La Norges Bank a, comme prévu par la plupart des consensus, laissé son taux d’intérêt de référence inchangé à 2,75% lors de sa réunion de jeudi, mais a déclaré que le taux directeur devra être augmenté un peu plus pour ramener l’inflation vers l’objectif. Les responsables politiques ont noté qu’il est possible que les prix de l’énergie se révèlent inférieurs aux prévisions précédentes et que les pressions inflationnistes mondiales puissent s’atténuer. «La trajectoire future des taux directeurs dépendra de l’évolution économique. Le taux directeur sera très probablement relevé en mars», a précisé la gouverneure Ida Wolden Bache dans le communiqué. La banque centrale, qui avait été la première à relever ses taux en septembre 2021, a indiqué lors de sa dernière hausse de 25 pb en décembre que ses taux culmineraient autour de 3% cette année.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière, à 190.000 contre 205.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail, ce qui suggère que le marché du travail reste tendu malgré des taux d’intérêt plus élevés. Les économistes attendaient une augmentation des inscriptions, en moyenne à 214.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 206.000 contre 212.500 la semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 1,647 million lors de la semaine au 7 janvier (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 1,63 million la semaine précédente.
La croissance des exportations du Japon a fortement ralenti en décembre, progressant de 11,5% en glissement annuel contre +20% en novembre. Il s’agit de la croissance la plus lente depuis le début de 2022, selon les données du ministère des Finances publiées jeudi. Les exportations vers la Chine, son premier partenaire commercial, ont chuté de 6,2% sur un an en valeur et ont baissé de 24% en volume en décembre. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 16,9% sur un an. A l’inverse, les prix des matières premières ont pesé sur les importations qui ont augmenté de 20,6 % en valeur. Le déficit commercial a progressé à 1.450 milliards de yens (10,4 milliards d’euros), le 17ème mois consécutif de déficit.
Ces outils financiers qui peuvent prendre la forme de certificats de valeur conditionnelle (CVC) sont particulièrement prisés des laboratoires pharmaceutiques lors de l'acquisition de biotechs.
Le ministère américain des Finances va devoir prendre des «mesures extraordinaires» afin de continuer à faire face à ses obligations concernant ses échéances de dette alors que le plafond d’endettement autorisé, actuellement situé légèrement au-dessus de 31.000 milliards de dollars, a désormais a été atteint, a annoncé jeudi la ministre de l’Economie, Janet Yellen. Ces mesures concernent l’arrêt de versements à plusieurs fonds de retraite et de prestations de santé ou d’invalidité des agents publics. Dans le même temps, «une période de suspension d'émission de dette» a débuté et durera jusqu’au 5 juin, a ajouté Janet Yellen. Ces mesures ne peuvent être que temporaires et, si le Congrès ne parvenait pas à se mettre d’accord, les Etats-Unis pourraient se retrouver à terme en défaut de paiement.
S’exprimant dans le cadre du Forum économique mondial de Davos, Christine Lagarde a déclaré jeudi que l’inflation dans la zone euro restait «beaucoup trop élevée» et devait être ramenée vers l’objectif de 2% de l’institution, ce qui présage une nouvelle hausse marquée des taux de la banque centrale européenne (BCE) à l’issue de sa prochaine réunion le 2 février. La présidente de la BCE a également souligné que l’actualité relative à l’activité économique «était devenue beaucoup plus favorable ces dernières semaines», laissant espérer que la zone euro évite une récession en ce début d’année. L’année en cours «ne sera pas brillante mais bien meilleure que ce que l’on craignait», a ajouté la dirigeante. Les marchés du travail, en Europe en particulier, «n’ont jamais été aussi dynamiques» avec un nombre de chômeurs «au plus bas par rapport à ce que nous avons eu au cours des vingt dernières années», a-t-elle souligné. Les actions européennes ont clôturé la séance sur leur plus forte baisse depuis le 1er janvier dernier, avec un recul de 1,9% pour l’indice Euro Stoxx 50, de 1,86% pour le CAC 40 à Paris et de 1,71% pour le DAX à Francfort.
