Deux généalogistes poursuivis pour abus de confiance et escroquerie
La société Maillard et la société P. Jouannet sont au cœur du scandale, révèle aujourd’hui Le Figaro. Des entreprises qui se seraient servi sur des fonds revenant à des héritiers pour des sommes importantes. Comment cette pratique a-t-elle été possible ? Car la profession de généalogiste n’est pas règlementée et notamment il n’y a pas d’obligation pour elle d’avoir deux comptes séparés, entre celui de l’entreprise et celui qui héberge les fonds des héritiers. Il n’y a pas non plus de compte sécurisé comme cher les notaires ou les avocats, et qui permet de ne pas impliquer les fonds protégés en cas de liquidation judiciaire de la société. L’article publié aujourd’hui dans Le Figaro indique que selon une source proche du dossier, d’autres cas similaires devraient suivre.
Sous le coup de ces affaires, les « généalogistes de France », une union syndicale qui regroupe 130 études membres, soit 95% des généalogistes successoraux et familiaux, ont annoncé des mesures « pour renforcer leurs garanties ». Ils ont également réalisé un audit des comptes des adhérents, et demander la démission de ceux qui n’ont pas voulu s’y soumettre. Ils espèrent ainsi rassurer leurs clients mais aussi les notaires. Pour mémoire, les fonds successoraux passent du notaire au généalogiste qui les reverse, après déduction de son honoraire de 40 %, à l’héritier.
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