Credit Suisse poursuit son chemin de croix. La deuxième banque suisse a fait état jeudi d’une perte nette de 1,39 milliard de francs suisses (autant en euros) au quatrième trimestre, sacinquième perte trimestrielle consécutive. Sur l’ensemble de 2022, le groupe a perdu près de 7,3milliards de francs, du jamais vu depuis l’année de la crise financière de 2008. Credit Suisse a par ailleurs indiqué s’attendre à une perte avant impôt significative en 2023, liée à des charges de restructuration et à la cession de plusieurs activités, et a ajouté tabler sur une perte annuelle pour sa banque d’investissement. Le produit net bancaire a reculé de 33% sur un an au dernier trimestre, à 3,06 milliards de francs suisses. Le consensus établi par le groupe portait sur une perte nette de 1,34 milliard de francs et un produit net bancaire de 3,15 milliards de francs. L’action Credit Suisse plongeait de 5,5% peu après l’ouverture. Perte de confiance Credit Suisse avait déjà signalé en novembre tabler sur une perte avant impôt de 1,5 milliard de francs suisses pour les trois derniers mois de l’année, précisant que «la baisse des dépôts et des actifs sous gestion devrait entraîner une diminution du revenu net des intérêts et des commissions et frais récurrents». Il prévoyait notamment «une perte pour l’activité de gestion de fortune au quatrième trimestre». Le groupe avait été fortement affecté en octobre par des retraits de fonds massifs, des rumeurscirculant sur les réseaux sociaux ayant entraîné de fortes inquiétudes au sujet de la situation financière de la banque. Le fonds de commerce en a été affecté tout le trimestre: les actifs sous gestion ont reculé de 8% au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents, principalement au sein de la division gestion de fortune, à 1.294 milliards de francs suisses.Les sorties nettes d’actifs pour les trois derniers mois de l’année ont totalisé 110,5 milliards de francs. Le directeur général de la banque, Ulrich Körner, a fait part de flux de collecte «nets positifs» au mois de janvier. Credit Suisse a par ailleurs concrétisé l’acquisition de la boutique de conseil en fusions-acquisitions de Michael Klein, The Klein Group. Cet apport, valorisé à 175 millions de dollars, s’inscrit dans le cadre de la scission des activités de banque d’investissement du groupe au sein d’une nouvelle entité, CS First Boston, dont Michael Klein prend les rênes. L’opération, annoncée cet automne, constitue l’un des piliers du vaste plan de restructuration dévoilé par le groupe. Sa complexité et les risques de conflits d’intérêts - Michael Klein ayant été l’administrateur de Credit Suisse chargé de plancher sur l’avenir de la banque d’investissement - laissent encore beaucoup d’investisseurs sceptiques.
Natixis Investment Managers (Natixis IM) a confirmé le recrutement de Stéphane Vonthron, comme l’avait annoncé NewsManagers hier. Il prend le poste de directeur de la distribution retail & wholesale pour le marché français. L’intéressé sera basé à Paris et sera rattaché à Gad Amar, directeur distribution pour la région Europe de l’Ouest. Sa nomination sera effective entre fin avril et début mai 2023. «La nomination de Stéphane Vonthron marque une étape importante dans notre développement commercial sur les segments retail et wholesale en France, et reflète notre engagement à rester au plus près de nos clients et répondre à leurs besoins précis», commente Gad Amar. Natixis IM a pour ambition de maintenir sa forte présence sur le marché institutionnel français et d’intensifier ses efforts sur les marchés retail et wholesale, notamment au travers de partenariats stratégiques de distribution. Il s’agit de déployer une stratégie de développement à la fois sélective et diversifiée, en s’appuyant sur les expertises phares de son réseau d’affiliés, explique un communiqué. Stéphane Vonthron vient de JP Morgan Asset Management où il était directeur distribution retail pour le marché français et directeur exécutif de la distribution pour JP Morgan AM en France. Il avait débuté sa carrière en 2005 en tant que commercial (pour distribution de tiers) au sein de la Financière de l’Echiquier. De 2007 à 2012 il contribue au développement de la clientèle institutionnelle et en 2013 il devient Directeur Distribution Wholesale. En 2014, il rejoint JP Morgan Asset Management.
Le Credit Suisse a annoncé, ce 9 février, qu’il avançait dans le processus de scission de CS First Boston en acquérant The Klein Group pour 175 millions de dollars, qui seront payés sous la forme d’une note convertible. Le groupe a nommé Michael Klein au poste de Chief Executive Officer de la banque et de la région Amériques, ainsi que CEO désigné de CS First Boston. Le Credit Suisse précise qu’il garderait le contrôle de la structure de CS First Boston.
Abrdn est devenue la société britannique la plus «shortée», les hedge funds comme Point72 et CItadel continuant à parier sur une chute du cours de l’action, rapporte Financial News. Les grands investisseurs vendent à découvert 6,2 % des actions d’Abrdn, selon Short Tracker, qui suit les positions à découvert quotidiennes publiées auprès de la Financial Conduct Authority.
Third Point a pris une participation dans Salesforce, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Il s’agit du cinquième investisseur activiste connu à avoir une position dans le capital de la société de logiciels, après Elliott Investment Management, Starboard Value, ValueAct Capital Partners et Inclusive Capital. Third Point a l’habitude de prendre des participations dans de grandes sociétés et réclamer des changements. La taille de la position dans Salesforce et ses projets ne sont pas connus.
Brookfield AM a annoncé le lancement d’un fonds de dettes d’infrastructures à destination de la clientèle privée, via sa plateforme Brookfield Oaktree Wealth Solutions. Ce véhicule, dénommé Brookfield Infrastructure Income, a levé 1 milliard de dollars d’encours. Il est distribué en Europe et en Asie Pacifique, selon un communiqué de presse.
La consolidation du secteur des services aux fonds d’investissement et gestionnaires d’actifs se poursuit. FNZ, un fournisseur de services et de plateformes d’investissement en gestion de patrimoine, a annoncé, ce mercredi, l’acquisition d’International Fund Services & Asset Management (Ifsam), une société de services aux fonds établie au Luxembourg. Ifsam travaille pour près de 300 sociétés de gestion et une trentaine de distributeurs. L’entreprise commercialise entre autres des services de dépositaire et d’exécution d’ordres aux fonds de ces sociétés. Cette acquisition doit encore être validée par le régulateur des marchés financiers luxembourgeois CSSF. FNZ entend faire du Luxembourg « son centre d’excellence pour la distribution de fonds et les services de dépositaireen Europe», indique un communiqué de la société, qui administre 1.500 milliards de dollars d’encours. A l’instar d’autres acteurs comme Apex Group, FNZ fait partie des grands consolidateurs du secteur des services aux fonds et aux gestionnaires d’actifs. En janvier, la firme a acquis Fondsdepot Bank, une plateforme allemande de négociation et de conservation de titres pour fonds d’investissement. Un marché où elle était implantée depuis l’acquisition de la plateforme ebase en 2019. Mi-janvier, FNZ a également racheté YieldX, qui fournit des solutions d’indexation directe en marque blanche sur la gestion obligataire. En 2022, FNZ avait acquis deux sociétés suisses- la wealthtech Diamos et la firme technologique spécialisée sur les banques privées New Access – ainsi qu’une plateforme sud-africaine de services aux gestionnaires d’actifs et de fortune Silica. En outre, la société avait réalisé des investissements dans d’autres sociétés de l’écosystème des services aux fonds et tissé divers partenariats dont un avec Clearstream. FNZ a été fondé en 2003 en Nouvelle-Zélande par Adrian Durham, un ancien de Credit Suisse NZ devenu First Capital NZ par la suite. L’entreprise travaille avec plus de 8.000 sociétés impliquées dans la gestion de patrimoine dont Barclays, Vanguard ou encore BNP Paribas Cardif. La croissance de la firme est soutenue par plusieurs institutionnels dont la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ), le fonds souverain singapourien Temasek ou encore le Canadien CPP Investments.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de nouer un partenariat de distribution avec le gérant chilien Moneda, a appris NewsManagers. Le contrat couvre la France, la Belgique, le Luxembourg, et Monaco, et concernera les investisseurs institutionnels, les banques privées, et les family offices. Le TPM va distribuer les trois fonds de la maison : Moneda Latin America Equities Fund Moneda Latin America small cap fund Moneda LATAM Corporate Credit Fund. Moneda a été créé en 1984, et compte neuf milliards d’euros d’encours sous gestion.
Invesco va changer de président directeur général, a annoncé, ce mercredi, la société de gestion américaine cotée en Bourse. Marty Flanagan, en poste depuis 2005, va quitter la tête d’Invesco le 30 juin prochain. L’actuel senior managing director et directeur pour les Amériques, Andrew Schlossberg, lui succédera dans les fonctions de président et directeur général d’Invesco. Marty Flanagan poursuivra une mission de conseil en tant que président émerite jusqu’au 31 décembre 2024. Il était entré chez Invesco en 2005 après 19 ans passés au sein de Franklin Resources (maison-mère de Franklin Templeton) dont une en tant que co-directeur général. Son successeur, Andrew Schlossberg, a, lui, rejoint Invesco en 2001, ayant occupé plusieurs postes exécutifs dont ceux de responsable de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, de la distribution retail aux Etats-Unis et de responsable des ETF. Doug Sharp, responsable de la région EMEA, verra ses responsabilités actuelles étendues puisqu’il dirigera également les activités d’Invesco pour les Amériques. En outre, il sera en charge des ETF, des comptes gérés séparément et des fonctions digitales de la société de gestion au niveau international. Invesco a aussi annoncé le départ de son responsable des investissements, Greg McGreevey. Il est remplacé par deux co-directeurs des investissements et managing directors, à savoir Stephanie Butcher, directrice des investissements EMEA, et Tony Wong, responsable mondial des investissements obligataires. Greg McGreevey conseillera le duo jusqu’au 31 mars 2023. Un mandat mouvementé Durant ses 18 ans à la tête d’Invesco, Marty Flanagan aura fait progresser les encours de la société de 400 milliards à 1.409 milliards de dollars (au 31 décembre 2022). Pour y parvenir, il a entre autres misé sur le développement d’Invesco et ses marques à l’étranger ainsi que sur les opérations de croissance externe. Ainsi, sous sa présidence, Invesco a racheté l’activité de gestion d’actifs retail de Morgan Stanley en 2009, dont Van Kampen Investments, et la société de gestion indienne Religiare en 2016. En 2017, la firme a réalisé un double coup en faisant l’acquisition du fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) Source puis de l’activité ETF de Guggenheim Partners. L’année 2018 a constitué un autre tournant de la présidence de Marty Flanagan avec d’abord l’intégration des différentes marques d’Invesco dont Powershares, Perpetual et Trimark puis l’acquisition d’Oppenheimer Funds. Ces opérations ont donné lieuà la suppression d’au moins 1.300 emplois. Cette période a été difficile pour Invesco qui a été confronté à un effondrement brutal de son cours de 38 dollars à environ 7 dollars entre janvier 2018 et mai 2020. Début 2020, la firme s'était engagée dans une revue de ses activités pour se repositionner face aux défis de la gestion d’actifs. Une revue qui a notamment résulté dans la rationalisation des filiales d’Invesco en Europe. Les années Trian et le mariage avorté Durant les dernières années de son mandat, Marty Flanagan a dû composer avec Nelson Peltz et Ed Garden, deux fondateurs et dirigeants du hedge fund activiste Trian, entrés en octobre 2020 au conseil d’administration d’Invesco. Ils l’ont quitté en février 2022 après une nette amélioration de la marge opérationnelle et du cours de Bourse de la société sur la période. Leur présence au conseil d’administration avait ravivé les rumeurs d’un grand mariage dans la gestion d’actifs américaine, Trian siégeant aussi au conseil d’administration de Janus Henderson.Ce grand mariage aurait pu être celui d’Invesco avec State Street. Des discussions s’étaient tenues en 2021 sans déboucher sur une opération de consolidation. Marty Flanagan va céder la tête d’Invesco après un cru 2022 difficile. Sur un an glissant, les encours de l’entreprise d’Atlanta sont en baisse de 12,5%, le résultat net ajusté en repli de 55,5% et sa marge opérationnelle ajustée est passée de 41,5% à 34,8%. Des chiffres à contrebalancer avec quelques éléments positifs dont une collecte de 52,7 milliards de dollars sur l’année 2022, essentiellement sur le monétaire et la gestion passive. Cette franchise sur les ETF restera le grand héritage de sa présidence.
