La vidéo du jour : La prochaine hausse des taux américains jugée imminente par le marché
A la mi-mars, la Réserve fédérale aura remonté ses taux d’un quart de point : à en juger par la proportion de 70 à 80% des opérateurs qui font ce pari, le doute n’est plus permis.
Serait-ce le discours de Donald Trump au Congrès qui justifie cette révision des anticipations de hausse des taux ? Disons qu’il a inspiré, par son ton mesuré, un regain d’optimisme sur le marché. Mais sur le fond, les précisions sur la relance et les baisses d’impôts annoncées manquent toujours.
C’est en fait le profil de la croissance qui explique surtout que l’horizon d’action de la Fed ait été ramené de juin à mars. Les statistiques récentes ont souvent battu le consensus, tout comme les résultats des entreprises. Quant aux indicateurs avancés, ils pointent vers un premier trimestre solide, meilleur que le précédent, et un taux de chômage au plancher.
Quand on ajoute à cela un contexte mondial qui s’éclaircit, avec des matières premières en reprise et une Europe dont la croissance s’affermit, on ne s’étonne pas de la remontée des anticipations de taux. Celle-ci est notamment forte sur l’échéance 2 ans, très sensible à l’inflation. Aux Etats-Unis, à près de 1,3%, ils sont revenus à leur niveau de 2009 !
Sans doute l’influent gouverneur de la Fed de New York William Dudley avait-il ce chiffre en tête quand il a jugé mardi «plus contraignante» la nécessité d’une hausse des taux.
Reste à savoir si la présidente de la Fed Janet Yellen le confirmera demain, dans un discours très attendu.
Pour l’instant, c’est un scénario rose que vit Wall Street. Cette remontée apparemment maîtrisée des taux est un boulevard pour les actions, dont l’indice Dow Jones a profité pour franchir pour la première fois les 21.000 points.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
Budget de la Sécurité sociale : ce transfert de CSG aux départements qui provoque un tollé
Les débats enflammés de vendredi à l'Assemblée nationale ont une nouvelle fois mis en lumière les tensions sur le financement de l'autonomie – et plus largement sur le modèle économique des départements. -
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans