Les salaires ont progressé plus que prévu au quatrième trimestre. Le marché anticipe désormais un peu moins de trois baisses de taux de la BoE, à partir d’août.
L’indice des prix à la consommation a légèrement ralenti en janvier mais l’inflation sous-jacente est affectée par la dynamique de prix dans les services, renforçant le mode patience de la BCE.
L’économie de la région reste à l’arrêt, à 0% au quatrième trimestre après -0,1% au troisième trimestre. Sur l’ensemble de l’année, le PIB de la zone euro a augmenté de 0,5%.
Avec deux mandats liés à la croissance et à l’inflation, le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine aura plus de souplesse que la Banque centrale européenne pour baisser ses taux.
Pour les économistes, l'institution de Francfort souhaite poursuivre son action afin de calmer des anticipations qui risqueraient d’assouplir trop les conditions financières.
Après les données de salaires montrant un ralentissement de la hausse à un niveau élevé, l’accélération des prix à la consommation pourrait renforcer le biais restrictif de la Banque d’Angleterre.
Les tensions sur le marché du travail, la guerre en Ukraine et des politiques volontaristes ont soutenu des flux migratoires jugés, par certains économistes, plutôt bénéfiques à la croissance et au rééquilibrage de l’inflation en 2023.
L’année qui débute devrait surtout être celle du pivot effectif pour les banques centrales américaines et européennes. Si tout se passe comme prévu, ce qui n’a pas été le cas en 2023.
L'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,2% en 2023 dans le pays, son rythme le plus lent depuis 2009, et l'indice des prix à la production sur l'ensemble de l'année a chuté de 3%.