Avocat/Réforme des professions réglementées : la suppression de la territorialité devant le TGI en réflexion
Le Président du Conseil national des barreaux (CNB), Jean-Marie Burguburu, a rencontré le 16 juillet, avec son vice-président Marc Bollet, président de la Conférence des bâtonniers, Arnaud Montebourg, Ministre de l’Economie, du redressement productif et du numérique, après ses récentes déclarations concernant les professions réglementées.
Le président du CNB a rappelé avec force au Ministre que la profession d’avocat ne jouissait d’aucun privilège (pas de numerus clausus, pas d’autorisation administrative d’exercer, et liberté des honoraires); que tout au contraire les avocats évoluaient dans un contexte hautement concurrentiel et qu’ils assumaient leurs missions dans le cadre d’une déontologie exigeante et d’une règlementation protectrice des droits de leurs clients.
S’appuyant sur un rapport de l’Inspection générale des finances, qui n’a pas encore été rendu public, le Ministre a indiqué qu’il souhaitait réfléchir à la suppression de la territorialité de la postulation devant le tribunal de grande instance.
Les présidents du CNB, Jean-Marie Burguburu, et de la Conférence des bâtonniers, Marc Bollet, lui ont répondu que ce système conçu pour le respect des règles procédurales (et non pour la plaidoirie ni pour le conseil) permet d’assurer la représentation des justiciables dans un cadre sécurisé ; il assure aussi le maillage national de la profession d’avocat adapté à la carte des juridictions.
Alors que le Ministre a appelé les avocats à étendre leurs activités sous l’angle numérique, il lui a été souligné que la profession disposait déjà avec le système e-barreau et le réseau privé virtuel des avocats (RPVA) d’une avance technologique reconnue par le ministère de la Justice pour la communication électronique avec les juridictions civiles, commerciales et administratives.
Communiqué de presse, CNB, 18 juillet 2014
Plus d'articles du même thème
-
EQT rachète le courtier McGill and Partners pour 2 milliards de dollars
Warburg Pincus cède le rôle d’actionnaire majoritaire au fonds suédois et conclut le partenariat avec McGill and Partners sept ans après son investissement initial de 250 millions d’euros. -
Retenir leurs équipes d’avocats reste un défi pour les grands cabinets
Par définition, libres et indépendants, les avocats cherchent une structure qui offre une stratégie convaincante et des moyens adaptés aux défis de demain. Ils peuvent peiner à s'y retrouver dans la course à la taille des plus grands cabinets mondiaux. -
L’inexécution d’un Share Purchase Agreement en droit français : réponses judiciaires et protection
Nicolas Bombrun, avocat, associé, Head of Corporate France et Aurélien Zilberman, avocat, counsel, chez Ashurst LLP, reviennent sur les clauses clés pour prévenir l’inexécution d'une transaction M&A.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- Les notaires minorent les 9.000 milliards d'euros de la grande transmission
- Le gouvernement mise sur la régularisation fiscale pour accroître les recettes
- Lignées & Patrimoine démarre son activité de conseil
- Le spread OAT-Bund dépasse 100 points de base
- HSBC AM lance un fonds d’infrastructures cotées conforme à la charia
Contenu de nos partenaires
-
Pourquoi Emmanuel Macron annonce l'envoi de soldats français en Arabie saoudite
Le président de la République a annoncé jeudi soir l'envoi de « moyens militaires » en Arabie saoudite, espérant contribuer à la stabilisation des marchés pétroliers affolés par la guerre au Moyen-Orient -
AlerteEmmanuel Macron renouvelle ses mises en garde contre la Russie
Le chef de l'Etat a tenté de faire la pédagogie de son action pour faire baisser les prix des carburants et assurer la sécurité du pays face au bellicisme russe -
EditorialMacron aux 20 heures : expliquer, c'est aussi inquiéter
Il y a près de seize mois qu’Emmanuel Macron n’était pas intervenu à la télévision, en ouverture des 20 heures de TF1 et France 2. Et ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a choisi ce format XXL pour s’exprimer : les Français sont entrés très tôt, très vite, très fort dans la campagne électorale, joute dont Emmanuel Macron, pourtant constitutionnellement inéligible, ne veut pas être exclu. Le risque pour lui serait en effet que, déjà proche des pires scores de popularité décrochés par François Hollande à la fin de son unique mandat, il devienne le punching ball de tous les candidats, à la fois pour son bilan et pour sa responsabilité dans l’état de dénuement budgétaire et financier dans lequel se retrouve le pays en pleine crise de l’énergie.