Le marché européen des instruments dérivés cotés (Exchange-Traded-Derivatives, ETD) affichait une valeur notionnelle d’environ 200.000 milliards d’euros au deuxième semestre 2016, montre le rapport de l’Esma publié mardi sur les risques, vulnérabilités et tendances des marchés financiers européens. L’Esma s’appuie sur des données compilées auprès des plates-formes régulées pour préparer la mise en place de Mifid 2, qui montrent un volume d’échange quotidien notionnel de 1.300 milliards d’euros sur ces produits en Europe. Ces données, plus détaillées, sont cohérentes avec celles publiées par la Banque des règlements internationaux (BRI), souligne l’Esma.
Après les critiques générées par la stratégie de GSO, filiale de Blackstone spécialisée dans le crédit, qui visait à pousser une entreprise à un défaut partiel pour bénéficier du déclenchement des CDS, plusieurs hedge funds travaillent ensemble pour amender les règles du marché des CDS. Elliott et Apollo font notamment partie du groupe, rapportait hier Bloomberg, de même que CQS et Anchorage. Le cabinet d’avocats Milbank, Tweed, Hadley & McCloy pilote l’effort, qui devra passer par l’Isda, l’association des professionnels du marché des dérivés qui fixe les règles du marché des CDS. Un acteur anonyme a par ailleurs demandé hier à l’Isda de déterminer si un défaut doit déclencher les CDS s’il est le résultat d’un schéma porté par une société acheteuse ou vendeuse de CDS.
Dans un discours prononcé le 1er février, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), Chris Giancarlo, a expliqué que la méthode actuelle de calcul des encours sur les contrats de swaps de taux, reposant sur le notionnel, exagérait le volume réel des transactions. Le gendarme des marchés dérivés aux Etats-Unis propose une nouvelle méthode basée sur l’entity-netted notional amount (ENN), qui calcule le montant net entre les positions longues et courtes pour une même contrepartie. Cette nouvelle règle de calcul devrait réduire la taille du marché des swaps aux Etats-Unis de 179.000 milliards de dollars en décembre 2017 à 15.000 milliards.
Dans un discours prononcé le 1er février, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), Chris Giancarlo, a expliqué que la méthode actuelle de calcul des encours sur les contrats de swaps de taux, reposant sur le notionnel, exagérait le volume réel des transactions sur ce marché. Le gendarme des marchés dérivés aux Etats-Unis propose l’introduction d’une nouvelle méthode basée sur l’entity-netted notional amount (ENN), qui calcule le montant net entre les positions longues et courtes pour une même contrepartie.
Du point de vue des institutionnels, ce nouveau moyen de « trading » n’amenuise pas encore les risques liés à des monnaies virtuelles par définition non régulées.
Gré à gré. Le montant notionnel des contrats de dérivés OTC s’inscrit en augmentation de 12 % à fin juin dernier, par rapport au semestre précédent, selon les chiffres de la Banque des règlements internationaux. L’évolution fait suite à la hausse des contrats sur dérivés de taux court terme, sans doute un effet des changements attendus par les acteurs en politique monétaire.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), a infligé une amende de 34,5 millions de livres (38,7 millions d’euros) à Merrill Lynch International (MLI), la branche de banque d’investissement de Bank of America Merrill Lynch, pour n’avoir pas déclaré 68,5 millions de transactions d’instruments dérivés négociés en Bourse, entre février 2014 et février 2016.
L’International swaps and derivatives association (Isda), qui regroupe les professionnels des dérivés et fixe les standards du secteur, consulte ses adhérents sur l’opportunité d’inclure la possibilité d’utiliser les lois françaises et irlandaises dans la documentation des produits dérivés, d’après un document obtenu par Bloomberg. «Suite au Brexit, des contreparties européennes pourraient préférer que leurs transactions répondant aux standards de l’Isda soient gouvernées par des lois d’un membre de l’Union européenne», explique Peter Werner, avocat principal de l’Isda, dans le document. Les décisions de justice britanniques ne seront pas reconnues dans le reste de l’Union après le Brexit en l’absence de dispositions spécifiques. Aujourd’hui, les standards de l’Isda sont gouvernés soit par la loi britannique, soit celle de l’état de New York.
L’Isda, qui regroupe les professionnels des marchés des dérivés, a annoncé vendredi avoir échoué à trouver un accord avec ICE Benchmark Association (IBA) pour la gestion des comités de décision (DC) amenés à statuer sur l’occurrence d’un événement de crédit. L’Isda est en charge, depuis leur création, de leur administration, mais a annoncé en décembre dernier son intention de déléguer le secrétariat à IBA suite à un appel d’offres public. Les comités de décision de l’Isda sont au cœur du marché des CDS, puisque ce sont les seuls à pouvoir déterminer l’occurrence d’un événement de crédit déclenchant le paiement des primes. Leur incapacité à parvenir à une décision sur le cas de Noble Group a récemment mis leur rôle en lumière.
L’Isda, qui regroupe les professionnels des marchés des dérivés, a annoncé vendredi avoir échoué à trouver un accord avec ICE Benchmark Association (IBA) pour la gestion des comités de décision (DC) amenés à statuer sur l’occurrence d’un événement de crédit. L’Isda est en charge depuis leur création de leur administration, mais a annoncé en décembre dernier son intention de déléguer le secrétariat à IBA suite à un appel d’offre public.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié vendredi ses standards techniques concernant l’obligation de traiter certains swaps de taux et de crédit (CDS) sur des plates-formes réglementées. A compter du 3 janvier 2018, la réglementation européenne imposera le trading de ces produits sur différents types de plates-formes: marchés régulés, plate-forme multilatérale (MTF), organisée (organised trading facility, OTF), ou bien encore située dans un pays tiers et reconnue comme équivalente par la Commission européenne. L’objet de ces standards, que la Commission a trois mois pour endosser, est de préciser quels CDS et swaps de taux d’intérêt, sont concernés.