La vidéo du jour : Broadcom lance sur Qualcomm la première vraie OPA de l’ère Trump
Obsédé par la trace que son mandat laissera dans le monde américain des affaires, Donald Trump inscrira sans doute la date du 6 novembre 2017 sur la liste encore bien courte de ses victoires. Car l’offensive de Broadcom sur Qualcomm s’explique largement par la volonté opportuniste du premier de profiter de la philosophie économique qui inspire le locataire de la Maison Blanche.
Elle peut pour cette raison être qualifiée de première vraie OPA de l’ère Trump.
Le PDG de Broadcom, Hock Tan, un Malaisien de naissance, a précédé l’annonce de son OPA par une visite jeudi au Président, au cours de laquelle il a annoncé sa décision de rapatrier le siège de l’entreprise aux Etats-Unis. Celle-ci, américaine à l’origine, avait été délocalisée l’an dernier à Singapour, à la suite d’une autre OPA, pour des raisons fiscales.
Ce faisant, il comble les vœux du président, enchanté de voir revenir un siège social mais aussi de constater de premiers effets heureux de sa réforme fiscale, censée être à l’origine de la décision de Broadcom.
Surtout, du même coup, Hock Tan se rouvre habilement la voie des opérations financières aux Etats-Unis, qui lui était fermée du fait de sa délocalisation.
Son acquisition d’un petit fabricant de puces, Brocade, y est bloquée depuis plus d’un an et demi par le Comité pour l’investissement étranger pour des raisons de sécurité nationale.
Après son «show» du salon ovale, il peut désormais espérer voir se lever la barrière politique non seulement pour Brocade mais surtout pour Qualcomm.
Pour tous les étrangers, la leçon est claire : pour investir dans la technologie aux Etats-Unis sous l’ère Trump, mieux vaudra surtout éviter de porter un dossard qui ne soit pas américain.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
Sujets d'actualité
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.