Le directeur général adjoint, candidat malheureux au poste de Frédéric Oudéa au mois d’octobre dernier, partira une fois effectuée la fusion des réseaux de détail du groupe bancaire.
UFF tire sa révérence boursière. A la suite de l’offre publique d’achat simplifiée d’Abeille Assurances Holding qui lui ont permis d’obtenir 94,84% du capital et des droits de vote d’UFF, l’assureur procédera le 1er mars au retrait obligatoire des 832.426 actions non-apportées à l’offre, représentant 5,13% du capital et des droits de vote de la société UFF. Le retrait obligatoire sera mis en œuvre au prix de 21 euros par action (égal au prix de l’offre), net de tous frais.
L’action Raiffeisen Bank International (RBI) a clôturé en repli de 7,3% à 15,25 euros lundi après que la banque autrichienne a déclaré vendredi soir avoir reçu le mois dernier une demande d’information de la part de l’autorité des sanctions des États-Unis concernant ses activités liées à la Russie. La banque a déclaré avoir reçu la demande de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain, avec lequel elle coopère, pour «clarifier les activités de paiement et les processus connexes maintenus par RBI à la lumière des récents développements liés à la Russie et à l’Ukraine». Plus tôt en février, Raiffeisen a déclaré avoir tiré plus de la moitié de son bénéfice 2022 de la Russie, un marché dont elle envisage de se retirer après l’invasion de l’Ukraine.
Les départs surprises s’enchaînent chez Scor. Quelques semaines après l’annonce de la démission de Laurent Rousseau alors au poste de directeur général du groupe de réassurance français, deux autres membres importants s’apprêtent à quitter le navire. Emmanuel Joffre, directeur des ressources humaines du groupe, et Nathalie Mikaeloff, directrice groupe de la communication et du marketing, devraient quitter leurs fonctions, est en mesure de confirmer L’Agefi après des révélations de L’Argus de l’assurance. Contacté, Scor ne commente pas.
La Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC) a déclaré vendredi qu’elle versera 770 millions de dollars (720 millions d’euros) à un véhicule contrôlé par la société américaine de private equity Cerberus Capital Management pour résoudre un contentieux lié à la crise financière mondiale de 2008. Cet accord conclu entre les deux parties fait suite à la décision d’un tribunal de New York qui a accordé le 4 janvier dernier à Cerberus 848 millions de dollars en dommages et intérêts dans le cadre de ce différend contractuel. Le montant payé éliminera l’incertitude, la distraction et les dépenses liées à la poursuite des litiges entre les parties, explique CIBC dans son communiqué.
L’assureur allemand a payé un lourd tribut dans le dossier des fonds Structured Alpha aux Etats-Unis. La très forte exposition du groupe à l'obligataire n'a pas non plus aidé.
Avec une conquête de clients record de 1,5 million en brut et 1.4 million en net, Boursorama Banque est la banque qui a recruté le plus de clients particuliers en France en 2022. La filiale de la Société Générale compte désormais 4,7 millions de clients, précise un communiqué publié vendredi. Un trentenaire sur 10 est client de Boursorama Banque avec une moyenne d’âge de 35 ans. Plus de 51 % d’entre eux l’utilisent comme banque principale avec un encours moyen de plus de 15.000 euros. En moyenne, par mois, ils se connectent 15 fois à leurs comptes et réalisent 16 opérations par carte.
La banque a publié un bénéfice record de 507 millions d’euros en 2022. L’année qui verra le départ de son emblématique directeur Olivier Klein risque d’être plus difficile.
Le réassureur suisse a dégagé un bénéfice net divisé par trois en un an, à 443 millions d’euros, sous le poids des catastrophes naturelles et des provisions pour l’inflation économique.
Bao Fan ne donne plus de nouvelles. Le patron de China Renaissance, l’une des plus grandes banques d’investissement du pays, manque à l’appel depuis plusieurs jours, a reconnu son employeur. Sa disparition serait liée à une enquête des autorités visant la banque ainsi qu’un autre de ses dirigeants, Cong Lin. L’action China Renaissance, cotée à Hong Kong, a plongé de 28,2% vendredi. China Renaissance et son PDG se sont fait une réputation dans le conseil aux géants de la tech chinoise tels que JD.com. Selon la presse locale, Bao Fan ne serait pas apparu publiquement depuis deux mois, et ne répondrait plus au téléphone depuis plusieurs jours. Pékin a lancé en 2020 une offensive pour limiter le pouvoir des géants chinois de la tech et de leurs patrons. Sa traduction la plus spectaculaire avait consisté en la mise au pas d’Alibaba et de son PDG Jack Ma, qui avait lui aussi disparu de la circulation avant de réapparaître en public pour faire amende honorable.