Alors que LFPI (La Financière Patrimoniale d’Investissement) a publié un communiqué mardi soir confirmant son projet d’entrée au capital de Mandarine Gestion et son souhait de prendre le contrôle de la société de gestion fondée en 2008 par Marc Renaud, on en sait un peu sur ses intentions. Le projet qui se dessine est celui d’une fusion entre Mandarine et Meeschaert AM, l’actuelle société de gestion collective du groupe LFPI, fondé par des anciens de Lazard. Les deux entités combinées pèseraient quelque 7,2 milliards d’euros: 4 milliards pour Meeschaert et 3,2 milliards pour Mandarine. «Avec cette opération, nous entendons renforcer notre ligne métier Gestion d’actifs au sein de LFPI grâce à la complémentarité des deux entités.Nous n’envisageons pas de créer deux sociétés concurrentes au sein de LFPI.», explique Fabien Bismuth, président du directoire de Financière Meeschaert et de Meeschaert Asset Management et membre du conseil de LFPI. La marque de Mandarine serait toutefois conservée en raison de sa notoriété, ainsi que l’ensemble de ses salariés. L’opération doit permettre à LFPI, qui gère un total de 25 milliards sur diverses classes d’actifs, de considérablement accroître son expertise sur les marchés actions, une spécialité de Mandarine. A l’heure actuelle, un quart environ des encours gérés par Meeschaert AM sont en actions cotées. LFPI est aussi intéressé par l’empreinte un peu plus internationale de Mandarine pour y commercialiser ses services et produits. Selon toute vraisemblance, Marc Renaud ne devrait pas se retirer tout de suite mais accompagner «quelques années» la transition. Rémi Leservoisier n’exclurait pas de partir un peu avant lui. Les «négociations exclusives» dont il est fait part dans le communiqué par LFPI concernent uniquement les deux associés. Avec leurs parts, LFPI deviendrait de fait, actionnaire majoritaire. Les autres actionnaires minoritaires que sont Arkéa IS, Financière Dassault et la Banque Postale, sont approchés par Marc Renaud pour connaître leurs intentions puis discuter éventuellement avec LFPI. Comme nous l'écrivions mardi, d’après nos informations, Arkéa IS aurait déjà accueilli favorablement l’idée et commencé à rapatrier ses fonds confiés à Mandarine. A noter que LFPI se dit prêt à accueillir les actionnaires minoritaires s’ils le souhaitent, sans préciser toutefois si cela serait à son capital ou au capital de la future entité fusionnée.
A l’heure où les superprofits de TotalEnergies ou de CMA-CGM sont pointés du doigt, Bruno Le Maire se retrouve bien embêté depuis que Le Canard enchaîné a révélé qu’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) dénonçant la rentabilité bien plus élevée que prévu des concessionnaires d’autoroutes a été enterré par Bercy. Avec un rendement de plus de 12 %, contre 7,67 % calculés au moment de l’attribution des concessions en 2006, on peut légitimement estimer qu’une « baisse drastique » des tarifs de péages de Vinci ou Eiffage, comme préconisé par l’IGF, ne ruinera pas leurs actionnaires. « Le ministre de l’Economie en charge de la comptabilité de Vinci », tel que le surnomme désormais le député François Ruffin, n’a pour l’instant pas réagi.
C’est la somme allouée par Calpers pour la recherche de gérants alternatifs émergents. Le fonds de pension des fonctionnaires de Californie vise plus précisément 500 millions via TPG Capital, qui, via le fonds TPG Next, entend donner leur chance aux nouveaux talents innovants dans la gestion alternative, et notamment aux dirigeants issus de la diversité. La même somme est confiée à GCM Grosvenor et à sa stratégie « Elevate », qui cible en amorçage le soutien à des fonds lancés par des équipes de private equity de petite taille, émergentes et diverses.
