Le Congrès des Etats-Unis est un parlement bicaméral, où le Sénat dispose globalement des mêmes pouvoirs législatifs que la Chambre, à ceci près que certains votes peuvent nécessiter plutôt 60 que 51 voix sur 100.
Le gouvernement britannique a annoncé 40 milliards de livres de hausses d’impôts pour 2025-2026, mais aussi près de 300 milliards d’émissions totales de dette pour l'exercice fiscal en cours, afin de financer l'investissement public. Les marchés ont ajusté à la hausse leurs prévisions de taux.
Le gouvernement travailliste de Keir Starmer présente ce 30 octobre son premier budget. Il entend relancer la croissance par l’investissement, mais doit composer avec de faibles marges de manœuvre. Sa chancelière Rachel Reeves veut changer la règle budgétaire.
Les députés ont écarté les 127 amendements qu’ils avaient adopté en une semaine. Ils conduisaient à une hausse de 60 milliards d’euros d’impôts, principalement concentrés sur les grandes fortunes et les entreprises.
Le groupe de luxe a évalué sa contribution à la surtaxe d’impôts sur les sociétés. Son action baisse en Bourse après des chiffres d’activité décevants publiés le le 15 octobre
Le gouvernement n’attend que 200 millions d’euros de cette nouvelle fiscalité hautement symbolique qui vise à imposer l’annulation des actions rachetées par une entreprise.
Le géant du transport maritime sera sérieusement mis à contribution par le gouvernement mais il échappe au pire : son précieux régime fiscal de la taxe au tonnage est préservé.
Entre la baisse des taux et les très importants remboursements susceptibles d’être réinvestis par les investisseurs, le montant de nouvelle dette nette à émettre à moyen et long terme n’est pas insurmontable.
Après des chiffres de l'emploi étonnamment bons, l'évolution de l'inflation sera suivie avec attention. Les banques américaines JPMorgan et Wells Fargo publieront également leurs résultats trimestriels.
Matignon et Bercy devront, dans les onze prochaines semaines, concilier les dates butoirs des institutions nationales et européennes, ainsi que celles des créanciers de la France.
Malgré la désignation du gouvernement Barnier, les investisseurs s’inquiètent de sa capacité à redresser les finances publiques à court terme. Et la situation pourrait se compliquer avec des emprunts nets records attendus l’an prochain.
Rome devrait pouvoir respecter son objectif de déficit 2024. La tâche s’annonce plus ardue pour 2025, dont le budget doit être présenté cette semaine, et les progrès restent flous concernant sa réponse à la procédure de déficit excessif à Bruxelles.
Fitch Ratings estime que les pays européens en déficit pourraient prendre en compte les effets multiplicateurs pour leurs futurs choix budgétaires. Or, l'approche connaît ses limites, notamment au-delà d’un certain horizon de temps.
En quête de ressources fiscales, le nouvel exécutif pourrait se pencher sur les entreprises habituellement ciblées pour leurs importants profits. Il s’intéressera aussi de près au projet de scission de Sanofi et à la restructuration d’Atos.
Les marchés ont trouvé un peu de soulagement dans la nomination de Michel Barnier comme premier ministre. Les spreads obligataires ne se sont pas tellement resserrés pour autant.
Le nouveau Premier ministre travailliste a confirmé que le budget présenté fin octobre sera «douloureux». Il veut que son programme de croissance soit financé mais pourra compter sur l’amélioration de la conjoncture.