Engagé aux côtés des victimes depuis l’éclatement de l’affaire Madoff, le groupe Meeschaert constitue un groupe de victimes, investisseurs privés et institutionnels, ayant investi directement dans la Sicav de droit luxembourgeois Luxalpha.
Plus d’une dizaine d’investisseurs, représentant une créance globale supérieure à 50 millions d’euros, ont rallié l’association fédérée par le groupe Meeschaert pour défendre les intérêts des victimes de la fraude Madoff.
A l’issue du rendez-vous - en cours d’organisation - avec les liquidateurs luxembourgeois pour échanger avec eux sur la façon dont elle peut intervenir dans les démarches vis-à-vis du liquidateur américain, l’association se positionnera dans ses relations tant vis-à-vis des liquidateurs luxembourgeois que du Trustee Irving Picard.
Depuis 2008, le groupe Meeschaert suit le scandale de la Sicav Luxalpha, fonds créé spécialement par Bernard Madoff sous égide de l’UBS et commercialisé en Europe notamment par la société Access International. Selon le communiqué, elle a indemnisé «intégralement» tous ses clients en 2009 et 2010 des pertes encourues de leur investissement dans Luxalpha.
Le groupe Meeschaert a également lancé en 2009 des actions contre les actifs de Bernard Madoff, notamment sur son yacht ancré dans le sud de la France. « Ces actions, précise Cédric Meeschaert, nous ont ainsi mis très tôt au cœur de la mécanique mise en place par le liquidateur américain, le Trustee Irving Picard. Elle consiste à récupérer dans le monde entier les retraits effectués selon le mécanisme de « clawback », pour les redistribuer à l’ensemble des créanciers. »
Le « clawback » est fondé sur un grand principe quasi irréfragable de la loi fédérale américaine selon lequel certains retraits d’argent par des créanciers dans des délais spécifiques précédant le dépôt de bilan d’une société doivent être impérativement remis au pot commun, pour redistribution future par le liquidateur (ici, le Trustee Irving Picard) à l’ensemble des créanciers du failli. Elle a pour but de rétablir l’équilibre entre ceux qui ont profité, de façon inéquitable, du schéma de Ponzi et de ses « profits fictifs », et ceux qui n’ont rien reçu.
C’est principalement par ce mécanisme que le Trustee Irving Picard a aujourd’hui récupéré près de 11 milliards de dollars, soit environ 60 % de la perte nette des investisseurs du monde entier. Il a engagé le reversement de ces sommes pour plus de 7 milliards de dollars auprès des investisseurs floués. Pourtant, la Sicav Luxalpha – et donc ses investisseurs finaux – ne sont pas encore admis par la loi américaine à ces redistributions.
« Les liquidateurs luxembourgeois de la Sicav Luxalpha doivent rapidement engager une discussion avec la seule source tangible d’indemnisation des victimes : la liquidation américaine représentée par le Trustee Irving Picard, » poursuit Cédric Meeschaert. « A ce jour, plusieurs fonds (Herald Lux, Herald offshore, Tremont, Defender Ltd) ont annoncé avoir transigé avec le Trustee Irving Picard pour être admis aux redistributions de la liquidation américaine. La SICAV Luxalpha doit faire partie de ces discussions. »
Cette situation devient maintenant critique car le Trustee Irving Picard vient de déposer une demande auprès de la Cour de Justice américaine pour un 6e remboursement intérimaire au profit des victimes de Madoff dont la créance a été reconnue.
Face à l’urgence, le groupe Meeschaert et plusieurs investisseurs privés et institutionnels se sont donc associés. Ces victimes de l’affaire Madoff souhaitent inciter les liquidateurs luxembourgeois à entamer des négociations constructives avec le Trustee Irving Picard.
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