BNP Paribas va racheter pour 1 milliard d’euros d’actions en moins de deux mois
BNP Paribas n’a pas traîné. Lors de l’annonce de ses comptes annuels début février, la première capitalisation bancaire française avait indiqué qu’elle procéderait au rachat de 1,055 milliard d’euros de ses propres actions en 2024. Un plan qui débutera dès ce lundi 4 mars pour s’achever le 23 avril «au plus tard», a précisé le groupe dans un communiqué.
BNP Paribas indique avoir obtenu l’autorisation de la Banque centrale européenne pour ce programme et «un contrat a été conclu avec un prestataire de services d’investissement agissant de manière indépendante».
A lire aussi: Les rachats d’actions ont toujours la cote en France
Action à la peine
Les titres acquis seront annulés afin de produire l’effet relutif escompté. Dans le cadre de l’autorisation accordée par la dernière assemblée générale de mai 2023, la banque peut racheter jusqu’à 10% de son capital, soit nettement plus que les 1,055 milliard d’euros visés, à un prix maximum de 89 euros, contre un cours actuel proche de 57 euros.
Chaque semaine, le groupe tiendra le marché informé de l’avancement de ce programme.
Après ces annonces, l’action BNP Paribas avançait de 1% dans un marché stable. Le 1ᵉʳ février, elle avait été lourdement sanctionnée en Bourse après l’annonce de perspectives décevantes. La banque avait notamment prévenu que sa cible de rentabilité ne serait pas atteinte en 2025. Depuis le début de l’année, le titre perd ainsi 9%. Sur la période, l’indice Euro Stoxx Banks grimpe de 5,4% et le CAC 40 avance de 5%.
Plus d'articles du même thème
-
Les revenus de Thales continuent à être tirés par la défense
Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a enregistré une croissance de 7,2% et engrangé plus de 4,6 milliards d'euros de nouvelles commandes. -
UniCredit dévoile son jeu pour mettre la pression sur Commerzbank
La banque italienne a présenté ses perspectives pour sa concurrente allemande dans l’hypothèse où elle en prendrait le contrôle. L’offre publique débutera le 5 mai. -
Les banques européennes abordent le choc géopolitique avec un faible ratio de créances douteuses
Malgré les défaillances d’entreprises en hausse un peu partout depuis des mois, les banques détiennent globalement moins de prêts non performants qu’en 2022, notamment issus de l’industrie.
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse