Le titre Toshiba a bondi jeudi à la suite d’informations indiquant qu’un groupe dirigé par des investisseurs nationaux envisageait une offre de rachat pour 19 milliards de dollars (19,59 milliards d’euros), permettant potentiellement d'écarter des actionnaires activistes étrangers après des années de tensions.
Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) seraient proches d’un accord visant à modifier a posteriori les règles régissant les opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO), ont indiqué à Reuters des sources proches mercredi soir.
Les emprunts d’Etat britanniques (Gilts) poursuivent leur détente jeudi à la veille de l’arrêt du programme d’achat d’urgence de la Banque d’Angleterre (BoE).
Le géant de l'énergie a annoncé un paiement, en décembre, correspondant à un mois de salaire à tous ses collaborateurs dans le monde. En France, TotalEnergies envisage des augmentations en ligne avec l'inflation.
En attendant trop, la Banque centrale européenne pourrait être obligée de relever ses taux en pleine récession. L’analyse de Florence Pisani, directrice de la recherche économique, Candriam.
La parole à... Emmanuel Lincot, professeur à l'Institut catholique de Paris, chercheur-associé à l'Iris, et notamment l'auteur de 'Chine et terres d'islam: un millénaire de géopolitique' aux PUF
Jean-François Serval, président et fondateur de Groupe Audit Serval, et Jean-Pascal Tranié, entrepreneur et responsable d’un fonds d’investissement international
Jusqu’où ira l’inconséquence des dirigeants britanniques ? La politique de Liz Truss n’est pas seulement un problème permanent pour les marchés. Voilà que les révélations de la presse sur la pratique du pouvoir de cette drôle de chef du gouvernement vont faire monter d’un cran la colère des citoyens déçus par le Brexit. En poste comme secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères avant d’être choisie comme Première ministre, Liz Truss a dépensé pas moins de 1,8 million de livres sur les six premiers mois de cette année en faisant vingt voyages officiels, selon The Guardian. Son prédécesseur, durant les six mois précédant la crise du Covid-19, avait coûté, lui, 67.000 livres au pays au titre de ses visites à l’étranger… Comble de légèreté, Liz Truss a demandé au nouveau roi de ne pas se rendre à la conférence annuelle de l’ONU sur le climat qui se tiendra en novembre en Egypte, alors que le sujet était pourtant porté de longue date par l’ex-prince Charles. Pour comble, Liz Truss n’a pas même l’intention d’aller à la COP 27 ! Et on ne peut même plus espérer que c’est pour économiser les émissions carbone du déplacement…
Les lettres que Larry Fink, directeur général de BlackRock, adresse aux entreprises, sont toujours largement relayées et commentées. Une fois n’est pas coutume, Larry Fink a cette fois reçu une lettre de John Schroder, trésorier de l’Etat de Louisiane. « Vos politiques manifestement anti-combustibles fossiles détruiraient l’économie de la Louisiane. En termes simples, nous ne pouvons pas participer à la paralysie de notre propre économie », a-t-il expliqué tout en lui annonçant le retrait de la gestion de près de 800 millions de dollars d’actifs. Au mois de septembre, le Texas avait déjà exclu la première société de gestion mondiale de ses futurs appels d’offre, pour les mêmes raisons.
Cadre. Un an après le lancement de son initiative sur l’investissement dans la technologie de reconnaissance faciale signée par 55 investisseurs mondiaux, Candriam tire un premier bilan des engagements pris par les entreprises pour limiter les risques que cette technologie fait courir au respect des droits fondamentaux, comme la reproduction des préjugés raciaux et sexistes, le manque de fiabilité et l’usage abusif des données personnelles. Sur quinze entreprises interrogées, trois font des efforts significatifs pour atténuer ces risques : Microsoft, Motorola et Thales. Elles se sont dotées de règles de gouvernance et prennent des mesures spécifiques. Candriam continuera de discuter avec chaque entreprise des moyens d’améliorer les pratiques et publiera un nouveau rapport en 2023.
Resserrement. La combinaison de la hausse des taux directeurs américains, de la dépréciation des monnaies et de l’inflation, toujours forte, limite la marge de manœuvre dont disposent les banques centrales des pays en développement. « Les monnaies les plus attaquées sont celles des pays à politique monétaire hétérodoxe (c’est peu dire) comme la Turquie (inflation à 83 % et taux à 12 %) et l’Argentine. Viennent ensuite les plus proches de la guerre comme la Pologne (une inflation à 17,5 %) ou l’Estonie (24 %) », relève une note du Crédit Agricole. Les banques centrales des pays en développement ont cherché à anticiper la hausse des taux directeurs américains dès 2021 (voir le graphique, g.). Cependant, le niveau des taux d’inflation place les taux réels en territoire négatif. C’est le cas dans 35 des 56 pays étudiés par la Cnuced (voir le graphique, d.), comme au Nigeria, avec une inflation à 20 % et des taux à 15,5 %. Ce resserrement viendra peser sur les perspectives de croissance, qui devrait s’établir à 3 % en moyenne dans les pays en développement, un niveau très insuffisant « qui pèsera sur les finances publiques et privées et nuira aux perspectives d’emploi », selon l’organisation. Les pays du Golfe restent épargnés et continuent d’assainir leurs finances publiques. La dette d’Oman pourrait passer, selon le Fonds monétaire international, de 62,9 % du PIB l’an dernier à 44 % cette année, tandis que la croissance saoudienne, à 7,2 % attendus en 2022, sera l’une des plus élevées des pays du G20.
