La Riksbank et la Norges Bank, les banques centrales de la Suède et de la Norvège respectivement, ont annoncé jeudi le maintien de leur politique monétaire accommodante, alors qu’une annonce de la Banque centrale européenne sur la poursuite de son programme d’achat d’actifs est attendue dans la journée.
La croissance de l’agrégat monétaire M3, considéré comme un bon indicateur avancé de l’inflation, a légèrement accéléré en septembre tout comme la progression du crédit bancaire aux entreprises, a annoncé jeudi la Banque centrale européenne (BCE). Le rythme de croissance annuel de M3 dans les 19 pays de la zone euro s’est établi à 5,1% après 5,0% en août, qui avait marqué un rebond par rapport à juillet où il était tombé à 4,5%, soit son plus bas niveau depuis octobre 2016. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une progression de 5,0% en septembre.
Les ventes au détail ont accusé leur plus important recul annuel depuis mars 2009 en octobre, d’après l’étude mensuelle Distributive Trends Survey du CBI publiée jeudi. L’indice des ventes est passé de +42 en septembre à -36 en octobre. Samuel Tombs, économiste chez Pantheon Macro, souligne toutefois la variabilité de cette étude basée sur les réponses de 49 distributeurs, le rebond affiché au mois de septembre ne s’étant par exemple pas reflété dans les données officielles.
La Chine ne se fixera plus comme objectif de doubler son produit intérieur brut (PIB) à compter de 2021, a annoncé jeudi un haut responsable du Parti communiste chinois (PCC), signe d’une inflexion dans la politique de croissance de Pékin à long terme. Le gouvernement chinois ne va pas se contenter de rechercher la croissance économique, il va souligner l’importance de la qualité de cette croissance, a expliqué Yang Weimin, vice-ministre du Bureau central des Affaires financières et économiques, lors d’une conférence de presse.
Le nombre de nouveaux banquiers attendus à Paris dans le cadre du Brexit est de 2.460, après les récentes annonces venues compléter celle de HSBC (1.000 postes) en début d’année.
DIFFERENTIEL. A court terme, le billet vert devrait reprendre des couleurs. « La variable la plus pertinente pour juger l’euro-dollar est le spread entre les Treasuries à 10 ans et le Bund », explique Sandrine Lunven, chef économiste pays développés de TAC Economics. Un différentiel de 1,1% est un pivot important. Or il est aujourd’hui de 200 points de base. Au cours des dernières années, cette corrélation s’est systématiquement vérifiée sauf dans la période récente. « Depuis avril de cette année, l’euro a bénéficié de la réduction du risque politique et du changement de perspectives économiques dans la zone euro », explique l’économiste.
CONSENSUS. La part du cash dans les portefeuilles est à son plus bas de 2 ans et demi à 4,7%, selon le dernière enquête mensuelle de Bank of America Merrill Lynch (BoA ML) réalisée auprès de 179 investisseurs pesant 516 milliards de dollars d’actifs. Cette diminution correspond à la hausse de 18 milliards de dollars de la capitalisation des marchés actions dans le monde. De fait, pour la première fois depuis 2011, les investisseurs anticipant un scénario de goldilocks, de croissance plus importante conjuguée à une faible inflation, sont plus nombreux que les tenants de la stagnation séculaire. Un environnement idéal pour les actifs risqués. Les investisseurs sont à plus de 45% surpondérés sur les actions. Le corollaire est une faible part d’investisseurs croyant à une baisse des taux. Seulement 3%. Ils sont 82% à anticiper une hausse des taux tandis que 85%, un record, estime la classe d’actifs surévaluée.
Désormais troisième marché obligataire au monde, les efforts de la Chine continentale pour attirer les émetteurs internationaux semblent payer. Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ICMA (International Capital Market Association) et la NAFMII (National Association of Financial Market Institutional Investors) saluent les mesures d’assouplissement des procédures d’émissions pour les émetteurs étrangers par les autorités chinoises. Le marché des pandas bonds, ces obligations en renminbi émises par des sociétés ou gouvernements non chinois, atteint ainsi 11 milliards de renminbis (1,4 milliard d’euros) depuis le début de l’année à fin août, pour 57 émissions.
Bastien Davalos, partner Financial Structuring, Otimind Winter, George Paterson, associé, dirigeant du bureau de Paris, Norton Rose Fulbright, et Alain Chrun, CEO, Global Asset Capital
Attendue. La banque toscane Monte dei Paschi di Siena (MPS), dont la cotation devait reprendre ce 25 octobre après dix mois de suspension, s’est entourée de banques pour la conseiller dans son processus de titrisation de ses 26 milliards d’euros de prêts non performants (NPL). Il s’agit de Mediobanca, JPMorgan, Deutsche Bank, Credit Suisse et HSBC. Cette information tombe quelques jours après l’annonce d’une offre devant permettre à l’Etat italien de racheter pour 1,5 milliard d’euros les actions distribuées à d’anciens petits porteurs en échange de leurs obligations seniors dans le cadre du plan de sauvetage public de l’hiver dernier ; et après la demande de la Banque centrale européenne (en consultation jusqu’au 8 décembre) afin que les banques de la zone euro augmentent leurs provisions pour couvrir la totalité des créances irrécouvrables apparaissant après le 1er janvier.
A défaut d’un indice de remplacement, la clause du coût des fonds pourrait s’appliquer, avec un risque de renchérissement du financement pour l’emprunteur.
