Les élections du 12 avril s’apparentent à un choix pour ou contre Viktor Orban. Après 16 ans au pouvoir, le premier ministre hongrois ne parvient plus à stimuler la croissance du pays et n’a plus accès aux fonds européens.
Même si la croissance peut être stimulée à court terme, les budgets publics sont durablement affectés par les dépenses de défense et encore plus en cas de guerre, selon le FMI, qui publie deux nouveaux chapitres de ses perspectives économiques mondiales.
Tout comme les analystes n’étaient pas clairs sur les objectifs qui ont mené le président des Etats-Unis à déclencher la guerre en Iran, ils ne sont pas non plus d’accord sur les pressions qui le pousseront à l’arrêter. Au-delà des deux tiers d’Américains qui souhaitent une fin rapide, les raisons peuvent être multiples.
Baisse de l’aide au développement, recul des investissements étrangers, diminution de la dette extérieure… Les 70 pays à faible revenu sont confrontés à des changements importants et doivent, selon le FMI, mettre en œuvre une discipline budgétaire exemplaire pour attirer les capitaux.
La bataille juridique de l’administration Trump contre la Fed se prolonge en un débat sur le successeur de Jerome Powell. L’hypothèse que le candidat nommé par Donald Trump ne soit pas confirmé par le Sénat d'ici au 15 mai n’est pas écartée.
C’est leur plus forte exposition à la flambée des prix du pétrole qui rend les devises asiatiques vulnérables à la spéculation. La Banque centrale indienne a pris une première mesure pour contrer la tendance et la Banque du Japon renforce son discours.
A l’issue d’une réunion des ministres des finances et de l’énergie du G7 lundi 30 mars, un communiqué plein de bonnes intentions a été publié, marquant surtout le désir de coordination des grandes économies mondiales, mais avec peu de décisions concrètes.
Les corrélations sont nombreuses entre la hausse des prix du pétrole ou de l’énergie et celles des prix agricoles. Encore plus quand 30% du commerce mondial des engrais agricoles transite par le détroit d’Ormuz. Mais les répercussions sont généralement plus longues sur les prix alimentaires.
Alors que le budget prévoyait un déficit à 5,4% du PIB pour l’année dernière, le chiffre est finalement moins élevé à 5,1% grâce à de meilleures rentrées fiscales, mais les dépenses continuent d’augmenter.
Malgré la hausse des cours, le système pétrolier mondial a pu contenir le choc lié à la guerre en Iran depuis quatre semaines. Mais cette phase touche à sa fin. Même si la guerre s’arrêtait demain, le déséquilibre entre offre et demande de brut et de produits raffinés mettra du temps à se résorber.
Peu après la destruction de deux lignes de liquéfaction au Qatar, l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a fait savoir que la Maison-Blanche pourrait «couper» les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l’Europe en cas d’absence de ratification de l’accord commercial conclu avec Donald Trump en août 2025.
Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
Le pays fait appel à cet économiste de 66 ans, œuvrant actuellement à la BRI, pour manœuvrer face à la crise énergétique et à la chute du won. Hyun Song Shin est connu pour avoir anticipé la crise de 2008.
La Maison-Blanche et Wall Street se concentrent sur les cours du pétrole WTI, qui ont moins augmenté jusqu’à présent, et même décroché en milieu de semaine dernière. Pour autant, ce n’est pas forcément la référence la plus importante aux Etats-Unis, où la production de carburants lourds comme le diesel et le kérosène nécessite l’importation de pétroles plus adaptés.
Les dirigeants des Etats membres de l’UE tenteront ce jeudi de s’entendre sur des mesures pour juguler la flambée des prix du gaz et du pétrole. Les désaccords sont nombreux, mais des compromis commencent à se dessiner. Reste que les solutions miracles font défaut, en dépit de certaines propositions démagogiques.
Malgré des chiffres décevants sur l’emploi et la croissance, la banque centrale attendra de voir les effets de la guerre en Iran sur l’inflation. Les marchés ont d’ailleurs pratiquement effacé les deux baisses de taux qu’ils prévoyaient encore pour 2026.
Avec une exposition énergétique plus sensible que les autres pays européens, le gouvernement de Giorgia Meloni risque d’avoir plus de mal à sortir dès cette année de la procédure pour déficit excessif (PDE) de la Commission européenne. D’autant plus qu’il a déjà publié le 2 mars une croissance et un déficit provisoires décevants.
Le prix de l’essence à la pompe aux Etats-Unis a fortement augmenté depuis le début de la guerre en Iran, jusqu’à un plus haut niveau depuis septembre 2024. Ce choc tombe en pleine période de transition - déjà coûteuse - des raffineries qui font évoluer leurs méthodes de production chaque année au printemps pour proposer une essence adaptée aux températures d'été.
L’Assemblée nationale populaire (NPC) a présenté jeudi son quinzième plan quinquennal et, à la grande surprise des observateurs, a revu son objectif de croissance, compris entre 4,5 % et 5 %. Il est déjà inférieur au niveau défini par le Parti communiste chinois en décembre dernier et le plus bas depuis 1991.