Elon Musk, les banques ne lui disent pas merci. La volte-face du fantasque milliardaire dans le dossier Twitter ne fait pas les affaires de ses financiers. Le fondateur de Tesla s’est finalement résolu à racheter le réseau social, mais aux conditions fixées en avril, soit un prix de 44 milliards de dollars. Entre-temps, le marché des prêts syndiqués a pris un gros coup de froid. Les banques qui s’étaient engagées au printemps à apporter 12,5 milliards de dollars de concours dans l’espoir de les replacer auprès d’autres investisseurs, risquent de se retrouver collées avec ces engagements à leur bilan. Parmi elles, BNP Paribas et la Société Générale, pour de petits tickets certes, mais qui observent un silence gêné sur le sujet.
Le taux d’inflation annuel a atteint un sommet de cinq mois à 7,4% en septembre en Inde, après 7% en août (7,3% attendus), selon les données publiées mercredi par le ministère des statistiques. Les prix ont augmenté plus rapidement pour les denrées alimentaires (8,6% après 7,6% en août), les légumes (18,0%), les épices (16,9%), les céréales et produits dérivés (11,5%) enregistrant les plus fortes hausses à cause de précipitations inhabituelles qui ont affecté les cultures locales et une offre déjà affectée par la guerre russe en Ukraine. Les prix des logements (4,6% après 4,1%), des services à l’éducation (5,7% après 5,5%), des services de transport et de communication (5,4% après 5,2%) et à la santé (5,5% après 5,4%) ont également accéléré. En revanche, le coût du carburant et de l’éclairage a augmenté à un rythme légèrement plus faible (10,4% après 10,8%).
L’indice des prix à la production (PPI) pour la demande finale aux Etats-Unis a augmenté de 0,4% en rythme mensuel en septembre, une première augmentation en trois mois, et deux fois supérieure aux attentes du marché (0,2%), selon les données de l’US Bureau of Labor Statistics (BLS) qui publiera jeudi l’indice des prix à la consommation (CPI). Le coût des services a augmenté de 0,4%, avec notamment les prix des services à l’hébergement de 6,4%. Les indices sur le commerce de détail d’aliments (2,6%), la gestion de portefeuille (2,1%), le commerce de gros de machines et de véhicules (1,5%), les services de forage de puits de pétrole et de gaz, et les services de soins aux patients hospitalisés (0,4%) ont également contribué à la hausse. A l’inverse, l’indice de l’essence a baissé de 2%. D’une année sur l’autre, les prix à la production ont augmenté de 8,5%, le taux le plus faible depuis juillet 2020, mais encore légèrement supérieur aux prévisions de 8,4%.
La demande de pétrole augmentera de 2,64 millions de barils par jour (bpj) en 2022, soit 2,7%, a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel. Le rapport de septembre prévoyait une hausse de 3,1 millions de bpj. Il s’agit de la quatrième réduction des prévisions de l’Opep depuis avril. L’année prochaine, l’Opep voit la demande de pétrole augmenter de 2,34 millions de bpj, soit 360.000 bpj de moins que prévu le mois précédent, pour atteindre 102,02 millions de bpj. Ces chiffres sont venus remettre en perpsective les baisses de production annoncées la semaine précédente, et ont ravivé les craintes sur un fléchissement de la demande : le Brent perdait 1,4% en fin de journée, à 92,9 dollars le baril. Le WTI reculait de 1,8% à 87,8 dollars le baril.
La paire dollar/yen atteignait un nouveau sommet de 146,45 en milieu de journée. Le yen a perdu tous les gains réalisés depuis le 22 septembre, date de la dernière intervention de soutien à la devise. Ce mouvement indique cependant que les autorités japonaises ne sont pas préoccupées par la défense de niveaux de prix particuliers : la vitesse de chute du yen est plus importante, remarque MUFG dans une note. Or, celle-ci a ralenti ces dernières semaines. Toute accélération -provoquée par des chiffres de l’inflation américaine plus importants que prévus, par exemple- déclenchera une réaction de la banque centrale.