En difficulté, la filiale de crédit à la consommation de BNP Paribas a mis en œuvre un plan de départs volontaires sans précédent en France. Charlotte Dennery, administratrice-directrice générale de Personal Finance, détaille pour L'Agefi ses futurs axes de développement.
Le profit net de la banque a reculé de plus de 2% mais il est supérieur aux attentes des analystes sur les trois premiers mois de l'année. Son patron Jean-Laurent Bonnafé a confirmé que le résultat net en 2024 serait bien supérieur à celui de 2023.
En marge de la publication de ses résultats annuels, le groupe BNP Paribas a fait état d’une collecte de 7,2 milliards d’euros pour le premier trimestre 2024 dans son métier de gestion d’actifs. Ce dernier représentait 588 milliards d’euros d’encours à fin mars. Il comprend les activités Real Estate qui sont au ralenti tandis que la gestion d’actifs est portée par une «forte collecte» dans les fonds monétaires et les supports de moyen et long terme.
La trentenaire s’est spécialisée dans la finance à impact, ce qui lui a permis d’être recrutée pour renforcer l’équipe investissements solidaires de BNP AM. Avant de se voir proposer le poste de sa responsable un an plus tard. Un challenge qui s'est doublé d'un autre défi, la naissance de son fils.
Le montant global des commissions recule de 2% sur un an, aux environs de 910 millions d'euros, selon l'estimation de LSEG. Les disparités sont fortes entre métiers. BNP Paribas s'arroge 11,4% du gâteau.
Avec 6,47 millions d’euros, Thomas Buberl occupe la première marche du podium des rémunérations accordées au titre de 2023. Jean-Laurent Bonnafé, à la tête de BNP Paribas, touche 4,4 millions d’euros.
D'ici à l'an prochain, «B-school by BNP Paribas» aura formé 600 alternants pour grossir ses effectifs en agences. Reportage à Paris où, contrairement aux idées reçues, l’attrait pour le métier ne se dément pas.
Après l’annonce du départ de Marguerite Bérard, BNP Paribas a officialisé la nomination de sa remplaçante. Polytechnicienne, Isabelle Loc dirigeait les activités de leasing après avoir débuté sa carrière au sein de la banque d’investissement du groupe.
Après le consortium Be Group, Generali et BNP Paribas auraient marqué leur intérêt, selon l’agence Bloomberg. Une information qui tombe alors qu’Ageas vient d’essuyer un nouvel échec de son offre sur le britannique Direct Line.
L’énarque issue de la même promotion qu’Emmanuel Macron avait quitté BPCE pour BNP Paribas en 2019. Elle va poursuivre «de nouveaux projets professionnels», au moment où la banque de détail en France souffre de la remontée rapide des taux.
Après le rendez-vous raté des résultats annuels, la banque française promet 400 millions d’euros d’économies supplémentaires et un résultat net plus élevé en 2024. Bien accueillie, cette mise à jour ne suffit pas à rattraper totalement le terrain perdu en Bourse.
La banque a également annoncé une hausse de son plan d'efficacité opérationnelle de 400 millions d'euros dès 2024, le portant à 2,7 milliards d'euros sur la période 2022-2025. Son action en profite en Bourse.
BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale ont moins profité que leurs concurrents européens de la hausse des taux ces derniers trimestres, mais l’effet devrait s’inverser cette année selon les analystes d’UBS qui misent notamment sur la banque de la Défense.
Dans l'Hexagone, près de 400.000 clients se verront proposer une offre de la part de Hello Bank!, avec des avantages pouvant aller jusqu'à 430 euros. La banque mobile espère équiper cette clientèle en produits d'épargne et assurance pour servir son développement.
A en croire leurs comptes annuels, les grands réseaux bancaires, ainsi que BoursoBank, ont séduit plus de 4,5 millions de nouveaux clients l'an dernier. La réalité est plus nuancée.
La montée du risque politique a conduit les banques de l'Hexagone à fermer leurs filiales. A l’Ouest, les groupes panafricains disputent désormais le terrain aux banques marocaines. C’est sans compter l’intervention de gouvernements soucieux de garder la main sur le financement de leur économie.
Malgré un résultat annuel record, la première banque européenne a déçu les investisseurs. Sa cible de rentabilité ne sera pas atteinte en 2025. La faute à la BCE et à l’Etat belge, dit-elle, ainsi qu’aux difficultés de sa filiale de crédit à la consommation.