A l’occasion de la Conférence annuelle sur les US Treasuries de la Fed de New York, Mark Uyeda, le représentant de la Securities and Exchange Commission, a indiqué étudier les solutions pour alléger la transition vers les règles élaborées par l’ancienne administration afin d’obliger les «hedge funds» à centraliser la compensation d’un plus grand nombre de transactions sur les US Treasuries.
Des chiffres sur l’économie américaine meilleurs qu’attendu, lorsqu’ils seront publiés avec la fin du blocage administratif, pourraient être synonymes d’arrêt ou au moins de report des baisses de taux.
Alors que les rares données publiées du fait du «shutdown» ne permettent pas d’avoir une idée précise sur l’état de l’économie et de l’emploi américains, les gouverneurs ont tout fait pour réduire les attentes autour de la prochaine réunion de la Réserve fédérale.
Le nombre de prêts aux ménages américains en défaut de paiement a atteint son plus haut niveau depuis plus de cinq ans au troisième trimestre, à 4,5% du total pour un retard de paiement d’au moins 30 jours. La part d’impayés est de 14,4% sur les prêts étudiants et de 8,9% sur les cartes de crédit. L’effet direct d’une politique monétaire de la Fed encore plutôt restrictive, a priori.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a dévoilé fin octobre les noms des cinq finalistes en lice pour la succession de Jerome Powell à la tête de la Fed en mai 2026. La décision pourrait être annoncée dans les semaines qui viennent.
Tout le monde s’accorde sur un «ralentissement progressif», mais avec deux lectures possibles allant du risque d’accélération du chômage à celui d’une croissance molle soutenue par les prix et qui empêchera la Fed de diminuer ses taux trop vite.
Quelques sénateurs démocrates ont accepté de voter avec les républicains, ce qui devrait permettre de débloquer la situation et permettre une réouverture des administrations américaines.
Les droits de douane semblent commencer à pénaliser la demande d'importations chinoises, notamment en provenance des Etats-Unis, malgré la recherche de nouveaux relais commerciaux.
La banque centrale cherchera d’abord à stabiliser la taille de son bilan, mais la prudence devrait la conduire à ne pas s’arrêter là : elle pourrait aussi très rapidement relancer des achats pour avoir des réserves bancaires et un bilan en phase avec l’économie.
Le blocage administratif actuel débuté le 1er octobre avec la fin de l’exercice budgétaire a dépassé le record de 35 jours de 2018-2019 sous le premier mandat du président Donald Trump. Plus il durera, plus les effets économiques, habituellement modérés, seront incertains ou conséquents.
Le débouclement de positions spéculatives à la vente et les importants engagements américains à l’export vers l’Europe et l’Asie ont affecté les cours du gaz naturel américain.
Les juges examineront à partir de mercredi les «tariffs» imposés par l’administration Trump depuis février, en particulier les droits «réciproques» sans limite de temps ni de géographie qui s’apparentent à une taxe sur les Américains.
Un an après l’élection de Donald Trump, les analystes qui annonçaient une catastrophe rapide au regard de son programme protectionniste doivent reconnaître que la croissance tient, sans une inflation démesurée, avec des marchés actions au plus haut. Mais avec aussi une économie à deux vitesses, dont la moyenne masque peut-être les difficultés croissantes des ménages et des entreprises du bas de l’échelle.
La Chine est au cœur de la politique de Donald Trump. Après le commerce, leur rivalité s’exprime dans les domaines de la technologie, notamment sur les terres rares, mais aussi monétaire,, avec la dédollarisation.
Depuis la réélection de Donald Trump, les géants technologiques ont multiplié les signes d'allégeance, en finançant la cérémonie d'investiture, et plus récemment, en promettant des dons pour le controversé chantier de salle de bal. Objectif : obtenir la mansuétude du président américain dans des dossiers antitrust, être défendus face à Bruxelles, ou décrocher des gros contrats publics. Y sont-ils parvenus ?
Les Etats-Unis et la Chine ont réglé quelques différends pressants, sans toutefois signer de grand accord commercial. Pékin gagne sans doute du temps pour organiser son découplage.
Les présidents des deux pays se sont rencontrés en Asie. La Chine s'engage à limiter le trafic illicite de fentanyl et à maintenir les exportations de terres rares.