Actionnariat salarié : Les PME non cotées sont encore frileuses
BDO, un cabinet de conseil destiné à accompagner les entrepreneurs, et Eres, une société spécialisée sur l’actionnariat salarié, ont décidé de faire paraître la première étude consacrée à l’actionnariat salarié dans les PME non cotées en France.
Si associer les salariés au capital de l’entreprise est perçu positivement par 8 PME non cotées sur 10, l’épreuve des faits montre que peu sont encore passées à l’acte. Seules 4% d’entre elles ont franchi le pas. Ce qui représenterait entre 200.000 et 250.000 salariés seulement. «Par comparaison, il y a un peu plus de 3 millions d’actionnaires salariés dans les sociétés cotées en France», souligne Olivier de Fontenay, directeur général d’Eres. Dans ce domaine, la France est clairement à la traîne. Ainsi, au niveau européen, près de un million de salariés sont associés au capital de leur entreprise. Ils sont près de 10 millions aux Etats-Unis.
Selon l’étude de BDO/Eres, les principaux freins à la mise en place d’actionnariat salarié sont essentiellement dus à la méconnaissance des dispositifs existants (pour 35% des entreprises interrogées). La complexité de mise en place de l’opération est citée par 22% d’entre elles. Enfin, dans un panorama français où beaucoup de PME ont un caractère familial, les risques de perte de contrôle et de dilution du pouvoir sont perçus par un quart des entreprises comme des obstacles à la mise en place de l’actionnariat salarié.
Toutefois, il semblerait que lorsque les entreprises franchissent le pas, l’actionnariat salarié booste l’implication des salariés dans leur entreprise. Pour 36% des répondants à l’étude, il s’agit d’un outil puissant pour fidéliser les salariés. 21% pensent que la mise en place d’un tel dispositif renforce l’attractivité de l’entreprise dans le processus de recrutement de nouveaux collaborateurs.
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