L’opérateur boursier turc a suspendu les cotations mercredi pour la première fois en 24 ans, après que l’indice phare a chuté de plus de 16% à la suite du séisme qui a endeuillé le sud-est du pays et la Syrie. Le Borsa Istanbul 100 Index avait cédé 1,35% lundi au terme d’une séance très volatile, avant de plonger de 8,6% mardi, séance durant laquelle la Bourse a levé les coupe-circuits mis en place la veille pour éviter la panique. Il abandonnait plus de 7% encore mercredi avant l’annonce de la suspension. La chute du marché s’expliquerait notamment par un mouvement de panique des investisseurs particuliers, actifs sur les actions car celles-ci offrent une protection contre l’inflation très élevée (plus de 85% en 2022) du pays. En 1999, à la suite d’un autre séisme majeur, la cotation des actions turques avait été suspendue une semaine. Le bilan des victimes des tremblements de terre survenus tôt lundi dans le sud de la Turquie s'élevait mercredi matin à 7.108 morts, selon l’autorité de gestion des catastrophes. Dans la Syrie voisine, déjà dévastée par plus de 11 ans de guerre, le bilan officiel a grimpé à plus de 2.500 morts dans la nuit, selon le gouvernement syrien et un service de secours opérant dans le Nord-Ouest tenu par les rebelles.
Collecte nette positive, percée sur les actifs les mieux margés : la filiale de gestion de Crédit Agricole a signé des comptes 2022 meilleurs qu’attendu.
Frédéric Nectoux a quitté Financière Arbevel. L’intéressé a indiqué son départ sur le réseau social LinkedIn. Il avait rejoint la société de gestion française en janvier 2021 pour ouvrir sa succursale de Genève et s’occuper des relations avec les investisseurs institutionnels suisses. Il était auparavant passé parParibas, CDC-Ixis et CPR ainsi que par Exane BNP Paribas
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) vient de s’allier avec Greenly for Finance, une plateforme de comptabilité carbone, afin de mesurer l’empreinte carbone de ses investissements en dette corporate. Le partenariat vise à aider les entreprises financées par LBPAM dans leur transition vers la neutralité carbone. L’équipe de dette privée corporate pourra désormais suivre l’empreinte carbone des entreprises en portefeuille en temps réel, basée sur les normes internationales de comptabilité carbone comme le GHG Protocol, par exemple. La filiale de La Banque Postale compte près de 1,7 milliard d’euros dans la dette privée corporate. La plateforme de Greenly s’ajoutera au sein du processus de sélection de son fonds LBPAM Mid Cap Senior Debt, qui est toujours en cours de levée de fonds. Catégorisé Article 9 sous le règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), ce véhicule investira dans des entreprises du secteur privé afin d’accélérer leur transition vers une économie plus durable.
Robin Geffen, le responsable des actions mondiales de Liontrust Asset Management, quitte la société de gestion, en pleine réorganisation. Liontrust AM a annoncé que l’équipe actions monde allait être intégrée au sein de l’équipe fondamentale monde avec effet immédiat. L’équipe actions monde sera désormais rattachée à Tom Record, gérant actions internationales, à l’exception de celle qui gère le fonds Global Technology, qui sera rattachée à l’équipe innovation monde.
La banque suisse Vontobel a publié ce 8 février ses résultats financiers d’une année 2022 difficile. Le résultat opérationnel a reculé de 16% à 1,3 milliard de francs suisses, et le profit net de 40% à 229,8 millions. Dans la gestion d’actifs, les encours sous gestion ont chuté de 16% en 2022, à 204,4 milliards de francs suisses. La firme continue de décollecter, avec -5,2 milliards de francs en 2022, contre -8,1 milliards en 2021. Les encours sous gestion ont néanmoins profité de l’apport de 6,2 milliards de CHF via l’acquisition de Swiss Financial Advisors auprès d’UBS. Le recul des encours en gestion de fortune est plus limité, avec -3,3% à 92,6 milliards de francs. La division a notamment profité d’une collecte nette de 5,4 milliards de CHF.