Le réassureur suisse a dégagé un bénéfice net divisé par trois an un an à 443 millions d’euros sous le poids des catastrophes naturelles et des provisions pour l’inflation économique.
Bao Fan ne donne plus de nouvelles. Le patron de China Renaissance, l’une des plus grandes banques d’investissement du pays, manque à l’appel depuis plusieurs jours, a reconnu son employeur. Sa disparition serait liée à une enquête des autorités visant la banque ainsi qu’un autre de ses dirigeants, Cong Lin. L’action China Renaissance, cotée à Hong Kong, a plongé de 28%.
Dans sa décision du 15 février 2023, la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé une sanction pécuniaire d’un montant de 120.000 euros à l’encontre du cabinet de conseil en investissements Capexis. La Commission lui reproche d’avoir octroyé des prêts à ses clients, qui lui ont été remboursés. Elle a retenu qu’en encaissant ces remboursements, Capexis avait manqué à l’interdiction qui s’impose aux conseillers en investissements financiers de recevoir des fonds autres que ceux destinés à rémunérer leur activité.Capexis a égalementperçu des commissions en lien avec la fourniture d’un service de conseil en investissement sans informer ses clients de la nature et du montant de ces commissions. La Commission a en outre retenu que Capexis avait fourni un service de réception-transmission d’ordressans avoir préalablement fourni un conseil en investissement formalisé et sans avoir établi une convention. Elle a estimé que les informations communiquées par Capexis dans des déclarations d’adéquation sur les coûts et frais, les performances des produits et leurs risques, étaient insuffisantes, inexactes ou trompeuses. Enfin, elle a retenu que Capexis ne disposait pas d’une procédure opérationnelle en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Cette décision peut faire l’objet d’un recours.
La Securities and Exchange Commission a proposé une règle qui pourrait rendre plus difficile pour de nombreux gestionnaires d’actifs d’investir l’argent des clients dans les crypto-monnaies, rapporte le Wall Street Journal. La Securities and Exchange Commission a voté mercredi une proposition qui élargirait les types d’actifs pour lesquels les conseillers en investissement, tels que les hedge funds et les fonds de pension, doivent passer par des dépositaires qualifiés pour les détenir. La proposition créerait également de nouvelles exigences pour les dépositaires qualifiés et note que certaines caractéristiques des crypto-monnaies pourraient les rendre difficiles à conserver en conformité avec les règles. La proposition limiterait la manière dont les gestionnaires d’actifs peuvent gérer les crypto-monnaies de leurs clients, mais n’imposerait pas de nouvelles exigences aux investisseurs individuels qui gèrent leurs propres portefeuilles.
Si, comme le veut l’adage, rien n’est possible dans l’UE sans l’assentiment de Paris et de Berlin, l’idée d’interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne a désormais du plomb dans l’aile. Alors que le ministre des Financesallemand Christian Lindner avait déjà exprimé son opposition à un tel projet, Emmanuel Moulin, le directeur général du Trésor, a fait de même mardi à Bruxelles au nom de la France, lors d’un débat au sein du Conseil Ecofin, selon des propos initialement rapportés par le média bruxellois l’Agence Europe. Poussée par la commissaire européenne aux services financiers, Mairead McGuinness, la mesure pourrait être proposée dans le cadre du paquet législatif de l’exécutif communautaire destiné à encourager la participation des investisseurs particuliers aux marchés de capitaux, attendu pour début avril. « Cette stratégie doit permettre d’améliorer encore davantage le conseil fourni aux investisseurs particuliers afin de permettre une meilleure adéquation avec leurs besoins, tout en assurant que l’allocation de l'épargne européenne contribue au financement des objectifs collectifs», a d’abord expliqué Emmanuel Moulin, avant d’estimer qu’« une mesure générale d’ interdiction des rétrocessions conduirait à mettre en risque l’accès au conseil en investissement» et serait ainsi «contraire à cet objectif ». L’ex-directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy a ensuite invité la Commission européenne à explorer des «approches alternatives». Récemment relancée par Mairead McGuinness, l’idée d’une interdiction générale des «inducements», déjà expérimentée depuis 2013 aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, donne lieu à un vif débat entre associations d’épargnants et lobbyistes du secteur financier. La France n’avait jusqu’ici pas pris position. «Nous sommes pour la transparence mais pas pour une interdiction générale qui remettrait en cause l’organisation de la distribution des produits financiers», confirmait-on mercredi à Bercy. Si, néanmoins, la Commission venait à inclure la mesure dans son paquet législatif, les oppositions de la France et de l’Allemagne - auxquelles s’ajoute celle de l’Autriche - rendraient très peu probable son adoption ultérieure par les co-législateurs. En effet, le feu vert du Conseil de l’UE nécessiterait le soutien de 15 États membres regroupant au moins 65% de la population totale de l’UE. En vertu de ce second critère, les trois pays sont déjà très près de constituer à eux seuls une minorité de blocage.
