Faute de budget voté au Parlement, le programme d’emprunts bruts à moyen-long terme présenté par l’Agence France Trésor (AFT) pourra être ajusté en fonction de la loi de finances pour 2026, autour de laquelle reprendront les discussions en janvier.
La commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs a rejeté le texte du projet de loi de finances pour 2026. Il ne sera plus possible de voter un budget avant le 31 décembre. Une loi spéciale devrait être présentée pour assurer la continuité du fonctionnement de l’Etat avant le vote d’un budget définitif.
Pour répondre à une situation compliquée, les dirigeants ont utilisé l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE qui permet de prendre des mesures exceptionnelles par un vote à la majorité qualifiée. La Hongrie et surtout Moscou ont fait savoir leur mécontentement. La Banque centrale russe a entamé une procédure contre Euroclear, qui détient l’essentiel des actifs à Bruxelles.
L’Espagne a notamment profité, à un moindre degré que la Belgique, d’un repositionnement relatif des investisseurs qui ont délaissé la dette de la France depuis plus d’un an.
Cette mesure vise à soulager la trésorerie de l’Acoss et à lui garantir une marge de sécurité, mais ne résout pas le problème de fond du déficit cumulé.
En Allemagne, le tissu industriel s'alarme de la pire crise depuis l'après-guerre. Après la récente revue annuelle du FMI sur la situation outre-Rhin, l’Agefi se penche sur les inquiétudes et les espoirs qui entourent le plan budgétaire allemand adopté cette année pour soutenir l’économie du pays au travers des investissements dans les infrastructures et dans la défense.
Le programme de dépenses publiques initié par la première ministre Sanae Takaichi pourrait compliquer la tâche de la Banque du Japon si l’inflation continuait d’augmenter dans les prochains mois.
Les rendements des emprunts d'Etat britanniques ont bondi d’une dizaine de points de base vendredi. Le gouvernement voudrait renoncer aux hausses d’impôts sur le revenu attendues par le marché. Le spectre du «moment Liz Truss» revient, à quelques jours de la présentation du budget.
Comment les clients s'adaptent au flou fiscal ? Préparent-ils davantage leur retraite maintenant que la réforme est suspendue ? Le fondateur de BR Finance décrypte les enjeux et les inquiétudes de sa clientèle.
En instaurant un impôt sur la fortune improductive qui frappe les fonds en euros, gros détenteurs de dette publique, l'Assemblée fait encore la preuve de son inconséquence.
L'Assemblée nationale a rejeté la taxe plancher sur les hauts patrimoines, même dans sa version allégée, et recentré la réforme de la fiscalité des holdings sur les biens de luxe. Mais elle a aussi rétabli un impôt sur la fortune "improductive" qui intègre l'assurance-vie en euros.
Pendant que la France offre le lamentable spectacle de son irresponsabilité budgétaire, l'Argentine vote à nouveau Javier Milei, l'homme qui veut tronçonner la dépense publique. Et si nos dirigeants politiques méditaient le contre-exemple du déclin séculaire argentin ?
La Commission des finances a estimé qu'elle n'était pas crédible. Le texte initial du gouvernement sera débattu en séance plénière, à l’Assemblée nationale, à partir du 24 octobre.
Persuadés de leur force, les partis démocrates et républicains jouent la montre malgré ce blocage de l’administration fédérale aux Etats-Unis. Tout en sachant que le coût pour l’économie américaine commencera surtout à augmenter à partir de novembre.
Les économistes du Conseil d’analyse économique ont présenté 170 mesures pour stabiliser la dette publique, une «boîte à outils» pour éclairer le débat public «autour d’ordres de grandeur réalistes et prudents», et inscrire cet effort de consolidation dans une perspective pluriannuelle.
Le programme tricolore d’emprunts bruts à moyen-long terme augmentera jusqu’à 310 milliards d’euros l’an prochain, sur la base d'un déficit visé à 4,7% dans le projet de loi de finances 2026. Un montant conditionné au vote du budget, une fois qu’il aura été discuté et amendé au Parlement.
La potentielle taxation des holdings patrimoniales, visant les actifs non professionnels au-delà de 5 millions d’euros, fait vivement réagir le monde de la gestion privée. Jugée complexe et possiblement confiscatoire, la mesure soulève de nombreuses interrogations sur la frontière entre patrimoine professionnel et personnel.
La croissance se fait attendre outre-Rhin. Le sentiment général plutôt positif autour des plans de relance budgétaire historiques ne se manifeste pas encore dans l’économie. Le quatrième trimestre 2025 pourrait en voir les premiers effets, sans certitude.
Démocrates et républicains restent dans une impasse, sans parvenir à se mettre d’accord pour voter au Sénat une résolution temporaire qui, faute de budget, permettrait de débloquer la fermeture des administrations fédérales aux Etats-Unis.