Le gouvernement de Pedro Sanchez propose d’absorber une partie de la dette des communautés autonomes, issue de la crise financière de 2008. Une promesse à un parti indépendantiste catalan élargie à l’ensemble du pays. Si la mesure est adoptée, elle ne devrait pas avoir d’impact sur la note de l’Espagne.
Arrivé en tête des élections législatives dimanche 23 février avec près de 29% des voix, le parti démocrate-chrétien de Friedrich Merz devra former, avec les sociaux-démocrates, une «grande coalition» majoritaire grâce au report des sièges des petits partis. De quoi assouplir mais pas révolutionner la politique budgétaire.
Elle ne devrait rapporter que 400 millions d’euros sur la période mars 2024 – février 2025. Le premier contributeur TotalEnergies anticipe un coût pour le groupe de 100 à 150 millions d’euros cette année.
Un sommet d'urgence sur la sécurité du continent se tient ce lundi à Paris. Porter les budgets européens de défense à 5% du PIB, comme le souhaite la Maison-Blanche, signifierait un effort supplémentaire de 840 milliards d’euros. Même si l'addition est moins corsée, l’UE va devoir trouver des solutions pour la financer.
Le déficit budgétaire des Etats-Unis atteint un record de 840 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de l’exercice fiscal. Mais l’administration Trump a annoncé le 5 février qu’elle continuerait à utiliser surtout les bons du trésor à court terme pour refinancer sa dette, et moins de dettes à moyen-long terme, ce qui a rassuré les marchés.
Presque la moitié des Allemands sont favorables à l’idée d’autoriser une dette plus élevée pour des investissements ciblés dans les domaines de la défense, l’éducation, la santé et l’énergie. Mais les marges de manœuvre politiques ne sont pas forcément très larges.
Les contributions différentielles ou exceptionnelles sur les hauts revenus et sur les grandes entreprises ont été actées, tout en étant encadrées dans le temps.
La dernière émission d’obligations à 10 ans de la Grèce a été placée avec un rendement toujours supérieur aux OAT, mais dans la nouvelle hiérarchie des dettes dans la zone euro, la France n’est pas la mieux placée.
Dans les négociations budgétaires en cours avec le ministère des Finances, le Parti Socialiste suggère de faire une nouvelle fois appel au Fonds de réserves pour les retraites, qui dispose aujourd’hui d’une vingtaine de milliards d’euros d’actifs.
En lieu et place de la contribution différentielle sur les hauts revenus, Eric Lombard et Amélie de Montchalin ont mis sur la table une proposition de taxation du patrimoine des plus fortunés – une petite taxe Zucman.
L'écart de rendement entre les taux français et allemand est remonté de 84 à 86 points de base jeudi matin, tandis que l’Agence France Trésor passait sans trop d’encombre ce premier test de l’année 2025.
Bercy viserait désormais un déficit de 5,4% cette année. Malgré la nomination du nouveau gouvernement, les taux français sont nettement repartis à la hausse depuis un mois, et le spread avec l'Allemagne est au plus haut.
Si la paralysie de l’administration au-delà du 20 décembre a été repoussée jusqu’au 14 mars, le vote au Congrès n’a pas traité le problème du plafond de la dette, dont la suspension prend fin au 31 décembre.
Le programme d’émissions augmentera bien a priori jusqu’à 300 milliards d’euros l’an prochain. Sous réserve du vote d’une loi de finances pour 2025, une fois que la France aura un gouvernement.
Les députés ont voté mercredi soir la censure. L’écart de taux OAT-Bund, remonté au-dessus de 80 pb depuis la dissolution, n'intégrait déjà plus de prime de liquidité. Tout dérapage politique ou budgétaire pourrait sanctionner la France bien davantage sur les marchés.
Près de 55% de la dette française est aux mains de non-résidents, une proportion bien plus élevée que pour l'Italie. Les banques françaises ont commencé à en reprendre dès 2023. Les assureurs devraient normalement prendre le relais.
Le spread OAT-Bund a atteint 90 points de base mercredi matin, son plus haut niveau depuis 2012 et la crise de l’euro, en raison de la bataille budgétaire et de l’incertitude autour de l’avenir du gouvernement et de l'Assemblée nationale.
Le spread entre les taux à 10 ans français et allemands a grimpé jusqu'à 90 points de base alors que l'avenir du gouvernement Barnier apparaît de plus en plus incertain.
L’élection de Donald Trump aura sans doute des effets sur l’économie américaine en 2025-2026, mais la banque centrale se donne le temps de les analyser.
En congédiant son ministre des Finances opposé à l’idée d’assouplir la règle budgétaire, le chancelier Olaf Scholz a défait la coalition créée en 2021. Il entraîne le pays dans une nouvelle phase d’incertitude, au moins jusqu’aux prochaines élections.