Le Financial Reporting Council (FRC), le gendarme comptable britannique, a annoncé mercredi l’ouverture de trois enquêtes sur la certification des comptes de London Capital & Finance, une société d’investissement ayant fait faillite en 2019. La société vendait des mini-bonds, des dettes non cotées et non notées, à des particuliers. Son effondrement a fait perdre à 11.600 investisseurs 237 millions de livres. Mis en cause pour son manque de vigilance dans plusieurs scandales comptables, le FRC va scruter les travaux des cabinets Oliver Clive, PwC et EY, qui ont audité les comptes de London Capital & Finance sur ses derniers exercices. Le scandale a conduit la Financial Conduct Authority à interdire la vente de mini-bonds auprès des particuliers.
Le parquet de Munich va réclamer un mandat d’arrêt contre Jan Marsalek, ancien directeur général adjoint de Wirecard, dans le cadre de l’enquête sur le scandale de traitement des opérations de paiement, rapporte mercredi le journal Handelsblatt. Jan Marsalek a été limogé par Wirecard lundi après que le groupe de paiements eut reconnu que les 1,9 milliard d’euros de trésorerie censés être dans des comptes séquestres de deux banques philippines n’existaient probablement pas. Pour cette raison, les auditeurs d’EY ont refusé la semaine dernière de certifier les comptes annuels du groupe, provoquant la chute du cours de l’action, le départ et l’arrestation du directeur général, Markus Braun, et l’ouverture de plusieurs enquêtes en Allemagne. Markus Braun a été libéré après s'être rendu aux autorités lundi.
Le Financial Reporting Council (FRC), le gendarme comptable britannique, a annoncé mercredi l’ouverture de trois enquêtes sur la certification des comptes de London Capital & Finance, une société d’investissement ayant fait faillite en 2019. La société vendait des mini-bonds, des dettes non cotées et non notées, à une clientèle de particuliers alléchés par les rendements promis. Son effondrement a laissé 11.600 investisseurs sur le carreau, perdants à hauteur de 237 millions de livres.
Le parquet de Munich va réclamer un mandat d’arrêt contre Jan Marsalek, ancien directeur général adjoint de Wirecard, dans le cadre de l’enquête sur le scandale comptable entourant l’entreprise allemande de traitement des opérations de paiement, rapporte mercredi le journal Handelsblatt.
Markus Braun, ancien président du directoire de Wirecard, va être libéré contre le paiement d’une caution de 5 millions d’euros, a indiqué mardi le parquet de Munich. Le mandat d’arrêt délivré contre Markus Braun, qui avait démissionné de ses fonctions vendredi et s'était livré lui-même aux autorités lundi soir, va être levé contre le versement de cette caution, a annoncé le parquet. Le groupe allemand a averti lundi que les 1,9 milliard d’euros de trésorerie manquant à son bilan n’ont en fait jamais existé. Wirecard a repoussé jeudi dernier la publication de ses comptes 2019 faute de leur validation par le cabinet EY, ainsi que ses résultats préliminaires 2019, du premier trimestre 2020, et ses prévisions.
Markus Braun, ancien président du directoire de Wirecard, va être libéré contre le paiement d’une caution de 5 millions d’euros, a indiqué mardi après-midi le parquet de Munich.
La justice allemande a annoncé mardi matin l’arrestation de l’ancien président du directoire du groupe de paiements allemand, Markus Braun. Ce dernier, qui avait démissionné vendredi, s’est livré de lui même lundi soir aux autorités après le lancement d’un mandat d’arrêt à son encontre. Le parquet de Munich le suspecte d’avoir gonflé artificiellement le bilan de l’entreprise en vue de la rendre « plus attractive pour les investisseurs et les clients ».
Wirecard a dit craindre lundi qu’une somme totale de 1,9 milliard d’euros comptabilisée dans son bilan financier n’ait en fait jamais correspondu à rien, un trou énorme qui menace d’emporter l’entreprise et place aussi dans la tourmente l’autorité des marchés financiers en Allemagne, accusée d’inaction. Le spécialiste allemand des paiements a ouvert des négociations en urgence avec ses banques créancières, auxquelles il doit environ 1,75 milliard d’euros, pour tenter d'éviter une crise de liquidités déclenchée par ce trou dans ses comptes, qui représente environ un quart de son bilan. Wirecard a aussi déclaré réfléchir à une vente ou à une fermeture de certaines de ses activités mais ses banques ne sont pas intéressées par des cessions effectuées dans la panique, selon Reuters. Plus d’une dizaine de banques, dont ABN Amro et Commerzbank, ont entrepris de se regrouper au sein d’un comité de créanciers et ont confié le dossier au cabinet juridique Allen & Overy. Wirecard a pour sa part sollicité l’aide de la banque d’investissement Houlihan Lokey.
