Endenred et Pluxee sont des spécialistes des titres-restaurant
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Edenred
Les valeurs du secteur des titres-restaurant chutent vendredi à la Bourse de Paris, pénalisées par une information de presse révélant que le projet de budget 2026 de François Bayrou prévoyait une hausse des prélèvements sociaux pour les employeurs sur les avantages versés aux salariés.
Vers 14h50, le titre Edenred plongeait de 8,3%, à 20,45 euros tandis que celui de son concurrent Pluxee décrochait de 5,5%, à 15,13 euros.
Le projet de budget 2026 quasiment finalisé par François Bayrou et qui servira sans doute de base au projet de budget du nouveau gouvernement prévoit de créer un prélèvement social de 8% sur les titres-restaurant, chèques-vacances, chèques emploi service universel (Cesu) préfinancés ou encore sur le financement des activités, culturelles, sociales et sportives par les employeurs ou comités d’entreprise, ont appris «Les Echos».
«Cette mesure rapporterait près de 1 milliard d’euros de recettes (950 millions) pour la Sécurité sociale, selon un projet d’article du projet de loi de financement de la «Sécu» (PLFSS)», a ajouté le quotidien.
Selon les travaux du gouvernement de François Bayrou, ces compléments, plus avantageux fiscalement pour les employeurs, prennent de plus en plus de place dans la rémunération des salariés en se substituant aux salaires.
«Ainsi, la valeur des titres-restaurant distribués depuis 2000, a progressé de plus de 5% par an, contre une moyenne d’environ 3% pour la masse salariale», ont précisé Les Echos.
Pour autant a tempéré le quotidien, ce projet qui augmentera les charges des entreprises doit encore être repris par le nouvel exécutif et accepté par les parlementaires, «qui se montrent souvent chatouilleux lorsqu’il est question de toucher à des dispositifs symboles de pouvoir d’achat pour les ménages».
En juin dernier, la ministre du Commerce et des PME, Véronique Louwagie, avait présenté une réforme du secteur favorable aux groupes spécialisés comme Edenred et Pluxee.
La ministre désormais démissionnaire prévoyait la dématérialisation totale de ces titres en 2027 mais avait exclu un plafonnement des commissions perçues par les émetteurs de ces moyens de paiement.
Parmi les autres principaux points de cette réforme en préparation depuis deux ans, figurait la pérennisation du dispositif qui permet l’utilisation des titres-restaurant pour les courses alimentaires au supermarché.
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