Dans notre stratégie d’allocation pour 2026, notre principale surpondération porte sur les small caps en Europe. S’il y a une classe d’actifs qui peut tirer son épingle du jeu dans le cadre de l’Union des marchés de capitaux, au-delà même du secteur financier – l’indice Euro Stoxx Banks ayant déjà progressé d’environ 75 % depuis janvier –, ce sont bien les small caps. Ces entreprises restent encore très dépendantes du financement bancaire et sont majoritairement cotées sur des marchés nationaux fragmentés, souvent peu liquides. Or, si l’on commence à agréger les Bourses, à renforcer leur profondeur et leur liquidité, ce sont mécaniquement les small caps qui en bénéficieront en premier lieu. La question d’un rapprochement plus poussé entre marchés européens soulève la problématique de l’impulsion politique, mais l’Allemagne se montre réceptive. On évoque déjà la mise en place d’un régulateur commun.