Xavier Rolet souhaite-t-il finalement consacrer plus de temps à son domaine viticole du Chêne Bleu en Vaucluse ? Mystère. S’il libère son fauteuil de directeur général du London Stock Exchange fin 2018, date limite de la « transition en douceur » planifiée par l’opérateur boursier, le Français aura alors tout juste 59 ans. Pas tout à fait l’âge pour se mettre au vert. « Nous avons montré la contribution extrêmement positive que le capitalisme peut apporter à l’ensemble de la société », se flatte-t-il pour l’heure, sans renier des « initiatives audacieuses ». Allusion sans doute au projet d’union avec Deutsche Börse, dont la bonne fin devait voir Xavier Rolet passer le relais. Le dirigeant n’a pas mis longtemps à tenir sa promesse.
Mercialys a annoncé hier avoir émis pour 150 millions d’euros d’obligations dans le cadre d’un placement privé. Cette nouvelle souche, de maturité 2027, offre un rendement de 110 points de base au dessus des taux mid-swap. Cette opération s’inscrit dans le cadre des besoins généraux de la foncière, filiale de Casino, incluant notamment le refinancement partiel de la souche obligataire de 479,7 millions d’euros arrivant à échéance en mars 2019 et portant un coupon de 4,125%. Deutsche Bank a agi en tant que teneur de livre.
Déjeuner à Matignon, dîner à l'Elysée: une vingtaine de patrons de grands fonds, dont Larry Fink, ont eu droit hier au service après-vente des réformes.
L’Unedic a confirmé hier que son déficit se réduirait en 2017 et 2018, l’amélioration de la conjoncture économique et les retombées de la nouvelle convention d’assurance chômage signée mi-avril lui permettant d’améliorer sa situation financière. L’organisme paritaire de gestion de l’assurance chômage se montre cependant un peu moins optimiste que dans ses prévisions de juin quant au rythme de réduction des déficits et à l'évolution du nombre de chômeurs indemnisés. Pour cette année, le déficit s'élèverait à 3,8 milliards d’euros, après 4,3 milliards en 2016, et il baisserait encore à 3,25 milliards d’euros en 2018. En juin, l’Unedic prévoyait un déficit à 3,6 milliards d’euros cette année et 2,9 milliards d’euros en 2018. Selon ces nouvelles prévisions, la dette cumulée de l’assurance chômage, qui s’est élevée à 30,0 milliards d’euros en 2016, serait portée à 33,8 milliards d’euros cette année et 37,1 milliards en 2018.
Le président de la Généralité de Catalogne, le séparatiste Carles Puigdemont, a repoussé une invitation à s’exprimer devant le Sénat espagnol, a annoncé hier un porte-parole du gouvernement catalan. Quelques heures auparavant, des conseillers avaient pourtant indiqué qu’il se rendrait probablement jeudi devant la chambre haute du parlement espagnol. Finalement, un de ses porte-parole a annoncé qu’il refusait de se rendre à Madrid car le gouvernement espagnol a déjà annoncé son intention de suspendre l’autonomie de la région en vertu de l’article 155 de la Constitution espagnole.
La Banque du Canada a laissé hier son taux directeur inchangé, tout en expliquant qu’elle resterait prudente dans les prochains mois au vu des incertitudes entourant la conjoncture. Son taux cible du financement à un jour, principal instrument de sa politique monétaire, reste à 1%, un statu quo auquel s’attendait la quasi-totalité des observateurs après les hausses décidées en juillet puis en septembre. Le communiqué mentionne à deux reprises la vigueur du dollar canadien, ajoutant que l’inflation devrait atteindre 2% l’an prochain mais un peu plus tard que prévu et que la croissance des exportations pourrait ralentir.
L’opérateur mobile italien Wind Tre, qui a levé mardi l'équivalent de 7,3 milliards d’euros de dette, a vu le prix de ses obligations s’apprécier hier pour leur premier jour de cotation. Le groupe a réalisé la plus grosse émission en une seule fois sur le high yield européen, en levant 1,625 milliard d’euros de titres d'échéance janvier 2023, 2,25 milliards à 2024 et 1,75 milliard à 2025, que complète une souche en dollars de 2 milliards à 2026. Les prix des quatre lignes s’appréciaient au-dessus du pair.
Le traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (CETA) pourrait être ratifié par le Parlement français au second semestre 2018, a annoncé hier le ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot. Un plan d’action de mise en oeuvre de ce traité, entré provisoirement en vigueur le 21 septembre et fortement contesté, a été présenté lors du conseil des ministres. « Il y a une volonté d’essayer de mettre le CETA sous surveillance et de vérifier si l’on peut se doter d’outils et d’instruments qui vont nous permettre d’effacer les effets induits de ce traité », a déclaré Nicolas Hulot.
Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont bondi de 18,9% le mois dernier au rythme annualisé ajusté des variations saisonnières de 667.000 unités, un plus haut depuis octobre 2007, a annoncé hier le département du Commerce. Il s’agit de la plus forte progression en pourcentage depuis janvier 1992 pour cette statistique très volatile. Le rythme des ventes d’août a été revu en hausse d’un millier à 561.000. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à un repli de 0,9% le mois dernier, au rythme de 555.000 unités.
Deutsche Bank a accepté de verser 220 millions de dollars (186,3 millions d’euros) pour mettre fin à des poursuites aux Etats-Unis pour escroquerie aux dépens de pouvoirs publics et d’organisations à but non lucratif via la manipulation du Libor et d’autres taux de référence. L’accord entre la banque allemande et 44 Etats américains et Washington a été annoncé hier par l’Attorney General de New York, Eric Schneiderman. Deutsche Bank est le deuxième établissement à conclure un accord de ce type aux Etats-Unis après la britannique Barclays, qui a accepté en août 2016 de débourser 100 millions de dollars. « Cet accord met fin à la dernière enquête réglementaire en cours concernant la banque en relation avec le Libor », a déclaré dans un communiqué Troy Gravitt, un porte-parole de Deutsche Bank.