Les marchés actions ont souffert en décembre sur fond d’ajustement des politiques monétaires et de publications d’indicateurs d’activité confirmant une récession à venir. Malgré un ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis, les nouvelles projections du taux terminal de la Fed ont été revues à la hausse. D’un autre côté, la BCE a réaffirmé sa volonté d’augmenter ses taux même si cela doit pénaliser la croissance. Ces dernières interventions ont ainsi provoqué une nouvelle hausse des taux souverains en décembre. Dans le même temps, les indicateurs avancés sont restés en zone de contraction tandis que les effets négatifs de l’inflation sur le pouvoir d’achat se sont matérialisés.
Le graphique ci-contre montre l’inflation de la composante logement («Shelter») et les prix de l’immobilier et des loyers, avancés de plusieurs mois aux Etats-Unis.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière, à 190.000 contre 205.000 la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail, ce qui suggère que le marché du travail reste tendu malgré des taux d’intérêt plus élevés. Les économistes attendaient une augmentation des inscriptions, en moyenne à 214.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 206.000 contre 212.500 la semaine précédente.
Après un début d’année tonitruant, les actions européennes ont accusé leur plus forte baisse de 2023 ce jeudi. L’Euro Stoxx 50 a plongé de 1,9%, le CAC 40 de 1,86% et le Dax de 1,71%. En cause, la publication mercredi de plusieurs indicateurs montrant un net ralentissement de l’activité aux Etats-Unis et, sans doute, des prises de bénéfices de la part des gérants. Malgré leur repli du jour, la plupart des Bourses européennes gagnent encore plus de 7% depuis le début de l’année.
S&P Global estime qu'en l'absence de mesures, la dette publique nette médiane atteindra 102 % du PIB dans les économies avancées et 155 % du PIB dans les économies émergentes d’ici 2060.
Le taux d’emploi et d’activité dans la zone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont restés stables au troisième trimestre 2022 à 69.5% et 73.2% respectivement, leurs plus hauts niveaux depuis le début des séries en 2005 et 2008, selon des données publiées par l’organisation jeudi. Le nombre de personnes en emploi, en tant que salariés ou travailleurs indépendants, a également atteint un point haut historique, à 607.9 millions. Dans l’Union européenne et la zone euro, le taux de chômage s’est maintenu en novembre 2022 à des taux historiquement bas de 6.0% et 6.5% respectivement.
La Chine veut étendre les possibilités de transactions sur les actions via le Stock Connect. Les bourses des villes de Shanghai et de Shenzhen ont publié jeudi un projet de règles visant à élargir les actions éligibles dans le cadre du Stock Connect. Ce canal permet aux investisseurs internationaux d’acheter des actions cotées en Chine via la Bourse de Hong-Kong et aux investisseurs chinois d’acheter des valeurs cotées à Hong-Kong.
La Norges Bank a, comme prévu par la plupart des consensus, laissé son taux d’intérêt de référence inchangé à 2,75% lors de sa réunion de jeudi, mais a déclaré que le taux directeur devra être augmenté un peu plus pour ramener l’inflation vers l’objectif.
Effet «pivot» sur les taux ? La confiance des professionnels de l’immobilier aux Etats-Unis s’est légèrement reprise en janvier, pour la première fois depuis treize mois, montrait l’enquête mensuelle de la fédération NAHB du 18 janvier. L’indice de confiance est ainsi remonté de 31 à 35 points, avec la baisse des taux - à 6,33% au lieu de 7,08% en novembre pour les prêts hypothécaires à 30 ans -, mais reste à un niveau de périodes de crise très inférieur à 50.
La croissance des exportations du Japon a fortement ralenti en décembre,progressant de 11,5% en glissement annuel contre 20% en novembre. Il s’agit de la croissance la plus lente depuis le début de 2022, selon les données du ministère des Finances publiées jeudi. Les exportations vers la Chine, premier partenaire commercial, ont chuté de 6,2% sur un an en valeur et ont baissé de 24% en volume en décembre. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté de 16,9% sur un an. A l’inverse, les prix des matières premières ont pesé sur les importations, qui ont augmenté de 20,6 % en valeur. Le déficit commercial a progressé à 1.450 milliards de yens (10,4 milliards d’euros), le 17e mois consécutif de déficit.
