Après les données de salaires montrant un ralentissement de la hausse à un niveau élevé, l’accélération des prix à la consommation pourrait renforcer le biais restrictif de la Banque d’Angleterre.
Les tensions sur le marché du travail, la guerre en Ukraine et des politiques volontaristes ont soutenu des flux migratoires jugés, par certains économistes, plutôt bénéfiques à la croissance et au rééquilibrage de l’inflation en 2023.
L’année qui débute devrait surtout être celle du pivot effectif pour les banques centrales américaines et européennes. Si tout se passe comme prévu, ce qui n’a pas été le cas en 2023.
L'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% en 2023 dans le pays, son rythme le plus lent depuis 2009, et l'indice des prix à la production sur l'ensemble de l'année a chuté de 3%.
Sept gérants prévisionnistes sur vingt-six du Panel Taux de L'Agefi voient la Fed baisser ses taux dès mars. Et un seul pour la Banque centrale européenne.
L'indice harmonisé a progressé de 3,8% le mois dernier alors que les économistes anticipaient +3,9% après 2,3% en novembre. Un effet de base sur l'énergie explique ce net rebond.
La posture respective de la BCE et de la Fed ne parait pas nécessairement alignée sur le risque le plus plausible dans leur propre région, selon Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.
Les taux ont fini par baisser sensiblement depuis novembre, après une forte hausse entre juillet et octobre. Une année 2023 en trois temps deux mouvements.
Les demandes d’indemnités totales ont été toute l’année plus de 40% au-dessus de leur dernier point bas, ce qui était par le passé un signal de récession prochaine.
Des chercheurs ont complété les études américaines sur les incidences de l'IA dans le monde du travail par une observation sur l’Europe. Ils concluent à des effets plutôt positifs pour les emplois concernés - hautement qualifiés - et les jeunes salariés.