La star des cryptomonnaies a progressé cette année en parallèle de l’or qui a dépassé 4.000 dollars, donnant l’illusion d’un actif sûr face aux risques économiques et géopolitiques. Mais le bitcoin ne possède pas les attributs d’un actif refuge permettant d’intégrer durablement les réserves des banques centrales.
Dans son rapport semi-annuel sur la stabilité financière mondiale, le Fonds monétaire international alerte sur l’émergence de nouveaux points de faiblesses dans le forex, malgré une utilisation et une sophistication toujours plus poussée.
En ce début octobre, les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont assez peu changé leurs anticipations, ajoutant seulement une baisse de taux pour la Fed par rapport à début septembre.
Le billet vert semble toujours plus utilisé par les cambistes, tandis que les monnaies émergentes, surtout le renminbi chinois et la roupie indienne, gagnent du terrain.
Le président coréen veut ouvrir le change du won 24h/24 et lancer une place financière offshore, ce qui plaiderait pour l'intégration du pays au cercle des marchés développés.
Ces couvertures expliquent un paradoxe apparent depuis la forte baisse des marchés déclenchée par les tarifs douaniers de Donald Trump en avril : les actions américaines ont effectué un retour en force sans déclencher de remontée du dollar, dont la remise en question reste une tendance de fond.
Les prévisionnistes sondés par L’Agefi ont davantage touché à leurs prévisions de taux début septembre que début juillet. Ils repoussent la dernière baisse de la Banque centrale européenne à la fin de l’année plutôt qu’en septembre, et voient la Fed relancer prochainement son assouplissement, en parallèle d’une repentification de la courbe.
La perspective d’une Fed plus accommodante a soutenu les places boursières, notamment Wall Street. Mais les interrogations sur l’indépendance de la Fed et l’imbroglio politique en France ont pesé sur les marchés de taux.
Contrairement aux entreprises européennes, moins avantagées par l’effet dollar et la technologie, les bénéfices des entreprises américaines ont encore rebondi au deuxième trimestre. Les marges résistent et les tarifs douaniers n’ont eu que peu de conséquences jusqu’à présent.