Le cours de l’action Wirecard continue sa chute ce lundi à la Bouse de Francfort. Le titre perd 34% en fin de matinée, après avoir déjà plongé de 75% en deux jours la semaine dernière.
De nombreuses institutions australiennes ont été les cibles depuis plusieurs mois de tentatives de piratage «d’un acteur étatique sophistiqué au vu de l’ampleur et de la nature des cibles» - institutions gouvernementales, organisations politiques, fournisseurs de services essentiels et opérateurs d’infrastructures essentielles - a annoncé vendredi le Premier ministre australien Scott Morrison, sans nommer de pays précisément. La ministre de la Défense ne déplore aucune fuite de données massive. Reuters avait rapporté à l’automne dernier que l’Australie avait établi en mars 2019 que la Chine était derrière une attaque informatique ayant ciblé le Parlement australien. Ce qu’avait démenti la Chine.
Les doutes sur la gouvernance du spécialiste des paiements avaient poussé certains gestionnaires à vendre la valeur. D'autres, notamment en Allemagne, sont pris de court.
La crise Wirecard prend de l’ampleur. Le groupe de paiements allemand a annoncé vendredi en fin de matinée la démission du président du directoire, Markus Braun. James Freis le remplace à titre intérimaire. Le départ de Markus Braun était réclamé par de nombreux investisseurs depuis des mois mais sa position était devenue intenable hier à la suite du refus d’EY de valider les comptes annuels du groupe allemand. Le cours de Bourse avait plongé de 62% hier. Il chutait encore de 50% vendredi matin après de nouvelles révélations sur de possibles manipulations comptables.
De nombreuses institutions australiennes ont été les cibles depuis plusieurs mois de tentatives de piratage « émanant d’un acteur étatique sophistiqué au vu de l’ampleur et de la nature des cibles » - institutions gouvernementales, organisations politiques, fournisseurs de services essentiels et opérateurs d’infrastructures essentielles - a annoncé aujourd’hui le Premier ministre australien Scott Morrison, soulignant une récente intensification de ces attaques. S’il ne nomme pas de pays précisément, il ajoute que les Etats susceptibles de lancer de telles attaques n'étaient pas très nombreux.
Le groupe allemand de services financiers Wirecard a de nouveau repoussé la publication de ses résultats annuels 2019, arguant que le cabinet d’audit EY avait besoin de plus de temps pour lever les doutes qui pèsent sur ses comptes. L’action chutait de près de 50% à Francfort en fin de matinée, après avoir perdu jusqu'à 66% en séance.
Douze ans après la fraude qui a coûté 5 milliards d’euros de pertes à la Société Générale, le volet fiscal de l’affaire Kerviel connaît un rebondissement judiciaire. Une information judiciaire a été ouverte en octobre dernier pour « concussion », soit l’octroi d’un avantage indu, a révélé Le Monde, suite à une plainte de l’actuel secrétaire national d’EELV, Julien Bayou. L’association de lutte contre la corruption Anticor a décidé de se constituer partie civile le 18 mai dans ce volet du dossier, ajoute le quotidien.
Les locaux de l’entreprise allemande de services financiers Wirecard ont fait l’objet d’une perquisition et une procédure a été ouverte contre sa direction, dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de manipulation de marché menée par la BaFin, l’autorité des marchés financiers en Allemagne, a annoncé vendredi le parquet de Munich. Wirecard est soupçonnée d’avoir diffusé des informations trompeuses susceptibles d’avoir eu un effet sur le cours de son action en Bourse entre le 12 mars et le 22 avril. Wirecard a confirmé dans un communiqué qu’une perquisition avait eu lieu dans ses locaux, et a dit coopérer pleinement. Wirecard, déjà fragilisé par une série d’accusations de fraude comptable, a reporté au 18 juin la publication de ses résultats annuels.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a infligé à Scope Ratings une amende de 640.000 euros pour des manquements dans l’application de sa propre méthodologie de notation des covered bonds (obligations sécurisées) et de sa révision, a annoncé le régulateur jeudi. Il pointe «des infractions par négligence et [la société] n’a pas réussi à atteindre l’attention particulière attendue d’une agence de notation crédit (CRA) en tant qu’entreprise professionnelle du secteur des services financiers», déclare l’Esma dans un communiqué. L’agence de notation allemande signale que la sanction est relative à des faits remontant à cinq années et que l’Esma ne remet pas en cause la véractité, l’indépendance et la solidité des notes émises alors.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a infligé à Scope Ratings une amende de 640.000 euros pour des manquements dans l’application de sa propre méthodologie de notation des covered bonds (obligations sécurisées) et de sa révision, a annoncé le régulateur ce jeudi. « Scope a commis des infractions par négligence et n’a pas réussi à atteindre l’attention particulière attendue d’une agence de notation crédit (CRA) en tant qu’entreprise professionnelle du secteur des services financiers », déclare l’Esma dans un communiqué.