Newmont Mining a annoncé lundi que son conseil d’administration avait rejeté à l’unanimité l’offre d’achat hostile soumise par Barrick Gold, estimant que cette «proposition entièrement en actions comprenant une décote» comporte «des risques importants» pour ses actionnaires. Newmont a déclaré être convaincu que l’offre d’achat de 10 milliards de dollars qu’il a soumise au producteur d’or canadien Goldcorp représente «une meilleure opportunité de création de valeur». Lundi dernier, Barrick a fait une proposition de fusion tout en actions à Newmont Mining qui valorise le groupe à près de 18 milliards de dollars, mais le prix offert par action équivaut à une décote de 8,2%.
Le métal précieux poursuit son recul après avoir échoué à dépasser les 1.350 dollars l’once, mais les analystes misent sur un rebond au second semestre.
Newmont Mining a annoncé lundi que son conseil d’administration avait rejeté à l’unanimité l’offre d’achat hostile soumise par Barrick Gold, estimant que cette «proposition entièrement en actions comprenant une décote» comporte «des risques importants» pour ses actionnaires. Newmont a déclaré être convaincu que l’offre d’achat de 10 milliards de dollars qu’il a soumise au producteur d’or canadien Goldcorp représente «une meilleure opportunité de création de valeur».
La plupart des analystes prévoient un rebond des cours du métal jaune l’an prochain, aidé par des fondamentaux favorables mais avant tout par la baisse attendue du dollar.
La demande d’or, au plus bas depuis dix ans au niveau global, a au contraire bondi en Turquie et en Iran, soutenue par la dépréciation des devises locales.
Le cours du métal jaune devrait être soutenu par l’investissement alors que les valorisations boursières élevées rendent les investisseurs prudents, prédit le World Gold Council.
Les contrats ouverts sur la plate-forme LMEprecious du London Metal Exchange ont atteint 3 millions d’onces d’or, a annoncé l’opérateur de marché hier, alors que la bourse londonienne cherche à prendre des parts de marché à son rival CME. Les contrats sur l’or et l’argent du LMEprecious ont été introduits en juillet dernier, alors que l’immense majorité des 5.000 milliards de dollars du marché de l’or londonien s’échange de gré à gré (OTC). Les contrats sur l’or sont dominés par le Comex New-yorkais du CME.
Avec une hausse de 45% depuis le début d'année à un plus haut de 1.000 dollars depuis, le prix du métal dépasse désormais de 50 dollars celui du platine.
La plate-forme du London Metal Exchange (LME) inaugurée le 5 juin dernier pour l’échange de contrats à terme sur l’or a réussi son entrée en matière. Entre le 10 juillet et le 6 septembre, le LME Precious a enregistré un volume de 242.886 contrats, soit 24,29 millions d’onces d’or (755 tonnes d’or). A l’inverse, le HKEX, qui a lancé des contrats à terme sur l’or libellés en yuans et en dollars au début de l’été, a vu 34.791 contrats s’échanger sur sa plate-forme sur la même période, soit 1,12 million d’onces. Le Comex new-yorkais reste toutefois largement dominant sur ce marché, avec 12,8 millions de contrats sur la période, l’équivalent de 1,28 milliard d’onces.
La plate-forme du London Metal Exchange (LME) inaugurée le 5 juin dernier pour l’échange de contrats à terme sur l’or a réussi son entrée en matière. «Nous sommes passés de nulle part au quatrième voire troisième marché mondial», s’est félicité Adrian Farnham, directeur de LME Clear lors d’une présentation à Londres la semaine dernière.
Le London Metal Exchange (LME), soutenu par Goldman Sachs, Morgan Stanley, Natixis, ICBC Standard Bank, la Société Générale et le World Gold Council, a lancé hier ses contrats sur l’or LMEprecious. Les revenus issus du LMEprecious doivent être partagés entre l’opérateur et les banques partenaires. En fin d’après-midi, un peu plus de 2 tonnes d’or avaient changé de main via ces nouveaux contrats, soit 66.200 onces, valorisées plus de 80 millions de dollars aux cours actuels, d’après les données Reuters.
Les risques politiques se conjuguent aux doutes des investisseurs sur le rythme de resserrement de la politique monétaire américaine pour soutenir le métal jaune.