La vidéo du jour : Chez Vivarte, enjeux sociaux et financiers sont intimement mêlés
Pour les 17.000 salariés de Vivarte, l’enjeu des réunions prévues d’ici mercredi entre leurs représentants au sein des différentes entités du groupe et la direction est d’abord social. Mais son patron Patrick Puy n’en perd pas pour autant de vue un autre, capital : la rentabilité du groupe et son assise financière qui commandent sa survie.
Or les chiffres sont préoccupants : frappé par le marasme de la chaussure et du vêtement bas de gamme, l’excédent brut d’exploitation n’était plus que de 55 millions d’euros à la fin du dernier exercice, en août, et pourrait n’avoir pas dépassé 40 millions pour l’année calendaire 2016. Peut-être la direction en dira-t-elle plus sur l’activité lors de la période des fêtes et sur le démarrage des soldes. Peut-être aussi précisera-t-elle où en sont les ventes d’actifs annoncées, de Pataugas à Chevignon et Kookaï, censées alléger le fardeau de la dette.
Car la question financière demeure toujours pressante pour une double raison. Résultant d’un passé tumultueux, elle a certes profité d’une restructuration de dettes en 2014, ramenée de 2,8 à moins d’un milliard, mais encore insuffisante pour apurer le bilan et payer le prix des erreurs stratégiques. Ensuite, la concorde ne règne pas entre les actionnaires et créanciers, appartenant tous à la sphère financière. Sur les neuf membres du conseil, quatre fonds disposent d’un représentant tandis que trois autres n’y sont pas représentés.
La différence de traitement provient des différents types de dettes qu’ils détiennent, qui ne leur donnent pas les mêmes perspectives de rendement ni de conversion inéluctable en capital. Or sur ce sujet-clé, les conditions d’accord entre les parties prenantes ne semblent pas réunies.
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