Roger Merz, responsable de la gestion de portefeuilles mtx, gérant de portefeuille senior, et Thomas Schaffner, gérant de portefeuille senior chez Vontobel
Les petits-enfants de Nelson Peltz auraient-ils peu apprécié Avalonia, l’étrange voyage, le dernier film d’animation de Disney ? Toujours est-il que le fondateur du fonds activiste Trian Fund Management a décidé de s’attaquer à Mickey. L’investisseur réputé pour avoir fait plier des géants mondiaux comme Procter & Gamble ou Unilever a déposé des documents à la Securites and Exchange Commission pour obtenir un siège au conseil d’administration du groupe Disney, dont il détient 0,5 %. Il reproche notamment à la firme d’avoir raté la succession de Bob Iger à la tête du groupe, revenu aux manettes en urgence en novembre dernier, et d’être globalement en crise avec un cours de Bourse au plus bas. Son site baptisé « Restore the Magic » résume ses critiques. Sans le renfort des Jedi ou des Avengers, gageons que la suite ne relèvera pas du conte de fées.
C’est la part de la valeur ajoutée brute des entreprises que représentent les PME en France, avec un niveau de 500 milliards d’euros prévu pour 2025. Telle est l’une des données contenues dans une étude conduite par Sage, éditeur de solutions comptables et financières pour les PME, et le cabinet Cebr. En France, leur nombre doit augmenter de 403.000 d’ici à 2025, les auteurs du rapport voyant dans ces entreprises un moteur de la reprise économique. La croissance du chiffre d’affaires de ces entreprises devrait dépasser celle de l’ensemble des entreprises et leurs effectifs représentent aussi plus de la moitié des salariés (51 % en 2019).
Repousser l’âge de la retraite puisque la durée de vie s’allonge, c’est la logique de la réforme des retraites présentée benoîtement par le gouvernement. On ne peut que s’incliner devant ce raisonnement et surtout si les travaux pénibles, les carrières longues, les femmes, les petits salaires… sont embarqués dans les calculs. Il manque toutefois une part de l’équation : l’évaluation de la main-d’œuvre bénévole ainsi retirée aux associations et autres œuvres à impact social. Or il est de plus en plus fait appel à la mobilisation de ces acteurs qui ne coûtent rien au budget de l’Etat. Le taux d’engagement dans le bénévolat représentait 27 % des personnes de 65 à 74 ans lors du dernier baromètre France Bénévolat, en janvier 2022, et encore cette classe d’âge a-t-elle réduit son activité sociale plus que le reste de la population depuis la pandémie. Il serait dommage de ne pas s’occuper de ce pan de notre société d’autant qu’il est durable !
Les immatriculations de voitures particulières ont progressé de 12,8% en glissement annuel dans l’Union européenne en décembre pour le cinquième mois consécutif, pour atteindre 896.967 unités selon l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA). Malgré ce résultat positif, seuls deux des quatre grands marchés de la région ont enregistré une croissance sur le secteur automobile. La plus forte augmentation a été observée en Allemagne (+38,1%) et en Italie (+21%). En revanche, les ventes ont plongé en Espagne (-14,1%), alors que la France est restée stable (-0,1%). Sur l’ensemble de l’année 2022, les immatriculations sont en baisse de 4,6%, principalement en raison d’une offre limitée par les pénuries de composants au premier semestre.
L’indice d’inflation HICP a été confirmée à 9,2% en rythme annuel en décembre en zone euro, en baisse par rapport aux 10,1% de novembre et au sommet historique de 10,6% d’octobre selon les dernières données d’Eurostat. Par rapport à novembre, l’indice ressort en baisse de 0,4% en rythme mensuel. L’institut statistique indique que l’évolution des prix de l’énergie n’est plus le premier contributeur de la hausse globale de l’indice, désormais dépassé par l’alimentation, avec 2,88 points contre 2,79. Par rapport à décembre 2021, les prix de l’énergie dans les 19 pays affichent encore une hausse de +25,5% (après +34,9% en novembre), et ceux de l’alimentation, de l’alcool et du tabac de 13,8% (après +13,6%). Le taux d’inflation sous-jacente hors énergie et alimentation, progresse encore, à 6,9% sur un an après 6,6% un mois plus tôt, de quoi alimenter le discours restrictif de la Banque centrale européenne (BCE) pour sa réunion du 2 février. Hors Alcool et tabac, elle ressort à 5,2%, après 5%.