Emploi des seniors : la France peut mieux faire
Dans le cadre de sa dernière séance plénière, le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) s’est intéressé à l’évolution de l’emploi des seniors en France mais également à la façon dont ils sont touchés par le chômage. L’étude analyse les spécificités françaises sur la période 2000-2014 par rapport aux autres pays européens.
Selon le COR, la France présente en 2014 le taux d’emploi le plus faible de l’Union Européenne sur la tranche d’âge des 55-64 ans. Un constat qui vaut également pour les travailleurs les plus jeunes de moins de 25 ans.
Pour les seniors, tout se joue avant 60 ans. Ainsi le taux d’emploi des 55-59 ans est supérieur de 2,1 % en France (à 67,8 %) alors que la moyenne européenne est de 65,7 % alors qu’après 60 ans la moyenne française (de 25,3 %) apparait comme très dégradée lorsqu’on la compare à la moyenne européenne (36,6 %).
Au niveau de l’Union Européenne, c’est la Suède qui affiche le plus fort taux d’emploi, à la fois pour le groupe d’âge des 55-59 ans (81,9 %) et pour celui des 60-64 ans (66 %). Les taux d’emploi les plus faibles s’observent en Grèce pour le groupe d’âge des 55-59 ans (43,9 %) et en Slovénie pour le groupe d’âge des 60-64 ans (18,9 %).
L’étude du COR souligne que: «Jusqu’à un passé récent, l’âge décisif de la cessation d’emploi était 60 ans en France, et ce de manière plus intense que pour le reste de l’Union Européenne: la baisse du taux d’emploi entre 59 et 60 ans était, jusqu’en 2010, deux fois plus importante en France que pour les moyenne des pays de l’Union Européenne». La réforme des retraites de 2010 qui a instauré le décalage progressif de l’âge d’ouverture des droits de 60 à 62 ans a modifié la donne en la matière avec des sorties d’emploi plus importantes entre 59 et 62 ans depuis 2014 selon les statistiques du COR. Ce qui rapproche progressivement la France de la moyenne des autres pays européens où l’âge de départ à la retraite se situe aux alentours de 64 ans.
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