L’opérateur boursier turc a suspendu les cotations mercredi pour la première fois en 24 ans, après que l’indice phare a chuté de plus de 16% à la suite du séisme qui a endeuillé le sud-est du pays et la Syrie. Le Borsa Istanbul 100 Index avait cédé 1,35% lundi au terme d’une séance très volatile, avant de plonger de 8,6% mardi, séance durant laquelle la Bourse a levé les coupe-circuits mis en place la veille pour éviter la panique. Il abandonnait plus de 7% encore mercredi avant l’annonce de la suspension.
Le japonais SoftBank Group a annoncé mardi une perte de 783 milliards de yens (5,5 milliards d’euros) sur son troisième trimestre 2022/23. Ses fonds d’investissement Vision Fund 1 et 2 ont à eux seuls accusé une perte de 660 milliards de yens sur le dernier trimestre calendaire de 2022. Leur résultat est négatifpour le quatrième trimestre d’affilée.L’essentiel de la perte du Vision Fund provient d’une forte baisse de la valorisation des investissements dans des sociétés non cotées, relève Reuters, même si certains titres cotés ont eux aussi souffert. Peut-être pour rassurer les investisseurs, Softbank Group a aussi annoncé, mardi, son intention de réintroduire en BourseArm, le concepteur britannique de microprocesseurs. Ilcomptait initialement réaliser cette opération d’ici fin mars de cette année, mais ce calendrier avait étéabandonné courant 2022, avec pour nouvel objectif une cotation d’Arm d’ici fin 2023. En 2020, il avait failli vendre Arm au fabricant de puces américain Nvidia pourenviron 40 milliards de dollars(35,18 milliards d’euros au cours de l’époque). Mais l’accord avait étéabandonnédébut 2022 en raison d’obstacles réglementaires.
Stéphane Vonthron, qui a annoncé la semaine dernière sur Linkedin son départ de JP Morgan Asset Management où il était directeur de la distribution pour la France depuis près de neuf ans, devrait rejoindre Natixis IM, a appris NewsManagers. Selon des sources concordantes, son arrivée devrait être annoncée officiellement avant la fin de la semaine. Les contours exacts de son poste ne sont pas encore connus mais son expérience du marché français et de la distribution devraient être mis en avant.
La banque italienne ne trouve pas chaussure à son pied. Selon son directeur général Carlo Messina, Intesa Sanpaolo aurait besoin d’un accord de fusion ou d’une acquisition transfrontalière pour devenir un leader européen de la gestion et de la protection de patrimoine, mais il n’y a pas de cibles appropriées à l’heure actuelle. «La gestion et la protection du patrimoine sont absolument le modèle commercial gagnant... si nous voulons devenir un leader incontesté, cela doit être transfrontalier», a-t-il déclaré mardi sur Bloomberg TV. Il estime que s’intéresser à de grands concurrents induit des risques d’exécution trop importantstout en déplorant le prix trop élevé des plus petits acteurs par rapport à leur valeur comptable.
