La vidéo du jour : la tendance à la baisse du dollar reste un peu paradoxale
A l’orée d’une année d’investissement, les professionnels doivent répondre à une question rituelle : quelle tendance anticiper pour les grandes monnaies ? Sur le dollar, ils restent baissiers ce qui, pour bien des raisons, paraît un peu paradoxal.
Le billet vert a déjà perdu près de 15% en un an contre l’euro lequel a, du même coup, retrouvé son niveau de début 2015.
Si le sentiment reste favorable à l’euro, c’est que les bonnes nouvelles demeurent plutôt à espérer de l’Europe. En témoigne les très bons indices manufacturiers avancés récemment publiés, salués par une poussée de la monnaie unique.
Du coup, un resserrement plus marqué que prévu de la politique de la BCE suffirait à pousser l’euro plus haut. C’est par exemple le calcul des stratèges de la banque d’investissement de la Société générale.
Pour être consensuel, ce scénario n’est pas sans défaut. Car il fait bon marché de trois baisses de taux à venir aux Etats-Unis et de la croissance qui y reste très solide, illustrée par des indices manufacturiers aussi bons qu’en Europe et des chiffres de l’emploi flatteurs.
A 4% de taux de chômage, 3% de rythme de croissance annuel, 2,5% de hausse des salaires horaires, l’économie américaine reste très équilibrée. Peut-être faut-il voir dans le relatif pessimisme touchant le billet vert l’incertitude quant aux effets de la réforme fiscale ou un facteur plus politique lié à l’entrée en année électorale de « mi-mandat ».
Mais le risque politique existe aussi en Europe, de la crise catalane au blocage gouvernemental allemand ou aux élections italiennes.
Une chose est sûre, un contrepied sur les changes serait douloureux pour les investisseurs au vu des niveaux très élevés des positions acheteuses sur l’euro.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- La Banque Postale se dope à la marge nette d’intérêt
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
Contenu de nos partenaires
-
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur -
« J’exige qu’on la fasse taire » : passe d’armes entre Elon Musk et Marine Tondelier
Le milliardaire américain s’en est pris à la secrétaire nationale des Ecologistes après que celle-ci a déclaré vouloir interdire la plateforme X en France.