L’indice CPI de janvier est passé à 2,4%, et 2,5% pour l’inflation sous-jacente. Pourtant, il ne prend pas encore pleinement en compte les droits de douane sur les biens, la pause dans la collecte des loyers en octobre, ni la reprise des services soutenue par le stimulus fiscal 2026.
Le Congrès refuse d’interdire aux investisseurs institutionnels d’acheter de l’immobilier résidentiel pour alléger la pression sur les prix et améliorer l’accessibilité au logement. Et ses propositions pour relancer une construction qui peine à repartir seront difficiles et longues à concrétiser.
Le président américain a évoqué en privé une sortie de l’USMCA, ce qui pourrait être une nouvelle manœuvre avant les négociations qui doivent avoir lieu d’ici à juillet. Le peso mexicain et le dollar canadien ont décroché.
La croissance au dernier trimestre a atteint 0,1%, conforme aux prévisions. Sur l’année 2025, elle ressort à 1%. Un certain optimisme anime toutefois les acteurs économiques pour 2026, en attendant une probable baisse des taux de la Banque d’Angleterre en mars.
Les 130.000 créations d’emplois enregistrées pour janvier marquent une hausse inattendue, qui a fait monter les taux courts américains. Mais les révisions annuelles sur le niveau d’emploi au total et le flou sur les révisions à venir relativisent très largement cette embellie apparente.
Le CBO, l’organisme bipartisan du Congrès américain, a augmenté ses estimations de déficits publics pour les dix prochaines années. Il devrait atteindre 6,7% du PIB en 2036. Le CBO est moins optimiste que l’administration Trump sur la croissance.
Comment relancer la croissance économique sans alourdir la dette du pays : c’est l’équilibre que doit trouver Sanae Takaichi, fortement soutenue par les électeurs japonais, d’une part, mais aussi très surveillée par les marchés financiers, d’autre part.
L’activité a continué de progresser dans le secteur privé dans la zone euro mais à un rythme moindre dans les services qu’au cours des derniers mois, avec un net repli en France, alors que le budget n’avait pas encore été adopté, et une croissance forte dans le sud de l’Europe.
La hausse des prix a encore ralenti en janvier dans l'Hexagone pour tomber à +0,3% sur un an. Une période de soldes plus longue qu'en 2025 expliquerait une partie de cet accès de faiblesse.
La production manufacturière est repartie à la hausse en janvier dans la zone euro. Mais les carnets de commandes ne se remplissent pas autant que prévu, l’indice PMI HOCB atteint 49,5 après un mois de décembre à 48,8. La France, elle, confirme le retour de son dynamisme avec un indice à 51,2.
Cette nomination, attendue par les marchés, devra encore être confirmée par le Sénat américain. Un blocage n'est pas exclu, tant que l’administration Trump poursuivra son action contre Jerome Powell.
L’année 2025 se termine plutôt bien pour la zone euro avec une croissance à 1,3% et la France, bien que moins élevée, se défend à 0,9%. La dynamique devrait se poursuivre en 2026, selon la majorité des analystes.
La devise est sous pression, les investisseurs réagissant à chaque déclaration du gouvernement japonais, qui souffle le chaud et le froid, en cherchant à séduire les électeurs d’un côté, et à discipliner les marchés de l’autre.
La décision de maintenir son taux à 0,75% vendredi 23 janvier, alors que l’inflation devrait continuer à augmenter et que des élections législatives sont prévues en février, manifeste une volonté de prendre le temps de l’évaluation avant un probable relèvement.
Les marchés n’anticipent pas de baisse de taux de la banque centrale américaine mercredi. Mais, entre les perturbations politiques et l’absence de données cet automne, l’économie des Etats-Unis reste toujours aussi difficile à lire.