Après une année 2021 record, Amundi a fait le dos rond en 2022 face au vacillement des marchés financiers. Cela lui a réussi à en juger par ses résultats annuels publiés mercredi 8 février. La filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole dépasse les attentes des analystes en affichant un résultat net ajusté de 1.178 millions d’euros pour 2022, en repli de 10,5% par rapport à 2021. Elle explique principalement cette baisse par le retour à la normale du niveau de commissions de performance (427 millions d’euros en 2021 contre 171 millions d’euros en 2022). La société de gestion a encaissé 2.965 millions d’euros en commissions nettes de gestion hors commissions de performance (+7,6% sur un an), dont 720 millions pour le quatrième trimestre 2022 (-3,6% par rapport au troisième trimestre 2022). Le résultat net ajusté d’Amundi pour le quatrième trimestre 2022 est de 303 millions d’euros, en hausse de 7,5% par rapport au troisième trimestre 2022. «Ces résultats sont liés à la qualité de nos gestions, à l’adaptation de notre offre, mais aussi à la capacité d’abaisser notre base de coûts dans un contexte de marché défavorable. En 2022, Amundi a également poursuivi son développement conformément aux axes de son plan Ambitions 2025, notamment en actifs réels, gestion passive, dans les services et la technologie, ou en Asie», a commenté Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi. Collecte nette de 7 milliards d’euros en 2022 Au 31 décembre 2022, les encours sous gestion d’Amundi s’élevaient à 1.904 milliards d’euros (-7,7% sur un an), conséquence d’un effet de marché négatif de 167 milliards d’euros. Le gestionnaire a cependant bouclé 2022 par une collecte nette de 7 milliards d’euros, loin des tourments du marché des fonds européens - qui a décollecté 57 milliards d’euros en 2022 - et des prévisions d’analystes qui tablaient sur des sorties nettes d’environ 10 milliards d’euros. Hors joint-ventures, les actifs de moyen-long terme ont attiré 7,8 milliards d’euros tandis qu’une décollecte nette de -14,9 milliards d’euros a été observée sur les produits de trésorerie. Les joint-ventures d’Amundi à l’étranger ont levé 14 milliards d’euros, notamment en Inde. En revanche, la joint-venture avec Bank of China Wealth Management a décollecté en raison des échéances de fonds lancés en 2021 et du contexte local. «Cette joint-venture est un investissement de long-terme en Chine, portée par des tendances de long-terme locales qui nous rendent très confiants sur le futur, quoi qu’il se passe et quel que soit le rythme de réouverture de l’économie chinoise», a indiqué Valérie Baudson, lors de la présentation des résultats à la presse, mardi 7 février. La société de gestion comptait378 milliards d’euros d’encours en Asie à fin 2022 tandis qu’elle en cible 500 milliards en 2025. En 2022, Amundi a par ailleurs collecté 9,9 milliards d’euros auprès des investisseurs particuliers et décollecté 17 milliards d’euros auprès des institutionnels, essentiellement en raison de retraits des clients particuliers en assurance vie traditionnelle et des sorties d’entreprises des produits de trésorerie. Des produits de trésorerie sur lesquels les entreprises sont revenues durant le quatrième trimestre 2022, qui a vu Amundi collecter 15 milliards d’euros tous segments confondus. Sur le segment des distributeurs tiers, Amundi a «noté» l’accord de partenariat dans la gestion d’actifs entre les financières italiennes Unicredit et Azimut pour la création d’une future joint-venture de gestion d’actifs en Irlande. Cela n’affecte en rien le partenariat de distribution qui lie Unicredit à Amundi jusqu’en 2027, a assuré Valérie Baudson. Contre l’interdiction totale des rétrocessions La directrice générale d’Amundi s’est exprimée sur l’épineuse question du devenir des rétrocessions aux intermédiaires financiers dans la vente de produits financiers aux particuliers européens. La commissaire européenne aux services financiers, à la stabilité financière et l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinness s’est récemment déclarée favorable à leur interdiction. «La Commission européenne envisage diverses options y compris un encadrement plus strict des règles en matière de rétrocessions. Une éventuelle interdiction totale des rétrocessions dans l’Union européenne serait absolument préjudiciable à l’accès des particuliers européens au conseil en investissement et aux produits. Nous sommes encore très loin d’une décision concrète sur ce sujet. Même si une décision était prise, sa mise en application prendrait plusieurs années et Amundi a fait ses preuves en matière de diversité