Malgré un taux de licenciement très faible, les Etats-Unis ne créent presque plus d’emplois depuis le printemps 2025 selon l’enquête auprès des entreprises, avec un taux d’embauche au plus bas niveau de 15 ans.
Ces dernières semaines, les banques d’investissement ont levé le voile sur leurs prévisions pour l’année qui s'ouvre. Cet exercice traduit plus de certitudes qu’au début de 2025 sur la poursuite de la croissance américaine et sur la reprise ailleurs. Même si certaines remarquent les écarts de trajectoires («forme de K») entre une forte demande liée à l’investissement dans la technologie et une stagnation des autres secteurs, de la consommation et de l’emploi.
La géopolitique est un risque à géométrie variable comme l’a montré l’intervention américaine au Venezuela. Tant qu’il n’a pas d’effet sur la croissance ou l’inflation, il n’en a pas non plus sur les marchés. Mais il est surveillé de près par les investisseurs.
La Cour suprême pourrait cependant décider vendredi 9 janvier de l’invalidité des pouvoirs d’urgence économique invoqués le 2 avril 2025 par le président Donald Trump pour imposer des droits «réciproques» à tous les pays «partenaires» sans l’avis du Congrès.
Dans cette tribune, Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe de BNP Paribas, se montre plutôt optimiste quant aux perspectives économiques de l'année qui vient de commencer.
L’inflation en zone euro est tombée à 2% en décembre, conformément à l'objectif de la Banque centrale européenne. Les prix des services ne devraient plus être un sujet de préoccupation dans les mois à venir.
Les PMI de l’industrie allemande enregistrent leur plus forte contraction depuis février, quand l’Espagne et l’Italie voient également la leur reculer. La France se démarque, affichant sa plus forte expansion depuis juin 2022 grâce aux exportations de l’aéronautique.
Le secteur de l’énergie a enregistré des performances décevantes en 2025, en repli par rapport aux autres matières premières. En regardant les fondamentaux de l'offre et de la demande, les investisseurs n’attendent pas vraiment de reprise pour l’année à venir, mais ces marchés du pétrole et du gaz naturel restent très volatils, également liés à un contexte géopolitique qui peut offrir des opportunités.
Les Bulgares vont remplacer le lev par l’euro ce jeudi 1er janvier, trois semaines après la démission du gouvernement. Si le pays respecte les critères de convergence, il lui reste de nombreux défis à relever.
Avec les annonces sur les droits de douane, l’indépendance de la Fed et les rééquilibrages tactiques des actions US vers les actions euros décotées et portées par le plan allemand, le billet vert s’est effondré entre janvier et mai 2025, pour ne quasiment plus bouger depuis. En dépit de taux directeurs qui devraient converger, les marchés s’interrogent pour 2026. Même le yen pourrait avoir du mal à se reprendre.
Pénalisé par la faiblesse de la demande intérieure en l’absence de nouvelles mesures de relance, cet indicateur a reculé de 13,1% sur un an en novembre dernier.
Le PIB a bondi de 4,3% entre juillet et septembre, sa plus forte croissance depuis deux ans, soutenu par la consommation et l’investissement des entreprises. Les investisseurs ont ajusté à la baisse leurs anticipations sur les taux de la Fed.
Les bouleversements actuels amènent à reconsidérer la distance entre les blocs régionaux sous l’angle de leur positionnement géopolitique. Or, à l’aune de ce critère, le Canada semble beaucoup plus proche de l’Union européenne que des Etats-Unis, estime Didier Borowski chez Amundi.
Les investissements des hyperscalers dans les centres de données ont bondi de 70% cette année à près de 400 milliards de dollars, pour le déploiement de l’IA qui est très gourmande en capital. Au total, les prévisions tablent sur 4.000 milliards d’ici à 2030.
Avec une croissance prévue à 1% en 2026 et 2027, la France pourrait tirer profit de la faiblesse de l’inflation et de salaires plus bas qui amélioreraient le pouvoir d’achat et la compétitivité face aux autres pays d’Europe.
Tout en maintenant ses taux directeurs sans donner leur future direction, la banque centrale a très nettement relevé ses projections de croissance 2025-2028 par rapport à septembre. Sans remonter ses projections d’inflation dans les mêmes proportions.