Le CAC 40 touche un nouveau record après l’emploi américain
Les données ne sont pas très bonnes mais elles réjouissent les investisseurs de ce côté de l’Atlantique. Vendredi à 14h30, le département du Travail américain a dévoilé des chiffres de l’emploi pour décembre inférieurs aux attentes.
Le ministère a fait part de la création de 50.000 postes dans le pays le mois dernier, contre 74.000 attendus par les économistes sondés par le Wall Street Journal. Surtout, les données pour les deux mois précédents ont été fortement revues en baisse. En novembre, les créations d’emplois sont désormais estimées à 56.000, contre 64.000 initialement, et 173.000 postes ont été détruits en octobre, contre -105.000 annoncés précédemment.
Ces chiffres confirment la tendance au ralentissement de l’emploi américain entrevu depuis la fin de l'été dernier. Les entreprises se montrent frileuses pour embaucher face aux incertitudes créées par les nouveaux droits de douane et la persistance de tensions inflationnistes, tandis que les politiques anti-immigration de l’administration Trump pèsent sur la population active. Pour les investisseurs, cet affaiblissement de l’emploi pourrait inciter la Réserve fédérale (Fed) à réduire ses taux afin de soutenir l’activité dans le pays.
Le CAC 40 porté par la défense
Une perspective qui profite visiblement aux Bourses européennes. Vendredi après-midi, l’Euro Stoxx 50 gagnait 1,2% et le CAC 40 avançait de 1%.
L’indice parisien en a profité pour établir un nouveau record historique, à 8.352 points, dépassant son précédent sommet inscrit le 13 novembre dernier en séance à 8.314 points.
Le CAC 40 a notamment été porté par le net rebond des valeurs de défense ces derniers jours dans un contexte de regain de tensions géopolitiques après la capture du président vénézuélien par les Etats-Unis. Depuis le début de l’année, Airbus gagne ainsi 7,6%, Thales 15% et Safran 5,9%. Les groupes de luxe Hermès, Kering et L’Oréal ont également été bien orientés avec des gains de 4-5%, ainsi que des valeurs technologiques comme STMicroelectronics (+10%) ou Capgemini (+7%).
Après avoir bouclé une année boursière 2025 à la traîne du secteur bancaire, BNP Paribas a également rebondi de plus de 6%. Vendredi, la banque a reçu le soutien des analystes de JPMorgan, passés de «neutre» à «surpondérer» sur l’action, après que ceux d’UBS ont pris une décision similaire la veille.
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