partenaires.
Reste que cette avancée ne se concrétisera que si un accord complet sur tous les aspects du Brexit est trouvé d’ici un an.
Or sur le futur statut de l’Irlande du Nord, aucun progrès n’a été constaté.
Entre Londres, qui compte régler le problème par un accord de libre-échange avec l’Union, et les 27, qui veulent inclure dans le traité du Brexit des garanties maintenant pour l’essentiel l’Ulster dans l’union douanière, un compromis capital reste à trouver.
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