Les fortunes européennes restent parmi les plus stables au monde
Société Générale Private Banking et Forbes Insights viennent de publier une étude intitulée « Les raisons de la pérennité des grandes fortunes en Europe : sens de la famille, durabilité et vision à long terme »
» L’Europe occidentale apparaît comme un bastion de stabilité des grandes fortunes», et «leur longévité reste la plus élevée au monde», peut-on lire dans la dernière étudeSociété Générale Private Banking et Forbes Insights intitulée « Les raisons de la pérennité des grandes fortunes en Europe : sens de la famille, durabilité et vision à long terme ». Cette pérennité des fortunes européennes repose, selon les rédacteurs de l’étude, sur trois caractéristiques essentielles : des franchises entrepreneuriales de forte influence dans leur secteur, la conservation de la gestion de l’entreprise au sein des familles et le caractère privé de cette gestion. Dans son ensemble, la création de richesse s’est poursuivie en Europe à un rythme élevé, grâce aux marchés émergents d’Europe centrale et orientale, mais cette cadence tend à se ralentir depuis quelques années.
Les principales conclusions de l’étude Société Private Banking – Forbes Insight:
En 25 ans, la part des grandes fortunes européennes a progressé par rapport au reste du monde. L’Europe obtient la deuxième progression la plus élevée du nombre de grandes fortunes après le continent américain. A l’inverse, en ce qui concerne la croissance du patrimoine des grandes fortunes mondiales, ce sont les fortunés européens qui ont le plus progressé.
Les fortunes d’Europe occidentale sont les plus anciennes au monde. Parmi les fortunes figurant dans la liste des milliardaires éditée par Forbes sur les 25 dernières années, c’est l’Europe qui présente le taux de longévité le plus élevé, soit 78%, suivie des Etats-Unis avec 73%. Pour la plupart, les fortunes européennes les plus anciennes sont généralement détenues ou contrôlées par les membres des familles (67%), et majoritairement administrés ou gérées par la troisième ou la quatrième génération (52%).
Si l’Europe a connu au cours des 15 dernières années une croissance rapide dans la création de richesse, elle le doit aux marchés émergents européens. L’Europe émergente représente 42% des premières fortunes d’Europe (en nombre) et 39% du patrimoine détenu par les particuliers les plus riches d’Europe (en montant). En 2002, l’Allemagne était deuxième au classement du nombre de milliardaires par pays, après les États-Unis. La Russie l’a supplantée en 2008, avant d’être dépassée à son tour par la Chine.
Ces dernières années, l’Europe n’a généré qu’un nombre modéré de nouvelles fortunes. Au cours des deux dernières années, l’Europe a vu naître 26% des nouvelles fortunes mondiales, derrière le continent américain et la zone Asie-Pacifique. En Europe, les fortunes récentes sont plus souvent nées en Europe occidentale qu’en Europe émergente. L’analyse montre qu’en Europe occidentale, bon nombre d’entre elles résultent de la montée en puissance de la deuxième génération, atteignant le statut de milliardaire grâce aux entreprises lancées des années plus tôt. Quant aux marchés émergents, certaines fortunes récentes remontent aux privatisations postcommunistes.
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