Bolloré, Esker, Neoen : le travail des experts indépendants a été critiqué dans de récentes opérations boursières. Rare exception dans le monde, les rapports d’expertise en France, très développés, viennent informer et protéger les actionnaires minoritaires, plus que préserver la responsabilité des administrateurs.
La banque italienne a obtenu des engagements d’actionnaires représentant 21% du capital de la société de gestion d’actifs. Elle propose désormais un prix de 7 euros par action.
Maryse Aulagnon poursuit son combat, estimant que l’augmentation de capital de 600 millions d’euros de la foncière a été réalisée au seul bénéfice du groupe d'assurance. L’AMF doit se prononcer prochainement sur la dérogation au dépôt d’une OPA sur STE.
La biopharmaceutique avait levé 10 millions d’euros lors de sa cotation sur Alternext en avril 2010. Elle a depuis perdu la quasi-totalité de sa valeur après avoir frôlé la liquidation.
Le groupe brésilien BWGI, qui détient près de 29% du verrier français, réfléchit à prendre le contrôle de la société. Il n'envisage pas de la retirer de la cote parisienne.
Le relèvement du prix d’offre de 101.382 euros à 105.000 euros ne répond pas à l’argumentation de ce fonds américain, invoquant toujours une violation du principe d’égalité de traitement. Selon le projet de note, le visa de l’AMF est attendu le 11 février.
Sous la pression de certains investisseurs, le fonds canadien a rehaussé de 3,6% son offre à 105.000 euros par Oceane 2022. Les prix proposés initialement, 39,85 euros sur l’action et 48,14 euros sur l’Oceane 2020, restent inchangés.
Malgré le recul de la Bourse parisienne l’an dernier, les primes médianes offertes sur le dernier cours ont légèrement baissé et ne sont plus que de 32%.
Un porteur américain conteste la méthodologie de valorisation de ces «Oceanes». L'expert indépendant, Finexsi, répondra prochainement aux remarques de plusieurs détenteurs, reçues après la publication de son rapport.
Aucun autre actionnaire, ni nouvel investisseur n’a voulu participer à l’opération. L’assureur détient désormais près de 94% du capital de la foncière, qui reste cotée.
A l’issue de cette première période d’offre, Bridgepoint détient 74,6% du capital et 74,5% des droits de vote de la plateforme de digitalisation et automatisation de process documentaires. Il compte mettre en œuvre un retrait obligatoire si moins de 10% du capital et des droits de vote restent aux mains des minoritaires.
Maryse Aulagnon, qui avait cédé en 2018 sa foncière Affine en échanges de titres STE sur la base d’une action à 48 euros, contre 5 euros aujourd’hui, mène la fronde. Le lancement d’une offre publique de retrait par SMABTP permettrait aux minoritaires de limiter leurs pertes.
Le manque de réponses aux questions des petits actionnaires dans le rapport d'expertise indépendante laisse planer le doute sur les intentions des initiateurs en cas de succès de l’offre.
La prime offerte sur le cours trois mois est de 54% en moyenne – 40% en médiane – contre 31% sur les cinq dernières années, dévoile l’Observatoire des attestations d’équité du cabinet Sorgem Evaluation.
Le fonds activiste s’appuie sur le règlement général du régulateur pour sa saisine. Il s’interroge aussi sur la qualité de l’information donnée par l’initiateur de l’opération de scission.
Pour la première fois, le gendarme boursier fait usage de son droit de veto, dans le cadre de la réorganisation de la galaxie Bolloré. Les trois sociétés visées, Compagnie du Cambodge, Financière Moncey et Société Industrielle et Financière de l’Artois doivent maintenant nommer un expert indépendant, cette fois-ci à leurs frais.
Le prix offert de 0,30 euro par action représente pourtant une prime de plus de 50% sur le cours actuel. La société s’appuie sur une valorisation indépendante à 0,45 euro par action.