Olivier Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, vient d’annoncer que les députés de son groupe soutiendront jeudi en séance la proposition de loi du député PS Philippe Brun de nationaliser EDF. Le prix de nationalisation à 14 euros prévu initialement n’a pas été conservé par la commission des finances dans le texte final. Ce dernier prévoit dans un article 3 qu’au 1er juillet 2023, si l’offre publique d’achat simplifiée d’EDF initiée par l’État français n’a pas été menée à son terme, une commission administrative nationale d’évaluation sera chargée de fixer la valeur d’échange à cette date des actions EDF. Toutefois, deux amendements ont été déposés pour supprimer cet article. L’article 3 pourrait donc disparaitre jeudi en séance, et le prix d’achat resterait alors à 12 euros. La proposition de loi prévoit aussi l’incessibilité du capital d’EDF et définit ses activités. Le gouvernement ne pourra pas démanteler l’entreprise sans passer devant le Parlement. Dans le cadre de l’offre d’achat simplifiée lancée par l’Etat sur EDF au prix de 12 euros par action et clôturée le 3 février, l’AMF a annoncé ce mardi que l’Etat a franchi le seuil de 90% du capital et détient 90,08% du capital et 93,12% des droits de vote. Toutefois, EDF ne sera pas retiré de la Bourse avant la décision de la cour d’appel de Paris sur le recours au fond concernant la décision de conformité de l’Autorité des marchés financiers. Verdict qui tombera le 2 mai.
La société de prêt-à-porter haut-de-gamme Isabel Marant avait bien ficelé son émission obligataire. Elle a réussi mardi à émettre 265 millions d’euros de titres à 5 ans (non-call 2 ans), soit 15 millions d’euros de plus qu’envisagé au moment du lancement de l’opération lundi. Le placement a par ailleurs été effectué sur la base d’un rendement de 8% contre 8,5% proposé au début de l’opération. La demande a été soutenue et les allocations faibles, selon nos informations. Cette émission vise à refinancer l’obligation de 200 millions d’euros arrivant à échéance en 2025 et à rembourser 60 millions de prêt subordonné à l’actionnaire Montefiore Investment. La société n’avait pas d’urgence à refinancer son obligation mais elle a voulu profiter de la fenêtre favorable sur le marché primaire d’autant que la hausse du coût de financement n’est pas exorbitante par rapport à l’obligation émise en 2020 (6,625%), indique un gérant. Même si l’opération de dividend recap n’est pas forcément très appréciée des investisseurs, elle n’a pas un fort impact sur le levier et la société, qui affiche de bonnes performances financières, peut se le permettre, poursuit ce dernier. Pour l’actionnaire, cela permet aussi de boucler le refinancement avant une éventuelle revente.
Le pétrolier a enregistré près de 28 milliards de dollars de profits l’an dernier et annonce une hausse de son dividende. Les ambitions climatiques sont revues à la baisse.
La Banque de réserve d’Australie (RBA) a procédé mardi à une nouvelle hausse de 25 points de base, portant le taux d’intérêt à 3,35 %. Dans les déclarations accompagnant sa décision, la banque centrale a par ailleurs prévenu que l’inflation n’atteindrait toujours pas la cible à mi-2025, restant autour de 3%. Conséquence logique, «le Conseil des gouverneurs prévoit que de nouvelles augmentations des taux d’intérêt seront nécessaires au cours des prochains mois», explique la RBA, loin du consensus de marché. Pour autant, ce retour des indications prospectives sur la politique monétaire doit être remis dans son contexte, selon ING. «La RBA écarte toute perspective d’assouplissement cette année, écrit la banque. Cela aura pour effet de relever les rendements obligataires à long terme et les prévisions de taux à court terme et donnera un coup de pouce au dollar australien. Tous ces éléments resserreront les conditions financières et faciliteront la réduction de l’inflation».
Le déficit commercial de la France sur les biens s’est de nouveau creusé en 2022, la crise énergétique européenne ayant fait exploser ses importations de gaz, de pétrole et d'électricité, selon des données officielles du ministère chargé du Commerce extérieur publiées mardi et relayées par Reuters. Le déficit commercial a bondi à 164 milliards d’euros soit une dégradation de 78 milliards sur un an, 86% de cette augmentation étant liée à la hausse de la facture énergétique, a indiqué le ministère.
Les États-Unis se préparent à imposer dès cette semaine des droits de douane de 200% sur l’aluminium fabriqué en Russie, selon des sources citées par Bloomberg. Le président Joe Biden doit encore donner le feu vert à cette mesure, car l’administration s’inquiète des dommages collatéraux sur les industries américaines. De fait, des droits de douane aussi élevés mettraient effectivement fin aux importations américaines de métal russe, deuxième producteur mondial. Alors que l’aluminium russe représentait 10% du total des importations américaines avant la guerre, ce chiffre est tombé à un peu plus de 3%, selon les douanes américaines.
Les conditions favorables de marché ouvrent la voie à des refinancements de LBO et de remontées de cash aux actionnaires, comme dans le cas d’Isabel Marant.
