Le rapport mensuel de la Banque centrale européenne sur la croissance du crédit est plutôt meilleur en octobre, mais très clairement tiré vers le haut par une forte progression des flux de prêts bancaires nets aux institutions financières «non monétaires» (hors fonds d’investissement, assureurs et fonds de pension).
Le blocage administratif d’octobre semble avoir augmenté les inquiétudes sur l’économie américaine, à en croire le sondage du Conference Board auprès des consommateurs, qui ont désormais davantage de craintes sur leur emploi à court terme.
L’indice IFO du climat des affaires s’est établi à 88,1 en novembre, après 88,4 en octobre. La faiblesse des anticipations a pesé sur l’indicateur, tandis que l’évaluation de la situation actuelle par les entreprises s’est légèrement améliorée, mais reste nettement inférieure aux sommets annuels enregistrés cet été.
Encore une fois, le rapport du département du Travail, le premier depuis la fin du «shutdown», et portant sur les données de septembre, a envoyé un message mitigé : plus favorable sur les créations d’emplois, un peu moins sur le taux de chômage. La baisse de taux un moment anticipée le 10 décembre semble encore compromise.
Des chiffres sur l’économie américaine meilleurs qu’attendu, lorsqu’ils seront publiés avec la fin du blocage administratif, pourraient être synonymes d’arrêt ou au moins de report des baisses de taux.
L’accord-cadre signé avec Washington, ramenant la taxe douanière de 39% à 15%, comme pour l’UE, est un soulagement pour une économie largement exportatrice. La contraction du PIB au troisième trimestre illustre ses vulnérabilités.
Le PIB japonais s’est réduit de 0,4% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, inversant la tendance du deuxième trimestre 2025, principalement en raison des droits de douane. Si elle durait, la faiblesse de la consommation des ménages pourrait compliquer la décision de la Banque du Japon de remonter son taux directeur.
Au-delà des thèmes classiques de la croissance ou du régime d'inflation, les questions du cycle du crédit ou de la valorisation du compartiment de l'IA animeront les marchés en 2026, estime Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments.
Alors que les rares données publiées du fait du «shutdown» ne permettent pas d’avoir une idée précise sur l’état de l’économie et de l’emploi américains, les gouverneurs ont tout fait pour réduire les attentes autour de la prochaine réunion de la Réserve fédérale.
Le contexte économique et les conditions financières en dollar favorables ont soutenu les marchés émergents en 2025. Le prochain millésime pourrait s'inscrire dans la continuité. Du moins dans un premier temps.
Les dirigeants interrogés dans le cadre du baromètre de confiance Grant Thornton déplorent le manque de visibilité à court terme. L’esprit de Noël permet d’atténuer la morosité.
Le nombre de prêts aux ménages américains en défaut de paiement a atteint son plus haut niveau depuis plus de cinq ans au troisième trimestre, à 4,5% du total pour un retard de paiement d’au moins 30 jours. La part d’impayés est de 14,4% sur les prêts étudiants et de 8,9% sur les cartes de crédit. L’effet direct d’une politique monétaire de la Fed encore plutôt restrictive, a priori.
La perspective de hausses d’impôts et l’arrêt de production chez Jaguar Land Rover ont pesé sur la croissance en septembre et au troisième trimestre. A 0,1%, elle ressort inférieure aux attentes et conforte l’anticipation d’une baisse de taux.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a dévoilé fin octobre les noms des cinq finalistes en lice pour la succession de Jerome Powell à la tête de la Fed en mai 2026. La décision pourrait être annoncée dans les semaines qui viennent.
Tout le monde s’accorde sur un «ralentissement progressif», mais avec deux lectures possibles allant du risque d’accélération du chômage à celui d’une croissance molle soutenue par les prix et qui empêchera la Fed de diminuer ses taux trop vite.
Les droits de douane semblent commencer à pénaliser la demande d'importations chinoises, notamment en provenance des Etats-Unis, malgré la recherche de nouveaux relais commerciaux.
Les indices PMI des services sont ressortis à 53 en octobre, au lieu de 52,6 en première estimation et 51,3 en septembre, surtout tirés par les commandes en Espagne, en Allemagne et en Italie. La France reste à la traîne.
Les juges examineront à partir de mercredi les «tariffs» imposés par l’administration Trump depuis février, en particulier les droits «réciproques» sans limite de temps ni de géographie qui s’apparentent à une taxe sur les Américains.