La vidéo du jour : Le référendum italien pèse lourdement sur les marchés européens
Sur les marchés européens, une échéance politique chasse l’autre.
Après l’élection de Trump et dans l’attente de ses premières décisions concrètes, c’est le référendum constitutionnel convoqué pour le 4 décembre en Italie qui pèse sur les taux et les changes.
Et il pèse lourd. Jamais l’euro n’a connu une période aussi mauvaise depuis sa création et les sondages qui s’accumulent prédisant la défaite du président du Conseil Matteo Renzi, et conséquemment son départ, y sont pour beaucoup.
La devise européenne a connu 10 séances consécutives de baisse, perdant près de 5%.
Or jamais, selon une étude du Financial Times, le nombre de séances consécutives de baisses de l’euro n’avait dépassé 8 ni la baisse de la monnaie unique excédé 4%.
Sur les marchés de taux, le coup de torchon est violent, surtout sur la dette italienne.
En un mois et demi, les taux à 10 ans ont grimpé d’un point entier, et campent désormais bien au-dessus de 2%.
Le différentiel avec les taux allemands s’est élargi d’un demi-point pendant la période.
Les jours qui viennent verront sans doute la tendance se confirmer.
Car la vague populiste qui a porté Trump pourrait non seulement ouvrir une période d’incertitude politique grave pour l’Italie et la zone euro, mais encore menacer les banques de la péninsule.
La banque UniCredit est en pleine élaboration d’un plan de restructuration qui pourrait l’amener à solliciter le marché par la bagatelle de 13 milliards d’euros.
Ce chiffre cité par la presse italienne n’est pas confirmé, mais il donne une idée de l’ampleur de la recapitalisation nécessaire.
Or une crise politique en Italie ne manquerait pas de compliquer, peut-être irrémédiablement, le sauvetage de sa seule banque systémique.
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