Le gouvernement japonais a sondé Masayoshi Amamiya, membre du conseil des gouverneurs de la Banque du Japon (BOJ), pour prendre la tête de l’institution, a rapporté lundi le journal Nikkei. Masayoshi Amamiya est considéré par les marchés comme le plus accommodant des candidats au poste de gouverneur de la BOJ. Le Premier ministre a laissé entendre qu’aucune décision définitive n’avait été prise mais les marchés n’ont pas apporté beaucoup de crédit au démenti : le yen s’est ainsi affaibli face au dollar, perdant 2,9% à 132,2 lundi, en fin de matinée.
C’est un nouveau signe de l’amélioration des conditions sur les marchés de crédit. La société de prêt-à-porter Isabel Marant va tester le marché avec une émission de 250 millions d’euros de dette garantie à 5 ans avec un call à 2 ans. Les émissions de dette high yield ont accéléré ces dernières semaines.
La règle tacite fixée par la présidente Christine Lagarde en avril 2022 afin que les membres de la Banque centrale européenne (BCE) évitent d’exprimer des opinions divergentes dans les quatre jours qui suivent la réunion de politique monétaire semble caduque. Revenant sur la décision de jeudi de relever le taux directeur de 50 points de base (pb) en février (à 2,50%) et très probablement en mars (à 3%), le gouverneur autrichien Robert Holzmann a déclaré lundi lors d’une conférence que, l’inflation en zone euro restant beaucoup trop élevée, «le risque d’un resserrement excessif semble minuscule par rapport au risque d’en faire trop peu (…). Nos décisions de politique monétaire doivent continuer à montrer les ‘dents’ jusqu’à ce que nous observions une convergence crédible vers notre objectif qui soit également ressentie par le grand public», a-t-il ajouté.
L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé lundi la création d’une nouvelle obligation de maturité 30 ans, comme envisagé dans le cadre du programme de financement de l’Etat pour 2023.
Les ventes au détail de la zone euro ont reculé conformément aux attentes en décembre, soulignant la faiblesse de la demande des consommateurs en fin d’année face à une inflation élevée, selon Eurostat. Le volume des ventes au détail dans les 19 pays partageant alors l’euro a diminué de 2,7% en décembre en glissement mensuel et de 2,8% en glissement annuel. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une baisse de 2,5% sur un mois et une baisse de 2,7% sur un an.
La société de services financiers cotée sur Euronext Paris fait l’objet d’un projet d’OPA de la part de son premier actionnaire, Concordia, la holding de la famille Rothschild.
L'optimisme revient alors que le risque de récession sévère s’éloigne et que l’inflation atteint un pic. Mais le resserrement des spreads semble être allé trop loin.
Elisabeth Borne a annoncé dans un entretien au JDD que les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir en retraite à 63 ans au lieu de 64 ans, répondant ainsi favorablement à une demande des députés LR sur le projet de réforme. «Nous entendons» la demande des élus de droite, a-t-elle expliqué avant le coup d’envoi des débats devant l’Assemblée nationale ce lundi. Les Républicains plaidaient depuis plusieurs jours pour éviter que «ceux qui ont commencé à travailler le plus tôt (doivent) cotiser le plus longtemps», selon le président du parti, Eric Ciotti. «C’est une mesure qui coûtera entre 600 millions et un milliard d’euros par an, et qui concernera jusqu'à 30.000 personnes par an», a souligné Élisabeth Borne. Concernant une autre demande des LR, également portée par le groupe MoDem, la Première ministre n’a «pas d’objection» : il s’agirait de faire «un bilan d'étape à mi-parcours de la réforme», en 2027.
L’indice ISM des services aux Etats-Unis a rebondi de manière inattendue vendredi à 55,2 en janvier, après avoir touché un creux de deux ans et demi à 49,2 en décembre. Les marchés s’attendaient à ce que le secteur ressorte du territoire de contraction en remontant au-dessus des 50 points (50,4). La capacité et les performances logistiques ont continué de s’améliorer et la majorité des entreprises ont indiqué que l’activité évoluait dans une direction positive. Des augmentations plus rapides ont été observées pour l’activité commerciale/la production (60,4), les carnets de commandes (52,9) et les nouvelles commandes (60,4). Les conditions d’emploi et de livraisons des fournisseurs sont restées à peu près inchangées (à 50).
Des milliers de serveurs informatiques dans le monde ont été la cible d’une attaque par ‘rançongiciel’, a déclaré dimanche l’Agence nationale italienne de cybersécurité (ACN). Son directeur général, Roberto Baldoni, a déclaré à Reuters que le piratage visait à exploiter une vulnérabilité logicielle, ajoutant qu’il s’agissait d’une attaque à grande échelle. Des serveurs informatiques auraient été compromis dans d’autres pays européens tels que la France et la Finlande, ainsi qu’aux États-Unis et au Canada, a rapporté l’agence de presse italienne ANSA, citant l’ANC.
L’indice PMI des services Caixin est passé de 48,0 en décembre à 52,9 en janvier 2023. Il s’agit de la première croissance du secteur des services en Chine depuis août dernier, soutenue par la récente levée des restrictions liées à la pandémie.
L’autorité de la concurrence américaine, la Federal Trade Commission (FTC), prépare une éventuelle action en justice contre le géant du commerce électronique Amazon, a rapporté vendredi le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. Selon le quotidien, il n’a pas été possible de déterminer exactement quels aspects des activités d’Amazon la FTC ciblerait et le calendrier de tout cas reste incertain.