de canaux de distribution, de capacité d’adaptation à son marché et de diversité sur ses expertises. Notre leadership sur les ETF (171 milliards d’euros d’encours fin 2022) serait un atout», a répliqué la directrice générale d’Amundi. Sur la gestion indicielle, le gestionnaire a collecté 13,8 milliards d’euros en 2022 dont 5 milliards sur les fonds indiciels cotés (ETF). Amundi a pu profiter des bénéfices de l’intégration de Lyxor, racheté fin 2021 à la Société Générale. La société de gestion a réalisé des synergies en revenus et coûts «plus rapidement que prévu» et se dit prête à regarder toute opération de croissance externe conforme à ses critères de recherche. SFDR Autre sujet brûlant abordé par Valérie Baudson, celui du règlement européen sur la publication d’informations sur la durabilité dans le secteur financier (SFDR). Cette régulation pousse les gérants d’actifs à classifier leurs fonds en fonction de leurs objectifs de durabilité (article 8 pour les fonds promouvant des caractéristiques durables, article 9 pour les fonds poursuivant un objectif de durabilité). Amundi, comme beaucoup d’autres gérants, a dû rétrograder des fonds article 9 en article 8 suite à des précisions apportées par les instances européennes. «Il s’agit d’une régulation très mouvante, à un rythme rapide. C’est une bonne chose mais il faut que l’on s’adapte en conséquence. Nos exigences en matière de durabilité restent les mêmes. Nous avons pris une position très prudente pour protéger nos distributeurs et clients.» Outre les évolutions dans la gestion, Amundi a vu les revenus de son unité technologique, Amundi Technology, progresser de 35% en 2022 par rapport à 2021, grâce à l’acquisition de 8 nouveaux clients (47 à fin 2022). Le conseil d’administration d’Amundi proposera un dividende de 4,10 euros par action – identique à celui de 2021 – lors de la prochaine assemblée générale du 12 mai 2023. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 75% du résultat net part du groupe, et à un rendement de 6.6% sur la base du cours de l’action au 6 février 2023 (clôture à 62,45 euros).
Le processus aura duré plus longtemps que prévu. Annoncéen octobre 2021, c’est seulement un an plus tard, le 31 octobre dernier qu’a été finalisé le rapprochement de Milleis banque avec Cholet Dupont Oudart. Pas d’inquiétude cependant, « ce délai, plus long que prévu, est lié au processus complexe par lequel le rapprochement de deux structures bancaires doit passer auprès des autorités réglementaires françaises et européennes», explique Nicolas Hubert, le directeur général de Milleis. Avec 13 milliards d’euros d’encours, dont 4 proviennent de Cholet Dupont Oudart, Milleis revendique la place de 3e banque privée indépendante à Paris, derrière Rothschild & Co et Edmond de Rothschild. La conclusion de cette opération arrive à point nommé pour la banque. Celle-ci boucle en effet pour la première fois une année pratiquement à l’équilibre depuis son acquisition par AnaCap en 2017. Le fonds avait alors racheté la structure alors qu’elle était déjà déficitaire. Hors éléments exceptionnels, son activité opérationnelle est ainsi profitable depuis l’été dernier. Pour 2023, la société s’attend à être largement rentable, d’autant que Cholet Dupont Oudart est intégré dans les comptes consolidés depuis le 31 janvier. Double identité Comme prévu lors de l’annonce du rachat, Cholet Dupont Oudart conservera sa marque, sa clientèle, ses locaux place de la Madeleine à Paris, et continuera d’être dirigée par Fabrice de Cholet et Gaël Dupont. «Cette double identité nous permet d’adresser deux cibles de clients différentes. MilleisBanque Privée s’adresse à une clientèle plutôt à la recherche de modernité et d’innovations, tandis que les clients de Cholet Dupont Oudart sont attachés aux standards traditionnels de la banque privée», déclare Nicolas Hubert. Ces deux structures indépendantes n’empêcheront pas le groupe de mettre en place des synergies. Point particulièrement important sur le métier de la banque privée, qui reste rentable mais sur lequel l’effet taille se révèle déterminant. Milleis pourra distribuer ses produits aux clients de Cholet Dupont Oudart et vice versa. Cecanal de distribution croisé s’ajoutera à celui mis en place avec Groupama fin 2019, lorsque Milleis avait repris la clientèle patrimoniale de l’assureur. Ces développements seront surveillés de près par l’actionnaire qui, comme l’avait révélé Les Echos, a mandaté la Banque Rothschild fin 2022 pour sonder le marché en vue de trouver un possible repreneur. Si rien ne presse, ce cap de la rentabilitépourrait susciter davantage de prétendants.