C’était hier, le 2 septembre 2005, et un nouveau magazine faisait son apparition dans la presse financière : L’Agefi Hebdo. Il y était question d’offensive des banques étrangères en Chine, du bon dosage des hausses de taux en zone euro – déjà –, du redressement d’un Crédit Lyonnais pas encore rebaptisé LCL et de partage de la valeur avec un dossier spécial sur l’épargne salariale. Certains sujets n’ont pas pris une ride, comme les relations entre private equity et Bourse. D’autres n’ont pas survécu à la crise financière, tels que « Le leveraged finance, clé de voûte de RBS en France ». Ne manquait en fin de journal que la rubrique gastronomique, à laquelle L’Agefi avait renoncé in extremis, au grand regret de certains journalistes…
Alors que les marges sont sous pression dans l’Hexagone, des acteurs spécialisés tels BNP Paribas Personal Finance et Oney Bank opèrent un recentrage de leur activité et taillent dans leurs coûts.
Vous tenez entre les mains le 840e et dernier numéro de L’Agefi Hebdo. L’auteur de ces lignes faisait partie déjà de l’aventure lors de la première édition de votre magazine, le 2 septembre 2005. L’Agefi engageait alors la complète refonte de son offre, avec un site internet, l’abandon du papier pour son quotidien historique au profit d’une version électronique, doublée d’un magazine hebdomadaire dédié à l’analyse et à l’approfondissement – une révolution pour l’époque. C’est à un saut quantique d’une égale importance que nous vous convions aujourd’hui. Si l’enveloppe charnelle de L’Agefi Hebdo disparaît, son esprit demeure. D’ici à début mars, vous retrouverez son contenu sous format web, au sein d’une offre quotidienne enrichie. Notre site agefi.fr dédié à nos abonnés fera pour l’occasion peau neuve, avec un accès simplifié, une mise à jour en continu et de nouvelles rubriques. Un rendez-vous de fin d’après-midi, le Décryptage, vous permettra de prendre du recul sur l’actualité marquante du jour. Et chaque vendredi, la rédaction vous proposera un dossier fouillé, le Grand Angle, équivalent à celui que vous retrouviez au milieu de ce journal, mais avec la diversité de formats que permet internet. Pourquoi ce basculement ? Pour nous approcher au mieux de vos modes de lecture. En dix-sept ans, le rythme de consommation s’est accéléré au profit des réseaux sociaux et des sites web. Le Covid et le développement du télétravail ont amplifié la tendance. Ce déluge d’informations en temps réel rend d’autant plus précieuse la capacité d’accéder à des articles à valeur ajoutée sans attendre une semaine. Mais nous savons aussi que beaucoup d’entre vous apprécient toujours de prendre du recul en feuilletant leur magazine. Ce besoin de temps long, ce plaisir de lecture, auront leur support : L’Agefi alpha. Ce nouveau mensuel consacré à l’écosystème de l’investissement et de la gestion d’actifs vous proposera de grands entretiens, des enquêtes exclusives ou encore des focus sur les marchés internationaux. Le premier numéro sortira des presses le 28 février, et viendra étoffer nos offres dédiées à l’asset management et aux investisseurs institutionnels. Ce n’est pas tout. Nous lancerons aussi, début mars, des offres innovantes sur deux nouvelles expertises, L’Agefi Private Equity et L’Agefi Cash&Risk. La première traitera du capital-investissement et du non-coté, la seconde du cash management et des risques, deux thématiques dont L’Agefi Hebdo s’est fait depuis longtemps le champion. Elles prendront elles aussi la forme d’un flux électronique quotidien, complétées par un magazine semestriel. Tout change, donc. Mais pour que rien ne change, et que le groupe Agefi, au cœur d’une place financière régénérée, reste votre service d’information professionnel de référence. Digne de la confiance que la communauté économique lui témoigne depuis 112 ans.